11/03/2010

Colloque : la date arrive à grands pas

La date de notre colloque annuel approche à très grands pas et dans quelques jours, le 15 mars , nous allons devoir clôturer les inscriptions : il faudrait donc penser à vous inscrire à cet événement majeur.

Parmi nos conférenciers nous accueillerons pour la seconde année consécutive le Dr. Pasquale SAGGESE. Biologiste, zoologiste, écrivain et dessinateur animalier italien, il a mené de nombreuses recherches sur les méthodes d’investigation en Cryptozoologie. Dans ses oeuvres artistiques, il a dessiné et peint de nombreux sujets liés à la nature, avec un intérêt tout particulier pour les animaux non répertoriés. Par ailleurs, en collaboration avec le Dr. Maurizio MOSCA, il a également écrit un livre All’Ombra dei Falsi Mostri, criptozoologia tradizioni popolari e scoop giornalistici (édité par Ananke Torino en 2009).

Ne manquez pas de venir écouter et rencontrer le Dr. Saggese durant nos deux jours de colloque et partager avec nous de grands moments d’information, d’échanges et de loisirs.

Vous pouvez vous inscrire dès aujourd'hui en remplissant votre bulletin que je me ferai un plaisir de vous envoyer par e-mail : contactez-moi.

Nous nous réjouissons déjà à la pensée de faire votre connaissance ou de vous revoir.

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15/02/2010

Les Survivants de l'Impossible

La date de notre colloque du 17 et 18 avril, Les Survivants de l'Impossible, approche !!!

Nous sommes ravis que des conférenciers, qui parfois nous font l'honneur de venir de loin, aient été plein d'enthousiasme à l'idée d' être parmi nous.
J'ai pensé qu'il serait peut-être intéressant que vous ayez l'une ou l'autre information sur eux, au fur et à mesure que je recevrai ces dernières.
Commençons par Michel RAYNAL, si vous le voulez-bien, qui viendra de Paris pour nous parler de l’oiseau Rokh des 1001 Nuits.
Formé en chimie-biologie, Michel est maintenant cadre supérieur en charge du développement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication pour France Telecom dans le département des Hauts-de-Seine.
Passionné de cryptozoologie depuis l’âge de 20 ans, il a publié une quarantaine d’articles cryptozoologiques, et il s’est plutôt spécialisé dans les cas les moins connus, comme l’oiseau mystérieux d’Hiva-Oa (îles Marquises), le «ver-intestin» du désert de Gobi, les cétacés inconnus de la science, etc...

La cryptozoologie est-elle préoccupées par des énigmes qui resteront toujours sans réponse?

Le Pr.Franco TASSI, un autre de nos fidèles conférenciers, y partagera son point de vue avec nous.
Ancien professeur d’écologie appliquée à la faculté vétérinaire de l’Université de Naples et à la faculté de conservation de la nature de l’Université de Camérino en 1967, le Pr TASSI a été pendant plus de 20 ans membre du Conseil national du WWF Italie.
Mais il est surtout connu pour avoir été le directeur du Parc Naturel des Abruzzes, du Latium et de Molise pendant plus de trente ans, de 1969 à 2002, et sous sa direction le Parc devint un modèle de gestion écologique reconnu internationalement.
Venez écouter, et rencontrer nos deux amis durant les deux jours de colloque, deux jours qui seront riches en information, échanges et moments de loisir.

Voilà pour l'information concernant deux de nos invités, les autres suivront dans un prochain message.

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Photos de "Sasquatch 2009"

Je viens d'ajouter des photos significatives dans les posts concernant l'expédition.

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28/11/2009

Nous ne sommes pas seuls

Mardi 01 septembre

Après une excursion dans les environs où je n’ai rien vu de suspect, je suis allé contrôler les abricots.

Quelqu’un était venu : certains abricots étaient partis et d’autres avaient été entamés et ouverts en deux.

Je suis retourné contrôler le soir : ils avaient tous disparus !!

Bon ! On va passer à la vitesse supérieure ! Il faudra un fruit plus gros : un melon par exemple !

Jeudi 03/09

J’ai placé un melon de Cavaillon à l’endroit habituel.

Dimanche 06/09

Le melon placé jeudi a disparu lui aussi. Par contre les 3 prunes que j’avais négligemment abandonnées sur la table de pique-nique près de la caravane sont toujours là, malgré la présence de corbeaux et d’écureuils et le fait que j’ai été absent du camp hier et une partie de la journée d’aujourd’hui. Donc nous pouvons conclure que le voleur des abricots a peu de chance d’être ces deux derniers animaux.

Je vais encore monter en puissance et cette fois me fendre du prix d’une pastèque. Là aucun animal reconnu peuplant ce lieu ne pourra s’en emparer.

Lundi 07/09

Il se pourrait que j’eusse trouvé des empreintes de Bigfoot auprès de la caravane, mais la qualité en est trop médiocre pour en être sûr.

Mardi 08/09

J’ai acheté une grosse pastèque et l’ai mise à l’endroit habituel.

Mercredi 09/09

Il a plu toute la nuit et la pluie n’a cessé qu’à 10h du matin.

Je constate aussi la disparition d’une partie des pinces à linge accrochées au fil de nylon que j’ai tendu entre deux arbres.

Vers 12h, j’ai entendu un craquement provenant de derrière la caravane, mais un couple avec un labrador à pris cette direction peu avant...

Une demi-heure plus tard, deux craquements de branches et un cri comme celui d’un gorille. Il est bref et provient de derrière la caravane, peut-être de l’autre rive de la creek, du côté de la pinède.

En début d’après-midi, je décide de me rendre dans la forêt, de l’autre côté de la route principale, là où j’ai trouvé le plateau rocheux aux constructions, l’empreinte de l’enfant et l’antre.

Je m’enfonce donc vers le plateau rocheux et après une montée, je découvre des constructions que je filme, je décide ensuite de poursuivre vers la gauche en longeant le flanc d’une vallée en contrebas.

Au bout de quelques centaines de mètres voilà que j’entends devant moi comme si on agitait des branches et que l’on faisait un travail. Je tente de m’approcher, avec des interruptions où je m’assois pour écouter; mais il n’est pas facile de progresser silencieusement, surtout que des écureuils sont toujours là pour donner l’alerte.

Je me dirige vers un des lieux où j’entends du mouvement, derrière un énorme cèdre et là je vois surgir un écureuil affairé. Est-ce lui l’auteur de tout ce chahut ?

Mais plus loin devant moi, ainsi que sur ma droite j’entends encore du chahut...et lors de mes temps de pause, je peux voir des écureuils aller et venir. Je me dirige vers le chahut devant moi, celui de droite ayant cessé.

Il me faut escalader un escarpement entre les cèdres, vers un bouquet de boulots et de pins. Arrivé à l’endroit d’où venait le charivari, je ne trouve qu’une construction légère (un jeune ?) et tout bruit a cesseé. Je vais m’asseoir un long moment sur une pente déboisée et écouter en silence, mais toute activité semble avoir cessé et au bout d’une ½ heure j’entame la descente vers la vallée qui me guidera vers la route et le camp (je calque la direction de ma progresseion sur le son d’une cascade pour repérer la creek).

 Je suis dans une certaine confusion : ces mouvements bruyants sont-ils l’oeuvre d’écureuils ou de jeunes Saquatches ? Cela mérite approfondissement.

Mais l’incident le plus marquant sera une série de «knocks» en fin d’après-midi. Le premier viendra de la direction du chemin principal menant au camp, vers la droite. Il obtiendra une réponse provenant de la gauche qui elle-même obtiendra une réponse du premier émetteur. Il est entre 17h12 et 17h19.

A 17h35, un nouveau «knock» vers la droite et du même endroit que lors de la première série. Une réponse identique une minute plus tard à laquelle il sera répondu une minute plus tard encore.

Nous avons donc eu 6 «knocks» en l’espace d’une demi-heure.

Vendredi 11/09

Je pars en exploration vers le plateau rocheux dans la forêt. C’est de là que provenait les «knocks» d’hier.

Le contournant vers la gauche j’avise une construction que j’avais antérieurement filmée et un peu plus loin une autre que je ne me souvenais pas avoir vue auparavant. Je m’arrête pour la filmer et soudain j’entends des pas qui s’éloignent calmemement et prudemment vers ma gauche mais je n’aperçois pas l’auteur, ma caméra tourne mais je doute qu’elle puisse enregistrer quelque chose. Je me dirige vers l’endroit mais il m’est impossible d’y accéder aisément en raison de la végétation et j’abandonne, jugeant l’entreprise inutile.

Pour moi il s’agissait clairement de pas produits par un bipède, comme quelqu’un qui marche avec précaution.

Samedi 12/9

Aujourd’hui c’est le jour du départ pour moi. Je vais quitter le camp ce soir pour rejoindre demain un ami que je n’ai plus vu depuis longtemps et qui habite sur une des nombreuses île du golfe séparant le continent de l’île de Vancouver.

Mais auparavant je vais examiner l'arrière de la caravane, zone proche que je n'ai pourtant jamais explorée.

Un sentier étroit monte de la creek vers la caravane et s'arrête à quelques mètres en contre-bas derrière un gros tronc abattu d'où l'on peut aisément observer ce qui se passe dans le camp. Je découvre sur le sentier un champignon fraîchement retourné et les signes de passages fréquents. Je suis tout à fait sûr qu'il ne s'agit d'aucun de nous : je n'ai jamais été dans cette zone auparavant et notre collègue canadien avec ses 130 kgs (ou pas loin) serait totalement incapable de remonter le sentier de la creek vers le camp.

Je passerai la nuit chez Rob.

Conclusion :

Je peux estimer être globalement satisfait de Sasquatch 2009, mais je regrette que Philippe n'ait pas pu venir et que de ce fait je n'ai pu bénéficier du nouveau piège optique : nous aurions peut-être pu savoir qui venait chercher les fruits laissés en offrande.

Maintenant nous allons devoir penser à la prochaine expédition, l'année prochaine.

C’est ainsi que s’achève «Sasquatch 2009»

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21/11/2009

Les Survivants de l'Impossible

Afffiche colloque 2010 pour site

Loup de Tasmanie, Mammouth, Moa,...voilà des noms qui font rêver car ces animaux ont disparu de la surface de la Terre...

Enfin ! c’est ce que disent la plupart des scientifiques, mais s’ils se trompaient et si certains d’entre eux n’avaient pas totalement disparu ? Qu’en penser ?

Des scientifiques et des chercheurs qui, eux, croient en la possibilité de cette survivance pour certains d'entre eux viendront en débattre avec le public lors du 9e Colloque Européen de Cryptozoologie, le w-e du 17 au 18 avril 2010 à 6663 Engreux (Ardenne belge)  (Notez ces dates !!!). 

Y participera notamment le Pr. Franco Tassi, ex-directeur du Parc Naturel des Abruzzes et actuellement directeur du centre d'études écologiques des Apennins (Italie) .

Si vous le désirez vous pouvez vous pré-inscrire (cela ne vous engage en rien) et recevoir le programme en exclusivité; envoyez-nous un petit mot sur

abepar[arobase]ymail.com

Et surtout n'oubliez pas de faire passer le message à votre entourage (amis, voisins, forums, revues, websites, etc...), que vous vous sentiez concerné ou non.

23:24 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/11/2009

Sasquatch 2009 : des knocks et des fruits

Lundi 24/08

Vers 11h50 du matin j’entends un knock contre un arbre et vers 17h un cri dans le lointain qui se rapproche mais je ne pourrais affirmer qu’il y ait un rapport quelconque avec Bigfoot et qu'il ne s’agissait pas d’un moteur.

Mardi 25/08

Ce matin j’ai décidé d’aller explorer la zone qui se situe au-delà de la creek, au sud du camp.

Arrivé sur un promontoire rocheux j’ai une vue superbe sur une pinède de jeunes pins de 3 m de haut maximum.

Il y a du vent et un léger crachin par intermittence. Je m’assois le dos appuyé à un rocher. J’entends des quads et des voix humaines sur une route que je ne vois pas à quelque 300 m devant moi. Soudain j’entends un puissant sifflement sur ma gauche que j’estime à 50 m dans la pinède, qui se répète plusieurs fois, il me paraît plus puissant que ce qu’un humain pourrait produire. Il ne semble pas se mouvoir alors que les moteurs semblent bouger et s’éloigner. J’ai pu en faire un enregistrement.

Je décide de traverser la pinède : pas évident dans l’épaisseur du sous-bois et entre les branches des pins. On n’y voit pas à plus d’un mètre et le risque est réel de se retrouver nez-à-nez avec un sasquatch ou, ce qui serait peut-être pire, un ours.

Avant d’arriver sur une route asphaltée, je débouche ainsi sur un ancien chemin de terre où je découvre des empreintes ayant vaguement une forme humaine et des excréments d’ours un peu plus loin.

Il est à rappeler, comme je l’ai dit plus haut, que durant tout le temps que j’ai passé dans les bois je n’ai jamais rencontré de signes de présence d’ours dans la zone autour du camp et au nord, à l’est et à l’ouest de celui-ci : cela semble confirmer que là où il y a présence de Bigfoot, il y a absence d’ours. Ce n’est qu'APRES la pinède que j’ai trouvé des traces d’ours. J’ai pu faire la même constatation l’année passée : l’absence totale de signes de présence d’ours dans certaines zones alors que dans d’autres il est bien présent, présence confirmée par de nombreux excréments, des empreintes et l’observation directe du plantigrade (5 au cours d’une même journée !).

Mercredi 26/08

Rob passe la nuit avec moi dans la caravane

A 01h15, dans un demi-sommeil j’ai l’impression que quelque chose se déplace autour de la caravane. J’appelle Rob qui dort à l’autre bout : «Tu entends, tu entends ?» J’ai l’impression qu’il dort et je commence un peu à paniquer dans mon demi-sommeil. Finalement il bouge : «oui! "il" est autour de la caravane. Je t’ai appelé mais tu ne répondais pas».

Jeudi 28/08

Cette nuit j’ai entendu à côté du hululement d’une chouette rayée et de hurlements de loups d’autres hurlements non-identifiés.

Ce matin, Robert dit avoir entendu comme 2 pierres qu’on entre-choque, ce qui est un des types de sons qu’émet le Bigfoot.

La pomme qu’il y a deux jours j’avais placée dans un bol en plastique au pied d’un arbre a disparu, or elle était encore là hier soir. Qui l’a prise ? Un corbeau, un écureuil (ça me semble gros pour ses capacités), un raton-laveur ou un Sasquatch ? Comme il n’y a pas d’ours dans dans le secteur, ce candidat est à exclure. Je ne trouve aucune empreinte dans les environs immédiates.

En fin de journée Robert, Zoran (qui passe le w-e au camp avec sa femme) et moi décidons de prendre une des 4x4 et de nous rendre vers un marais à travers une partie de la forêt plutôt sinistre et dans laquelle je n’aimerais pas être surpris seul par la tombée de la nuit.

Vers 17h45, nous arrêtons la voiture aux abords d'un marais et Rob me demande de lancer ma fameuse imitation du cri de sasquatch et....un coup violent contre un tronc d’arbre y répond à environ 700 m de l’endroit où nous nous tenons, de l’autre côté du marais ! Pas de doute, un sasquatch !

La Jeep noire

 

Je relance le cri une seconde fois... une nouvelle réponse !

Cette fois nous y répondons non pas par un nouveau cri mais par un coup sur un tronc. Une réponse similaire aux deux premières...Ce dialogue va durer quelque 20 minutes et pas moins de 18 coups répondront aux nôtres. Nous aurons même l’impression que l’émetteur se déplacera à plusieurs reprises mais toujours dans un périmètre restreint.

Hélas ! Je n’avais pas emporté l’enregistreur Nagra et le micro-fusil, et le micro de ma caméra semble trop peu performant car je n’aurai rien perçu lors de la réécoute, une fois rentré au camp.

Demain nous reviendrons avec, cette fois, le Nagra et le micro-fusil.

Au retour nous avons constaté qu’un tronc barrait la route, tronc qui ne s’y trouvait pas quelques jours plus tôt. Nous le déplaçons pour passer avec le 4X4. J’ai peut-être aussi trouvé une empreinte de pied, mais elle n’est pas assez nette et trop vieille pour en être sûr.

De retour au camp, la femme de Zoran prétend qu’elle a entendu 5 coups (knocks). Il ne s’agit certainement pas du même individu que celui avec lequel nous avons dialogué.

Samedi 29/08

Nous retournons à l’emplacement d’hier et comme hier en fin de soirée. Je relance mon cri mais, cette fois, n’obtient aucune réponse. Nous essayons en frappant le tronc d’un arbre, en vain. Nous rentrons déçus.

Je dépose 5 tranches de pain et une banane mûre dans le bol au pied de l’arbre.

Dimanche 30/08

Cette après-midi, vers 18h, je décide d’aller faire un tour sur la route principale, non loin du camp. J’y laisse Robert et Zoran.

Je suis occupé à filmer des écureuils lorsque retentit un violent «knock» dans mon dos à quelques centaines de mètres, suivis quelques secondes après d’un second.

Viendraient-ils du camp ? Non. D’abord la puissance du son m’indique que l’auteur a une très grande force, j’ai fait des tests et en y mettant toute ma force je n’obtiens pas cette puissance, ensuite, si je me positionne dans le sens de la route sur laquelle je progresse, le camp se trouve à 4h ou 5h, alors que les coups proviennent de 1h ou 2 h. Donc ils ne proviennent pas du camp.

J’enclanche ma caméra dans l’espoir que le micro pourra prendre le son au cas où il y aurait de nouveaux «knocks»...et c’est le cas ! Un total de 6 «knocks» seront frappés en 1/4 d'heure en provenance de la forêt.

Rentré au camp, Rob et Zoran confirment qu’ils ont aussi entendu et que ce n’est effectivement pas eux les auteurs.

En passant, j’en ai profité également pour jeter un coup d’oeil sur l’assiette à offrande : 3 tranches de pain ont été proprement enlevées de l’assiette, deux tranches et la banane sont restées là où je les ai placées et sans qu'on y ait touché. Rien n'a été dérangé dans la disposition initiale!

Là, on commence à ne plus parler de raton-laveur ou de corbeau.

Cette nuit, je décide de la passer dans la voiture qui fait face au camp et de laquelle j’ai une vue sur les tentes.

Vers 2h, alors que je me suis assoupi, Rob vient me réveiller un peu excité : «Tu n’entends pas ?! On lance des pierres sur la table !» Non, je n’ai pas entendu. Je remarque au cours de ma veille une difficulté : l’impossibilité pour mon amplificateur de lumière de fonctionner à travers les vitres teintées de la voiture quand la nuit est au plus sombre. J’ai placé le micro dehors mais il ne prendra rien de spécial.

Le lendemain, je vais voir la table dressée entre les tentes et à une dizaine de mètres de l’assiette aux offrandes. Pas de pierres sur celle-ci, aux abords immédiats ou sur les chaises de toile, par contre je remarque des taches brunes et collantes sur la table, or j’ai nettoyé la table la veille. Ces taches proviennent du pin dont les branches surplombent en partie la table. A certains moments les arbres et particulièrement les conifères «transpirent» de là l’origine de ces taches. J’explique à Robert que pour moi ses lancés de pierres ne sont autres que le bruit des gouttes tombant sur la table. Il a du mal à croire en mon explication et semble apprendre qu’un arbre peut «transpirer», explication qui pourtant est la seule logique dans ce cas.

Lundi 31 août

Je constate au matin que les 2 tranches de pain et la banane ont à leur tour disparu, sans que rien n'ait été dérangé. Je les remplace par des abricots.

Aujourd’hui, je déménage définitivement dans la caravane.

(A suivre)

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05/11/2009

Sasquatch 2009 : Les premiers événements

Vendredi 21 août

Cet après-midi je suis parti explorer la forêt qui longe l’aval de la creek, futaie de pins bien dégagée.

Je suis un étroit sentier dans des endroits parfois très isolés et très paisibles pour arriver enfin aux grottes, endroit qui pourrait largement convenir à un ours ou un sasquatch. Devant y entrer à quatre pattes je prends la décision de ne pas m’y risquer. Je ne trouve aucune trace d’ours ou de sasquatch aux alentours. Au bout de quelques centaines de mètres parmi les pins géants, je m’aventure à longer la rivière qui gronde dans un lit très étroit 3 m en contrebas, entre des rochers abrupts. Tout est calme à part les cris des écureuils. L’endroit est d’une grande beauté parmi les arbres géants, endroit propice pour une rencontre...qui n'aura pas lieu.

Je sors enfin de ce paradis sur le chemin qui mène au camp mais je décide de poursuivre sur un autre chemin.

Au bout de quelques mètres je découvre un premier excrément, segmenté. Plus loin un autre contenant une grande griffe de loup. Incontestablement il s’agit chaque fois d’un carnivore et plus que probablement un lynx.

Soudain à ma droite, j’entends un sacré charivari dans la direction d’une colline située en plein bois, comme des bois qu’on transporte et entre-choque. Il y a du vent mais ce n’est pas un bruit de fûts d’arbres qui se cognent, le boucan est trop fort pour que cela corresponde à la force du vent à ces moments-là.

J’aimerais aller voir ce que c’est, mais la traversée de la zone boisée n’ai pas aisée, je me ferais repérer rapidement par le bruit de mes pas dans les végétaux et puis je ne vois pas comment aborder le rocher facilement. Je reste sur le chemin et tente d’enregistrer avec le micro de ma caméra, bien que je sache qu’il y a de grandes chances que sa portée ne soit pas assez puissante. Je n’ai pas pris le Nagra car les deux appareils - caméra, nagra plus micro - sont encombrants et difficiles à manier ensemble (c’est ici que je regrette que Philippe ne soit pas venu). Au bout de plusieurs minutes le boucan s’arrête.

Je continue ma route. La pente est assez raide et je traverse une zone assez obscure. A ma gauche il y a un coupe-feu avec la ligne à haute-tension qui le traverse. Le chemin sort du bois pour serpenter un moment dans le coupe-feu et s’y replonger. Je marque ma route pour le retrouver si jamais je musarde dans les sentiers.

Quelques minutes plus tard, j’entends soudain provenant d’un fourré à ma droite un «groaw» grave. Je m’arrête et hésite entre aller-voir et revenir-sur-mes-pas. «Oh! ça va ! Ok, ok, je recule» dis-je, m’adressant à l’auteur du grognement et décide donc de ne pas aller voir qui je dérange. Et alors il y a comme un gros animal qui fouaille derrière le buisson. Je vais m’asseoir sur le «trail» à une ou deux dizaines de mètres. Le bruit cesse et au bout de quelques minutes je me décide à me lever et à aller voir. Rien, je ne découvre rien et je n’ai rien vu sortir du lieu ni entendu l’auteur de ces manifestations s’éloigner dans la végétation.

Qu’était-ce ? un loup ou un Sasquatch ?

Un ours noir me semble peut probable car je n’ai pas repéré de traces d’une présence ursine (d’ailleurs je ne trouverai aucune trace d’ours dans cette partie de la forêt durant tout mon séjour) : ni empreintes ni crottes; or d’habitude là où il y a des ours, ils ne se privent pas de laisser des indices de leurs passages.

Le jour avançant, je décide de rentrer au camp.

Samedi 22/08

Aujourd’hui, avec l’aide du fils aîné de notre ami canadien et un rouleau de chaterton, je décide d’inventer un petit montage qui me permettra d’utiliser et le micro du Nagra et la caméra en même temps : je fixe micro et caméra sur le monopode avec le ruban adhésif. Je pars, accompagné du gamin, tester le «truc» sur le même chemin qu’hier, mais nous rentrons bredouilles.

Ce soir nous partons en groupe faire un affût.

A la nuit tombée nous embarquons dans les voitures. Je prends place avec Debbie, ses 2 fils et Kim, une Américaine venue passer le w-e. Dans l’autre voiture, Robert, sa fille et Tom.

Arrivés à destination nous nous séparons en plusieurs groupes. Robert, Tom et Amélia resteront d’abord près des voitures. Debbie, Kim, Joshua ainsi que Jordan, l’hybride de chien et de loup, partent devant alors que je vais les suivre à distance respectueuse en compagnie de Thomas. Il fait maintenant quasiment nuit noir dans les bois. Le but de la manoeuvre est d’enregister ce qui se passe si les femmes sont approchées par un Sasquatch, mais sans intervenir. Elles sont équipées d’un micro que porte Kim, et moi j’ai mon montage spécial.

On n’y voit plus à 5 mètres maintenant sous les frondaisons des grands conifères et pas un oiseau, pas un insectes à entendre : c’est le silence le plus total. Nous progressons à la lumière rouge de nos lampes frontales. Nous y voyons tellement peu que nous buttons, Thomas et moi, au bout de quelques centaines de mètres sur les femmes qui se sont arrêtées.

Après un moment de repos, nous repartons à travers bois.

Cette fois nous nous arrêtons, les deux femmes, Thomas et moi ainsi que Jordan.

Nous nous installons autour d’une table de pique-nique. Robert me demande par radio de pousser mon fameux cris de Bigfoot. Je m’exécute et troue le silence absolu de la nuit par ce cri qui avait obtenu un cri puissant comme réponse l’année précédente, mais cette fois rien ! Ni à ce cri ni au suivant. Au bout d’une demi-heure nous rentrons aux voitures et au camp.

Dimanche 23/09

Debbie et les enfants ont passé la nuit au camp.

Selon cette dernièree, il y a eu des hurlements vers 05h30 et elle dit avoir entendu marcher autour des tentes. Je ne peux confirmer ou infirmer l’information car je dormais dans la mienne, juste en face de la leur. Par contre, plus tôt dans la nuit, vers 1h30, j’ai entendu bouger à côté de ma tente la bâche qui protège de la pluie mon matériel et cache le microphone (était-ce le vent ou un animal ?). J’ai aussi eu l’impression qu’on marchait dans le camp. A ce moment-là j’étais bien éveillé car je mettais en ordre mon journal.

Dans la journée ma promenade dans les bois fut plutôt enrichissante.

arbres pliés

 

arbres pliés (détails)

J’ai en effet découvert sur un plateau rocheux plusieurs «tipis» et ce qui semble être un atelier de débitage. J’y ai aussi trouvé l’empreinte d’un pied adulte (49/23 cm) et celle d’un enfant (28/13 cm, largeur de talon 8 cm). En quittant le plateau en contre-bas de ce dernier je tombe sur une sorte d’abri, suffisamment grand pour y coucher un ours ou un sasquatch.

Croix-tipi

Cet abri avait un toit de branches de pin, de mousse et de divers «détritus» végétaux. Il cachait un petit marais en phase d’asséchement. Je n’y ai rien trouvé si ce n’est un petit tas de pierres. Il serait bon d’y placer une caméra pour voir si celui-ci est occupé, mais je n’en ai pas car c’est Philippe qui doit me l’amener.

La Hutte

 

(A suivre)

01:53 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/10/2009

Compte-rendu de Sasquatch 2009 (1)

Voici enfin la première partie de l'expédtion...

Introduction

 Mi-août nous sommes repartis pour quasiment un mois en Colombie Britannique.

La mise en place de cette expédition fut donc loin d’être facile.

Tout d’abord nos fidèles compagnons des expéditions précédentes déclarèrent forfait pour cette édition. Seul Philippe avait répondu favorablement.

Ensuite, initialement l’expédition était prévue pour les mois de mai-juin, mais elle dut être reportée parce que le seul de l’équipe susceptible de venir me rejoindre, Philippe COUDRAY, avait une série de travaux à terminer pour fin août et il lui était impossible de terminer plus tôt. Donc l’expédition fut reportée à août-septembre, mais finalement Philippe renoncera à venir lui aussi.

C’est donc seul que je prendrai l’avion pour Vancouver.

Malgré un passage par Heathrow (Londres) où les contrôles sont d’ordinaire assez contraignants bien qu’il semblerait que cette année ils se soient un peu allégés, le voyage se déroule sans problème et c’est en début d’après-midi que j’atterris à Vancouver. Quelques heures à attendre encore et j’embarque dans un bus qui doit m’emmener vers le lieu du rendez-vous où l’on doit venir me chercher.

C’est Debbie, la femme de Robert et deux de leurs enfants Joshua et Amelia qui viennent m’accueillir à la descente du bus. Des retrouvailles émouvantes après plus d’une année.

Nous voilà en route pour le site de l’expédition. Je sais déjà que ce ne sera pas au même endroit que l’année passée mais sans en être sûr j’ai peut-être une petite idée.

Nous arrivons à la nuit tombante dans un campground en pleine forêt.

L’endroit est sauvage et isolé, il n’y a aucune commodité sinon 2 cabines de toilettes mobiles qu’un camion vient vider une fois par semaine. Le lieu est entouré de forêts et une rivière (creek) cascade dans un vallon encaissé qu’elle a creusé au fil des millénaires. Au loin on entend des véhicules passer de temps à autre sur une route.

Cet endroit a été choisi pour la fréquence des manifestations de Bigfoot qui s’y produisent.

Il me faut planter la tente avant la nuit, car par expérience je sais que dresser dans l’obscurité n’est pas toujours une sinécure.

Mais voilà qu’un véhicule arrive, les phares trouant la nuit qui s’est à présent installée sur la forêt.

Robert et un de ses amis, Tom, en descendent. Les présentations se font.

Tom est un scientifique américain à la retraite, il est là depuis presque 2 semaines. Debbie et les enfants nous quittent et nous restons seuls à faire connaissance et à discuter.

Mais à 1h00 du matin, Robert m’annonce qu’ils ne passeront pas la nuit au camp et me laissent, un peu surpris et décontenancé, pour la nuit dans la caravane, caravane qui reste à demeure au camp.

Me voilà donc seul à passer la nuit dans un lieu que je ne connais pas et «entouré» de Bigfoots.

Ma première nuit se transformera-t-elle en une nuit d’épouvante car me reviennent à l’esprit des témoignages de Bigfoots s’«amusant» à secouer des caravanes en pleine nuit, terrorisant leurs occupants ?

Je me mets bien vite dans mon sac de couchage et heureusement je m’endors assez rapidement pour me réveiller vers 5h30 au lever du soleil.

Cette première nuit se passera sans aucun incident....

A partir d’ici je me limiterai à relater les incidents en relation supposée avec la présence du Bigfoot et passerai sous silence les événements n’intéressant pas notre sujet d’étude. De même je ne mettrai pas de renseignements permettant de localiser le lieu précis de nos travaux, pour des raisons évidentes.

Jeudi 20 août

Premier jour sur place, la journée sera belle. Je décide de préparer les instruments, ce que je n’avais pas eu l’occasion de faire la veille. Je pars ensuite faire une première reconnaissance des environs. Il est environ 8h30 du matin.

C’est ainsi que je découvre une jolie cascade à 100 m du camp où on accède par un sentier descendant vers une petite plage de graviers où l’eau bondissante forme un large bassin avant de poursuivre sa course à travers la forêt. Voilà un endroit qui invite à la baignade.

Soudain j’entends comme une pluie d’objets dans ma direction : mais on me canarde avec des pommes de pin !

L’agression semble provenir de dernière un châblis sur ma droite. Je m’approche et appelle, pas de réponse !...et la pluie de pommes de pin recommence. J’appelle à nouveau. Toujours pas de réponse et une nouvelle pluie. J’appelle encore et toujours pas de réponse...et pour cause : il s’agit n’y plus ni moins de deux pins gigantesques en hauteur qui lâchent leurs pommes de pins. Et celles-ci arrivant au sol rebondissent donnant l’illusion qu’elles sont lancées. Je constaterai d’ailleurs le même phénomène le jour suivant à la même heure. Je suis un peu déçu que ce ne fût un Bigfoot mais j’ai appris quelque chose et cela m’a permis de réfléchir...

Vers 11h10, j’entends ce qui semble être 2 coups violents dans la forêt, suivis de 2 autres. Il ne s’agit nullement de coups de feu tirés par une arme, ceux-ci font un son particulier facilement reconnaissable. Donc cela ne peut être que des «knocks», ces fameux coups sur les arbres qui signalent la présence d’un Bigfoot. Je commence à bien les connaître et reconnaître, Je n’ai pas oublié les aventures de l’année passée et surtout celle où lors du premier camp une nuit, à moins de 10 m de nous, il y eut ce violent coup sur le tronc d’un cèdre.

(A suivre)

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21/09/2009

Sasquatch 2009 fut !

Nous sommes de retour après presque un mois au Canada. Patientez encore quelques jours pour le compte-rendu de l'expédition.

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17/08/2009

Préparatifs

La date du départ approchant, les préparatifs se poursuivent.

Les Anglais de la BBC ne viendront pas finalement mais me demandent de filmer un compte-rendu quotidien. Si je dois faire ce travail pour eux, je vais en négocier le tarif au retour.

Il est prévu que nous ayons un véhicule à prêter sur place, cela  nous évitera d'en louer un.

 

 

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06/08/2009

matos son

Nous avons enfin le matos son : micro-fusil avec sa coque de protection et sa bonnette anti-vent, Nagra et sa sacoche et un casque professionnel. Si avec ça on ne parvient pas à enregistrer un Bigfoot qui crie (ou tout autre son)....

 Maintenant il faudra étudier le moyen de transporter tout ce matos en toute sécurité.

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28/07/2009

Une équipe TV

Une équipe de télévision britannique se propose de venir pendant 3 à 4 jours sur les lieux de l'expédition, mais cela doit être confirmé.

Je leur ai dit que quand ils seraient sûrs de m'envoyer une demande écrite détaillée afin que nous étudiions leur demande et les conditions de leur participation...

Personnellement, je ne suis pas très chaud pour qu'ils viennent parce que quels avantages en tirerions-nous ? Je n'en vois pas beaucoup : is viennent filmer 4 jours pour un documentaire anglophones qui sera vendu à des chaînes anglophones, donc ce sont des associations anglophones qui, en toute logique, en tireront un bénéfice indirect : accroissements des visites de leurs sites et affiliations de nouveaux membres. Par ailleurs nous ne pouvonas pas non plus espérer en retirer un quelconque avantage financier puisque nous ne sommes pas partenaires de la production et nous devrions même probablement leurs abandonner nos droits à l'image et de diffusion. De plus que deviendraient nos éventuelles découvertes de terrain ? Nous risquerions de perdre le contrôle de l'information. Et pour finir, ce qui est sans doute le moindre mal, nous devrions le temps de leur séjour "jouer" notre rôle et nous ne serions pas entièrement libres de nos mouvements et nous risquerions de perdre 4 jours de véritable recherche de terrain.

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22/07/2009

Problème de compagnon de voyage résolu

Philippe a pu se libérer et viendra me rejoindre plus tard.

Il a pris son billet d'avion : il vaut mieux s'y prendre bien à l'avance si on veut avoir un bon prix et une place pour le jour désiré.

Côté matos les choses commencent aussi à se mettre petit à petit en place.

Comme nous comptons partir une ou deux fois par an en Colombie Britannique, Benoit a suggéré que nous achetions sur place un 4x4 d'occasion, ce qui reviendrait moins cher ç la longue que la location d'un véhicule à chaque expédition. La suggestion est à étudier car en s'y mettant à plusieurs, cela pourrait être faisable.

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17/07/2009

Encore quelques photos (merci Philippe)

Eric et Léo examinent une possible piste

 

 

 

 baribal (ours noir) pris du véhicule

 

 

 

Rivière et tronc d'arbre

 

 

 

forme tipi (camp 1)

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16/07/2009

Expédition Sasquatch 2008 (merci à Philippe)

Choix de la région :

 Ceux d'entre vous qui ont suivi les précédentes expéditions organisées par l’ABEPAR constateront un changement de lieu. Pourquoi avoir abandonné le Texas pour la Colombie Britannique ? Simplement parce la Sam Houston National Forest (Texas) a fait l’objet d’une battue destinée à éliminer les cochons sauvages, espèce non endémique, battue qui semble avoir fait fuir tous les bigfoots à la ronde. La Colombie britannique est un lieu où la présence du bigfoot est signalée depuis toujours, les forêts de montagnes restant l’habitat privilégié de notre bipède velu. sur le chemin qui m!ne à notra campement.

Nous avions choisi au départ une région proche de Prince George, mais la neige tardive aurait rendu l’expédition très difficile, et notre premier correspondant canadien nous a conseillé de descendre plus au sud où nous attendait Robert, un de ses amis et autre chercheur de bigfoot. Il nous a guidés vers les sites intéressants.

Le terrain :

Le territoire, près de la côte pacifique, est le début de l’immense forêt de montagne qui couvre la chaîne côtière. Notre territoire était proche d’une côte découpée, composée de fjords et de petites îles. La forêt, composée de plusieurs espèces de conifèresn notamment des pins de Douglas, et mélangée de bouleaux, était presque une forêt primaire. Ça et là, d’énormes troncs de cèdres coupés témoignaient d’un incendie ancien ayant ravagé les lieux. Le sol était un amoncellement de troncs pourris et moussus, s’empilant les uns sur les autres, alternant avec quelques surfaces marécageuses où pousse le "choux puant", une espèce d’arum endémique aux larges feuilles et dégageant une forte odeur de..choux (voir posts Sasquatch 2006-BC). Ces marécages boueux étaient un réceptacle idéal à d’éventuelles empreintes. Le reste de la forêt, trop moussu, présentait un sol peu propice à imprimer de bonne traces. Le sous-bois était parsemé d’arbre morts encore debouts, de troncs pourris ne demandant qu’à s’écrouler. Cette forêt est parcourue de pistes, fréquentées le week-end par des quads, des VTT, et quelques tireurs de ball-trap.

La forêt n’est pénétrée que par des chasseurs, comme en témoignent des rubans accrochés aux branches et signalant des lignes de battues. L’ours noir est courant, le grizzly inexistant, le puma présent mais quasi invisble, ainsi que le loup, le coyote et des cervidés comme le wapiti et le cerf mulet. Les autochtones craignent les ours noirs et les pumas, même si très peu d'accidents sont à mettre à leur actif. Cinq attaques mortelles d'ours noir en 25 ans au Canada, c'est bien moins que les victimes de la route ou des chiens.

L’équipe :

 Nous étions 7 Européens et un Canadien. Nous sommes arrivés sur les lieux d’une manière échelonnée, en fonction des disponibilités de chacun. Il y avait parmi nous : notre guide canadien, un physicien, un vétérinaire, un guide-nature, un technicien en archéologie, deux étudiants en cinéma et un auteur BD chargé des photos. Nous avons successivement campés dans deux endroits différents.

Le premier camp :

 

Etang au camp 1

 

 Il fut situé près d’un étang créé par un barrage de castors. La forêt, trop dense nous obligea à installer les tentes sur un chemin. La proximité de l’étang produisait en soirée et au début de la nuit un concert de grenouilles.

Piste possible : 

empreinte de Sasquatch possible

A peine arrivés, nous vîmes ce qui ressemblait à une piste de bigfoot sur le chemin, composée de trois pas. La piste était ancienne, chaque trace était floue, et prise isolément, n’avait rien de remarquable. Mais leur régularité posait question : chacune faisait environ 42 cm, et l’écart entre elles était d’un 1m60.

 Cris et coups :

Robert, notre guide local connaît bien la région et vient souvent écouter, de jour comme de nuit, les cris et les coups attribués aux bigfoots. Il a repéré dans la zone investie plusieurs foyers d’activité, qu’il pense correspondre à des familles. Il entre en contact avec les mystérieux individus en imitant leur cri avec sa propre voix, et en imitant leurs coups avec un block de batterie et une baguette. Les coups entendus proviendraient du choc donné par un bâton sur un tronc d’arbre. En agissant ainsi, Robert obtient quelquefois des réponses.

Robert, le premier soir, envoya quelques-uns d’entre nous sur un chemin de crête pour lancer quelques cris et espérer des réponses.

Eric lança quelques cris (ce qui lui vaudra de perdre la voix quelques jours plus tard). Une réponse lointaine mais nette se fit entendre deux fois dans le lointain. Il s’agissait d’un cri régulier et prolongé. Nous avons également entendu deux coups puissants. De retour au camp, nous apprenons avec consternation que Robert a crié 2 ou 3 fois lui-même, et tapé une fois avec son bâton. Aurions-nous entendu ses propres cris ? Benoit, resté avec Robert, nous affirme avoir entendu nos cris, ceux de Robert et les deux cris lointains. Il nous rassure, mais cette possibilité de confusion pose problème. Plus tard, nous essaierons de gérer cela en utilisant les talkie-walkies pour prévenir une équipe avant que l’autre ne lance des cris ou produise des coups.

Toutefois, depuis ce camp, nous entendîmes plusieurs fois, et souvent en pleine journée, alors que nous étions tous ensemble, des cris lointains, toujours de type uniformes, puissants et prolongés. Des "woop", plus rares, ont également été entendus. Nous avons aussi entendu régulièrement des coups, qui semblaient d’autant plus forts qu’ils étaient lointains. Ces coups sont différents des coups de fusil, que nous avons entendus au deuxième camp, alors qu’un jeune homme s’adonnait au tir aux clays. Ils ressemblent au son à la fois mat et résonnant d’un bâton solide sur un tronc d’arbre.

C’est le dimanche 18 mai au soir, qu’après avoir entendu des craquements de pas qui tournaient autour du camp, nous décidâmes de partir, vers le milieu de la nuit

Après avoir marché 50 mètres environ, nous avons entendu dans la forêt au-dessus du chemin un coup fort que nous évaluons à environ 10 m. de nous. Eric observe la forêt avec un amplificateur de lumière, mais ne voit rien. Ce coup très fort nous a frappés et, si l’on exclut l’hypothèse du bigfoot, ne pourrait s’expliquer que par la chute d’une branche qui se décrocherait sans craquer, traverserait le feuillage sans bruisser, et tomberait pile sur une autre branche au sol non pourrie. Cette dernière hypothèse ne tient pas.

Manifestations :

Benoit, dans sa tente, la nuit 20 au 21 mai, a entendu comme des petits cailloux lancés sur sa tente, et quelque chose a touché sa tente au point que son enregistreur est tombé du dessus de sa valise.

Témoignage visuel :

Le mercredi 21 mai au soir, alors que nous étions sur le chemin qui mène au camp, en pleine nuit, Léon a vu, dans son amplificateur de lumière, une silhouette verticale se déplacer entre trois arbres, de gauche à droite. Lorsque la nuit est complètement noire, l’amplificateur, bien que de génération 2+, amplifie assez peu. Mais la silhouette a été vue sur un fond d’étang qui reflétait la pâle clarté du ciel, suffisante pour offrir un écran lumineux. Nous revînmes le lendemain sur les lieux mais ne pûmes trouver aucune trace sur le sol de mousses et de branches. Quel individu pouvait marcher ainsi en pleine nuit au bord d’un étang, sachant que nous étions a priori seuls en ce lieu, les autochtones ne pouvant venir qu’en voiture, que nous aurions remarquée, et ne se déplaçant pas en pleine forêt seuls dans la nuit, ne serait-ce que par peur (légitime) des ours ? Cet individu mystérieux se déplaçait, en outre, sans le moindre bruit. Il devait être à 50 ou 70 mètres, distance à laquelle les branches cassées s’entendent.

Constructions :

Dans toutes les forêts avoisinantes, nous avons trouvé, et en particulier dans une zone située à l’est de l’étang, des sortes de constructions de branchages, qui sont difficiles à expliquer par un simple effet du hasard. On trouve des formes récurrentes, de taille généralement assez importante (4 à 5 mètres), mais quelquefois plus petites. Ces assemblages sont composés généralement de petits troncs morts quiforment soit des "tipis", réunis par le haut et posés sur un tronc plus gros, soit des étoiles à 6 ou 8 branches, des croix de St André faites de deux troncs toujours parfaitement symétriques, de troncs pliés en arche (phénomène qui se produit naturellement), mais maintenus au sol dans certains cas par un amas de troncs, ou coincés par un tronc au sol, sur lesquels peuvent être déposées des branches verticales. Il y a quelquefois des ensembles plus complexes composés de tout cela à la fois. On trouve aussi des tas de branches au sol, mais également des branches coincées, des branches plantées, des rameaux enchevêtrés comme un tressage rudimentaire, ou des petits troncs pliés par le milieu et formant un accent circonflexe ...

construction (détails)

 

 

 

croix horizontale

 

 On rencontre aussi des petites étoiles posées au sol, en général sur  un tronc mort, branches parfaitement croisées par le milieu. Une de ces étoiles était sur une ancienne souche de cèdre : elle était construite avec trois troncs posés en équilibre sur le milieu de la souche.

  Les chasseurs étant les seuls à pénétrer profondément dans la forêt, ces assemblages ne peuvent être attribués qu’à eux... ou au bigfoot. De la part des chasseurs, qui laissent des signes au moyen de rubans colorés pour leur battues, ces assemblages n’auraient aucune fonction, et témoigneraient d’une activité importante et récurrente, sur de vastes territoires, qui semble improbable de la part d’adultes occupés à chasser. Quant aux bigfoots, s’ils existent et fabriquent ces assemblages, leur motivation reste tout autant mystérieuse.

construction Bigfoot (camp 1)

 Ces constructions ne semblent donc avoir aucune utilité pratique.

Une seule croix cachait derrière elle un petit marais, et pourrait de ce fait servir d’indicateur, mais il s’agit d’un cas isolé, donc sans doute lié au hasard. Ces assemblages pourraient servir d’indicateur de la présence, présente ou passée, de familles de bigfoots dans une région, indiquant aux suivants que le lieu est propice pour y vivre et se nourrir. On peut y voir aussi une fascination pour les formes géométriques, signant l’émergence d’une pensée conceptuelle dans le cerveau de ces primates.

Autre manifestation :

Quelques jours après notre arrivée, la pluie nous obligea à tendre une bâche entre quatre troncs. Philippe grimpa à l’un d’entre eux pour y accrocher une ficelle. Lorsque nous décidâmes de changer de lieu, parce que les cris et coups entendus semblaient se faire plus rares, il grimpa à nouveau au même tronc pour décrocher la ficelle. Il eut la surprise de découvrir au pied de cet arbre des branches verticales déposés contre le tronc, qu’il n’avait pas vues la première fois. L’une d’elles le gênait pour poser le pied dans une fourche, il l’aurait donc forcément remarquée la première fois si elle y avait été. Quelqu’un aurait déposé contre ce tronc, peut-être à l’intention de celui qui allait y regrimper, ces branches, en signe de sa présence...

Deuxième camp :

 Nous installâmes notre deuxième camp dans un coupe-feu, sous une ligne à haute tension. Depuis cet espace, nous avons exploré les forêts avoisinantes et réalisés des affûts nocturnes. Nous avons, occasionnellement entendu les mêmes cris lointains, dont un particulièrement long, un "woop", et quelques coups. Dans les forêts, nous avons retrouvé un grand nombre des constructions reproduisant les mêmes sortes de figures. Nous avons photographié quelques empreintes de pied, certaines formant un effondrement de la mousse, d’autres dans le sable des pistes, mais aucune n’était vraiment concluante. Cette année, nous n’aurons pas trouvé d’empreinte nette avec de beaux orteils que l'on puisse incontestablement attribuées au Sasquatch.

Philippe ayant vu un ours noir sur une piste est allé voir, après la fuite du plantigrade, si ce dernier aurait laissé quelques traces de pied sur le sol. Aucune trace n’était visible, montrant que le sol des pistes, trop tassé et mélangé de cailloux était peu propice aux traces. Nous avons trouvé une ou deux traces d’ours en 3 semaines, bien que nous ayons vu plusieurs ours, une dizaine au total. Quant aux wapitis, ils laissaient plus souvent des traces dans les parties sablonneuses des rares clairières de coupe.

L’obscurité n’était pas complète à 22h30. Nous entendîmes tous trois (ou quatre) bruits sourds et rythmés au rythme d’une marche rapide (environ toutes les demi-secondes). Ces bruits faisaient résonner le sol. A ce moment, Florent vit une grande silhouette noire, énorme, sortant de la forêt au troisième bruit de pas, se déplaçant très vite (de gauche à droite), et tournant à gauche pour rejoindre la forêt. Il parle d’une silhouette élancée et un peu voûtée, cachée à moitié par les tas de branchages au sol. Le lendemain, nous sommes retournés sur les lieux. Florent s’est replacé au même endroit, puis Philippe est allé à la lisière de la forêt, à l’endroit de la vision. La distance était d’environ 70 mètres. Sa tête dépassait juste du tas de branches qui ne cachait la silhouette qu’à moitié (il mesure 1m70). Philippe a levé à bout de bras un bâton pour tenter de retrouver la hauteur de la silhouette, guidé par Florent : cela a donné 2m90 à 3 mètres. Nous n’avons pas trouvé de traces de pied, sur le sol moussu.

La seule hypothèse alternative au bigfoot pourrait être celle d’un wapiti frappant le sol avec son sabot, mais cela explique mal la vision de Florent.

Le dernier soir

La veille du jour où nous avons replié le camp, nous décidâmes de faire une dernière sortie nocturne.

Pour ce faire nous nous divisons en équipe de deux.

Eric et Debbie, la femme de Robert, décident de se rendre par le «Cougar Trail» vers le «Stone Garden», un chemin empiéré.

Le «Cougar Trail» est un lieu sinistre à la tombée de la nuit, ce moment que l’on appelle «entre chien et loup», digne d’un film d’épouvante : troncs de pins abattus, de ce fait peu de végétation en sous- bois...d’autant que le silence y était total. En effet pas un chant d’oiseau, ni un bruissement d’insecte, pas un souffle de vent....

«.... et ce qui était encore plus étrange c'est que les grenouilles qui ne manquent pas de se réveiller dans un tintamare assourdissant chaque fois que nous approchons de leur mare sont totalement silencieuses à notre passage. Je sens Debbie pas trop rassurée.

Nous décidons Debbie et moi de poser notre chaise sur le chemin de terre qui pénètre dans la forêt à la sortie du «Stone Garden». A ce moment j’entends, venant face à moi, une sorte de sifflement doux et léger comme une brise et....celui-ci traverse littéralement ma poitrine comme une onde.

- Oups ! C’était quoi ça, Debbie ?

- Un cri de Sasquatch ! me dit-elle. Un cri qui provenait du marais. (Plus tard nous entendrons dans le lointain un puissant cri de Sasquatch, mais "classique" celui-là)

Je n’ai jamais ressenti une sensation pareille et à ce jour je ne peux toujours pas expliquer ce que c’était.

Des auteurs parlent d’émissions d’ultra-sons que le Sasquatch serait en mesure de produire à l’instar de certains prédateurs avant l’attaque d’une proie, un peu ce qui correspond au Kïai des karatékas. Ces ultra-sons seraient capables d’engendrer une peur panique chez les animaux et les humains; il existe de nombreux témoignages à ce sujet. Bien que ce n’est pas la sensation ni la réaction qui se produisirent sur moi, je me demande si ce «cri» n’était pas malgré tout des ultra-sons. Je DOIS trouver une réponse à ce phénomène.

Au retour les grenouilles se remirent à coasser comme à leur habitude alors que nous longions leur point d'eau."

Branches parallèles :

Le vendredi 30 mai, dans la forêt avoisinante nous avons trouvé 7 branches épaisses posées parallèlement au sol. D’après Robert, ces branches seraient déposées par les bigfoots pour servir de piège à wapitis, qui, rabattus, s’y casseraient les pattes.

Crotte :

Le dernier jour, Robert tient à nous montrer une dernière construction, située près d’une piste aux abords d' habitations. A cet endroit, nous remarquons, déposée sur le bord de la piste, une crotte ne ressemblant pas à celles des ours et des wapitis que nous avions vues das la forêt. Elle était plutôt épaisse, brun foncé, formée de morceaux séparés de diamètre d’environ 3,7 cm. L'odeur en est purement végétale. Pas loin de cette crotte, des pierres d’environ 20 cm étaient posées au bord de la piste. L’une d’entre elles manquait, comme en témoignait un trou. Derrière tout cela, une coulée nous mène, une vingtaine de mètres plus loin, à une construction de petits troncs en forme de tipi, d’environ 5 mètres de haut. Un peu plus loin, nous trouvons des pierres déposées dans la forêt, ainsi que des branches posées parallèlement au sol. La crotte, prélevée, sera analysée lors de notre retour en Europe.

Prises de sons :

Les fichiers sons, que nous n’avons pas encore rassemblés, sont plutôt décevants : la plupart des cris était trop lointain pour être saisi par l’appareil. Il faudra que nous étudiions pour la prochaine fois l’utilisation de paraboles et de micros adaptés à la prise de sons lointains. D’autre part, dans le premier camp nous avons été gênés par les cris des grenouilles en soirée et début de nuit, et dans le deuxième camp par la ligne à haute tension dont le champ magnétique produisait un bruit de fond. Enfin, les batteries des appareils se déchargent vite et la recharge des nombreux appareils sur les panneaux solaires ou les batteries de voiture est limitée. Malgré cela, il est possible que nous arrivions à récupérer certains sons. Un soir, nous avons pu enregistrer des sons assez forts pour être saisis correctement. Ces sons ressemblaient à des aboiements brutaux. Ces aboiements semblaient différents de ceux du wapiti et restent à identifier.

Films et photos : 

Seules les constructions de branchages ont pu être filmées et photographiées correctement. En ce qui concerne la première vision d’une silhouette, l’amplificateur de lumière n’était pas vissé sur l’objectif de la caméra et la vision a eu lieu "à l’œil". S’il avait été vissé, la vision a été tellement furtive qu’il n’est pas sûr que le porteur de caméra aurait eu le temps d’appuyer sur le déclancheur. De plus, la vision avec l’amplificateur de lumière à travers la caméra est moins bonne que directement. Dans le cas de la seconde vision, l’amplificateur de lumière était bien sur la caméra, qui était de plus dans la bonne direction. Mais ne pouvant filmer en continu, Léo ne filmait pas à ce moment-là, et n’a d’ailleurs pas vu la silhouette.

Constructions :

Nous n’avons pas pensé au début à vérifier systématiquement si les troncs penchés des constructions avaient des souches au pied ou non, afin de savoir s’ils sont tombés directement ou s’ils ont été déplacés. Chaque fois que nous y avons pensé, nous avons trouvé une majorité de troncs déplacés.

Empreintes :

Pas de empreintes trouvées incontestablement attribuables au Sasquatch.

Conclusions techniques :

 L’aspect nocturne et furtif des apparitions pose le problème des batteries (pour filmer en continu), et des amplificateurs de lumière (améliorer la vision nocturne). Pour le son, enregistrer en continu semble le seul moyen de ne pas rater les sons imprévisibles (problème de batterie) et de plus il faut améliorer la prise de sons lointains.

Conclusion :

En guise de conclusion, on peut tenter d’expliquer tout ce que nous avons perçu sans l’existence du bigfoot.

Ainsi les longs cris appartiendraient à un animal non identifié mais connu (loup, coyote...) ?

Les coups entendus, même en pleine nuit, seraient tous des chutes de branches tombant lourdement sur une autre au sol non encore pourrie, les constructions de branchages seraient dues en partie au hasard, en partie à des enfants (costauds) de chasseurs, ou à des autochtones désirant faire croire à l’existence du bigfoot, et cela, vu leur grand nombre, de manière traditionnelle depuis longtemps ? 

La silhouette vue par Léon serait un braconnier équipé d’un appareil à vision nocturne lui permettant de se déplacer sans bruit en pleine nuit ? 

La piste d’empreintes serait un effet du hasard mal interprété ?

Les bruits de pas lourds seraient un wapiti cognant au sol et la vision de Florent au même moment un effet de son imagination due à la longue attente immobile ? Sans parler des témoignages (Robert a vu 5 fois un Bigfoot) qui seraient tous des confusions avec des ours debouts ou de simples canulars ?

Le bigfoot, qui est présent dans les pages du livre trouvé sur place "Animal Tracks of British Columbia"(éditions Lone Pine), ne serait que la compilation de cet ensemble d’erreurs, commises depuis des décennies sur tout le territoire nord américain ? 

L'onde perçue par Eric serait un effet de son imagination due à l'ambiance particulière du lieu ?

A vous de juger....

Nous, nous retournerons pour un prochain Sasquatch 2009.

petite construction au sol (peut-être enfant bigfoot)

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Expédition Sasquatch 2008 (merci à philippe)

 

 

 

 

 

Choix de la région :

ceux qui ont suivi les précédentes expéditions organisées par l’ABEPAR constateront un changement de lieu. Pourquoi avoir abandonné le Texas pour la Colombie Britannique ? Simplement parce la Sam Houston National Forest (Texas) a fait l’objet d’une battue destinée à éliminer les cochons sauvages, espèce non endémique, battue qui semble avoir fait fuir tous les bigfoots à la ronde (voir posts antérieurs) . La Colombie britannique est un lieu où la présence du bigfoot est signalée depuis toujours, les forêts de montagnes restant l’habitat privilégié de notre bipède velu.

Nous avions choisi au départ une région proche de Prince George, mais la neige tardive aurait rendu l’expédition très difficile, et notre premier correspondant canadien nous a conseillé de descendre plus au sud où nous attendait Robert, un de ses amis et autre chercheur de bigfoot. Il nous a guidés vers les sites intéressants.

Le terrain :

Le territoire, près de la côte pacifique, est le début de l’immense forêt de montagne qui couvre la chaîne côtière. Notre territoire était proche d’une côte découpée, composée de fjords et de petites îles. La forêt, composée de plusieurs espèces de conifèresn notamment des pins de Douglas, et mélangée de bouleaux, était presque une forêt primaire. Ça et là, d’énormes troncs de cèdres coupés témoignaient d’un incendie ancien ayant ravagé les lieux. Le sol était un amoncellement de troncs pourris et moussus, s’empilant les uns sur les autres, alternant avec quelques surfaces marécageuses où pousse le "choux puant", une espèce d’arum endémique aux larges feuilles et dégageant une forte odeur de..choux. Ces marécages boueux étaient un réceptacle idéal à d’éventuelles empreintes. Le reste de la forêt, trop moussu, présentait un sol peu propice à imprimer de bonne traces. Le sous-bois était parsemé d’arbres morts encore debouts, de troncs pourris ne demandant qu’à s’écrouler. Cette forêt est parcourue de pistes, fréquentées le week-end par des quads, des VTT, et quelques tireurs de ball-trap.

La forêt n’est pénétrée que par des chasseurs, comme en témoignent des rubans accrochés aux branches et signalant des lignes de battues. L’ours noir est courant, le grizzly inexistant, le puma présent mais quasi invisble, ainsi que le loup, le coyote et des cervidés comme le wapiti et le cerf mulet. Les autochtones craignent les ours et les pumas.

L’équipe :

Nous étions 7 Européens et un Canadien. Nous sommes arrivés sur les lieux d’une manière échelonnée, en fonction des disponibilités de chacun. Il y avait parmi nous : notre guide canadien, un physicien, un vétérinaire, un guide-nature, un technicien en archéologie, deux étudiants en cinéma et un auteur BD chargé des photos. Nous avons successivement campés dans deux endroits différents.

Le premier camp :

Il fut situé près d’un étang créé par un barrage de castors. La forêt, trop dense nous obligea à installer les tentes sur un chemin. La proximité de l’étang produisait en soirée et au début de la nuit un concert de grenouilles.

Piste possible :

a peine arrivés, nous vîmes ce qui ressemblait à une piste de bigfoot sur le chemin, composée de trois pas. La piste était ancienne, chaque trace était floue, et prise isolément, n’avait rien de remarquable. Mais leur régularité posait question : chacune faisait environ 42 cm, et l’écart entre elles était d’un 1m60.

Cris et coups :

Robert, notre guide local connaît bien la région et vient souvent écouter, de jour comme de nuit, les cris et les coups attribués aux bigfoots. Il a repéré dans la zone investie plusieurs foyers d’activité, qu’il pense correspondre à des familles. Il entre en contact avec les mystérieux individus en imitant leur cri avec sa propre voix, et en imitant leur coups avec un instrument de musique destinée à la batterie (nom?) et un bâton de bois. Les coups entendus proviendraient du choc donné par un bâton sur un tronc d’arbre. En agissant ainsi, Robert obtient quelquefois des réponses.

Robert, le premier soir, envoya quelques-uns d’entre nous sur un chemin de crête pour lancer quelques cris et espérer des réponses.

Eric lança quelques cris (ce qui lui vaudra de perdre la voix quelques jours plus tard). Une réponse lointaine mais nette se fit entendre deux fois dans le lointain. Il s’agissait d’un cri régulier et prolongé. Nous avons également entendu deux coups puissants. De retour au camp, nous apprenons avec consternation que Robert a crié 2 ou 3 fois lui-même, et tapé une fois avec son bâton. Aurions-nous entendu ses propres cris ? Benoit, resté avec Robert, nous affirme avoir entendu nos cris, ceux de Robert et les deux cris lointains. Il nous rassure, mais cette possibilité de confusion pose problème. Plus tard, nous essaierons de gérer cela en utilisant les talkie-walkies pour prévenir une équipe avant que l’autre ne lance des cris ou produise des coups.

Toutefois, depuis ce camp, nous entendîmes plusieurs fois, et souvent en pleine journée, alors que nous étions tous ensemble, des cris lointains, toujours de type uniformes, puissants et prolongés. Des "woop", plus rares, ont également été entendus. Nous avons aussi entendu régulièrement des coups, qui semblaient d’autant plus forts qu’ils étaient lointains. Ces coups sont différents des coups de fusil, que nous avons entendus au deuxième camp, alors qu’un jeune homme s’adonnait au tir aux clays. Ils ressemblent au son à la fois mat et résonnant d’un bâton solide sur un tronc d’arbre.

C’est le dimanche 18 mai au soir, qu’après avoir entendu dans les buissons des craquements de pas qui tournaient autour du camp, nous décidâmes de partir vers le milieu de la nuit

Eric observe la forêt avec un amplificateur de lumière, mais ne voit rien. Ce coup très fort nous a frappés et, si l’on exclut l’hypothèse du bigfoot, ne pourrait s’expliquer que par la chute d’une branche qui se décrocherait sans craquer, traverserait le feuillage sans bruisser, et tomberait pile sur une autre branche au sol non pourrie. Cette dernière hypothèse ne tient pas., distance à laquelle les branches cassées s’entendent., des croix de St André faites de deux troncs toujours parfaitement symétriques, de troncs pliés en arche (phénomène qui se produit naturellement), mais maintenus au sol dans certains cas par un amas de troncs, ou coincés par un tronc au sol, sur lesquels peuvent être déposées des branches verticales. Il y a quelquefois des ensembles plus complexes composés de tout cela à la fois. On trouve aussi des tas de branches au sol, mais également des branches coincées, des branches plantées, des rameaux enchevêtrés comme un tressage rudimentaire, ou des petits troncs pliés par le milieu et formant un accent circonflexe ... On rencontre aussi des petites étoiles posées au sol, en général sur un un tronc mort, branches parfaitement croisées par le milieu. Une de ces étoiles était sur une ancienne souche de cèdre : elle était construite avec trois troncs posés en équilibre sur le milieu de la souche. Les chasseurs étant les seuls à pénétrer profondément dans la forêt, ces assemblages ne peuvent être attribués qu’à eux... ou aux bigfoots. Mais ce n'est pas une habitude de chasseurs de placer de tels signes car ces assemblages n’auraient aucune fonction, et témoigneraient d’une activité ludique importante et récurrente, sur de vastes territoires, qui semble improbable de la part d’adultes occupés à chasser. Quant aux bigfoots, s’il existent et fabriquent ces assemblages, leur motivation reste tout autant mystérieuse. , ces branches, en signe de sa présence....

Manifestations :

 Benoit nous dit avoir entendu, alors qu'il dormait dans sa tente, la nuit du 20 au 21 mai, comme des petits cailloux lancés sur la toile, et quelque chose a touché sa tente au point que son enregistreur est tombé du dessus de sa valise.

Témoignage visuel :

Le mercredi 21 mai au soir, alors que nous étions sur le chemin qui mène au camp, en pleine nuit, Léon a vu, dans son amplificateur de lumière, une silhouette verticale se déplacer entre trois arbres, de gauche à droite. Lorsque la nuit est complètement noire, l’amplificateur, bien que de génération 2+, amplifie assez peu. Mais la silhouette a été vue sur un fond d’étang qui reflétait la pâle clarté du ciel, suffisante pour offrir un écran lumineux. Nous revînmes le lendemain sur les lieux mais ne pûmes trouver aucune trace sur le sol de mousses et de branches. Quel individu pouvait marcher ainsi en pleine nuit au bord d’un étang, sachant que nous étions a priori seuls en ce lieu, les autochtones ne pouvant venir qu’en voiture, que nous aurions remarquée, et ne se déplaçant pas en pleine forêt seuls dans la nuit, ne serait-ce que par peur des ours noirs, bien qu'en fait ceux-ci représentent peu de danger ? Cet individu mystérieux se déplaçait, en outre, sans le moindre bruit. Il devait être à 50 ou 70 mètres

Constructions :

Dans toutes les forêts avoisinantes, nous avons trouvé, et en particulier dans une zone située à l’est de l’étang, des sortes de constructions de branchages, qui sont difficiles à expliquer par un simple effet du hasard. On trouve des formes récurrentes, de taille généralement assez importante (4 à 5 mètres), mais quelquefois plus petites. Ces assemblages sont composés généralement de petits troncs morts et des perches qui forment soit des "tipis", réunis par le haut et posés sur un tronc plus gros, soit des étoiles à 6 ou 8 branches

Ces constructions ne semblent avoir aucune utilité pratique. Une seule croix cachait derrière elle un petit marais, et pourrait de ce fait servir d’indicateur, mais il s’agit d’un cas unique, donc sans doute lié au hasard. Ces assemblages pourraient servir d’indicateur de la présence présente ou passée de familles de bigfoots dans une région, indiquant aux suivants que le lieu est propice pour y vivre et se nourrir. On peut y voir aussi une fascination pour les formes géométriques, signant l’émergence d’une pensée conceptuelle dans le cerveau de ces primates.

Autre manifestation :

Quelques jours après notre arrivée, la pluie nous obligea à tendre une bâche entre quatre troncs. Philippe grimpa à l’un d’entre eux pour y accrocher une ficelle. Lorsque nous décidâmes de changer de lieu, parce que les cris et coups entendus semblaient se faire plus rares, il grimpa à nouveau au même tronc pour décrocher la ficelle. Il eut la surprise de découvrir au pied de cet arbre des branches verticales déposés contre le tronc, qu’il n’avait pas vues la première fois. L’une d’elles le gênait pour poser le pied dans une fourche, il l’aurait donc forcément remarquée la première fois si elle y avait été. Quelqu’un aurait déposé contre ce tronc, à l’intention de celui qui allait y regrimper (hypothèse)

Deuxième camp :

Nous installâmes notre deuxième camp dans un coupe-feu, sous une ligne à haute tension.

Depuis cet espace, nous avons exploré les forêts avoisinantes et réalisés des affûts nocturnes. Nous avons, occasionnellement entendu les mêmes cris lointains, dont un particulièrement long, un "woop", et quelques coups.

Dans les forêts, nous avons retrouvé un grand nombre des constructions reproduisant les mêmes sortes de figures. Nous avons photographié quelques empreintes de pied, certaines formant un effondrement de la mousse, d’autres dans le sable des pistes, mais aucune n’était vraiment concluante. Cette année, nous n’aurons pas trouvé et filmé qu'une empreinte nette avec de beaux orteils

Philippe ayant vu un ours noir sur une piste est allé voir, après la fuite du plantigrade, si ce dernier aurait laissé quelques traces de pied sur le sol. Aucune trace n’était visible, montrant que le sol des pistes, trop tassé et mélangé de cailloux était peu propice aux traces. Nous avons trouvé une ou deux traces d’ours en 3 semaines, bien que nous ayons vu plusieurs ours, une dizaine au total. Quant aux wapitis, ils laissaient plus souvent des traces dans les parties sablonneuses des rares clairières de coupe.

Les sacs poubelle :

Nous avions l’habitude d’enfermer nos ordures dans des sacs poubelle. Trois d’entre avaient été déposés près de la voiture de Debbie, la femme de Robert, restée 200 mètres plus bas que le camp. Debbie oublia de les prendre en partant le soir. Le lendemain, nous n’en n’avons retrouvé qu’un, le seul qui contenait des canettes à recycler. Nous avons découvert bien plus tard en un même endroit les deux autres dechirés à quelques mètres à l'intérieur des bois. Les deux sacs ont donc été transportés pour être ouverts à couvert dans la forêt. Les ours ont l’habitude d’ouvrir les sacs sur place. Est-ce un bigfoot qui aurait pris un sac dans chaque main pour l’emporter sans le déchirer jusqu’à la forêt ? C'est la seule explication que nous avons trouvée, car un ours les aurait ouverts et répandus sur place.

Deuxième témoignage visuel :

Mardi 27 mai au soir, nous sommes partis à quatre (Léon, Florent, Léo et Philippe) faire un affût avant la tombée de la nuit au bord d’une clairière dans laquelle nous avions vu plusieurs wapitis. Notre but était de tenter de les filmer. Nous arrivâmes sur les lieux à 21h30, et nous nous assîmes tous les quatre sur un tronc d’arbre. Les wapitis n’étaient pas au rendez-vous. Leur présence, même cachée, s’entendait les jours précédents par des craquement de branches produits pas leurs pattes.

A 22h30, l’obscurité n’était pas complète. Nous entendîmes tous trois (ou quatre) bruits sourds et rythmés au rythme d’une marche rapide (environ toutes les demi-secondes). Ces bruits faisaient résonner le sol. A ce moment, Florent vit une grande silhouette noire, énorme, sortant de la forêt au troisième bruit de pas, se déplaçant très vite (de gauche à droite), et tournant à gauche pour rejoindre la forêt. Il parle d’une silhouette élancée et un peu voûtée, cachée à moitié par les tas de branchages au sol. Le lendemain, nous sommes retournés sur les lieux. Florent s’est replacé au même endroit, puis Philippe est allé à la lisière de la forêt, à l’endroit de la vision. La distance était d’environ 70 mètres. Sa tête dépassait juste du tas de branches qui ne cachait la silhouette qu’à moitié (il mesure 1m70). Philippe a levé à bout de bras un bâton pour tenter de retrouver la hauteur de la silhouette, guidé par Florent : cela a donné 2m90 à 3 mètres. Nous n’avons pas trouvé de traces de pied, sur le sol moussu.

La seule hypothèse alternative au bigfoot pourrait être celle d’un wapiti frappant le sol avec son sabot, mais cela explique mal la vision de Florent.

sur le chemin qui conduisait au campement. Après avoir marché 50 mètres environ, nous avons entendu dans la forêt au-dessus du chemin un coup fort que nous évaluons à environ 10 m. de nous.

Branches parallèles :

Le vendredi 30 mai, dans la forêt avoisinante nous avons trouvé 7 branches épaisses posées parallèlement au sol . D’après Robert, ces branches seraient déposées par les bigfoots pour servir de piège à wapitis, qui, rabattus, s’y casseraient les pattes.

Crotte :

Le dernier jour

A cet endroit, nous remarquons, déposée sur le bord de la piste, une crotte ne ressemblant pas à celles des ours et des wapitis que nous avions vues dans la forêt. Elle était plutôt épaisse, brun foncé, formée de morceaux séparés de diamètre d’environ 3,7 cm. L'odeur en est purement végétale. Pas loin de cette crotte, des pierres d’environ 20 cm étaient posées au bord de la piste. L’une d’entre elles manquait, comme en témoignait un trou. Derrière tout cela, une coulée nous mène, une vingtaine de mètres plus loin, à une construction de perches en forme de tipi, d’environ 5 mètres de haut. Un peu plus loin, nous trouvons des pierres déposées dans la forêt, ainsi que des branches posées parallèlement au sol. La crotte, prélevée, sera analysée lors de notre retour en Europe et elle se révèlera, par comparaison, être plus que probablement une crotte d'ours (nous avons d'ailleurs aperçu une ourse et ses oursons à quelques dizaines de mètres de là, à la lisière du bois)

Prises de sons :

Les fichiers sons, que nous n’avons pas encore rassemblés, sont plutôt décevants : la plupart des cris était trop lointain pour être saisi par l’appareil. Il faudra que nous étudiions pour la prochaine fois l’utilisation de paraboles et de micros adaptés à la prise de sons lointains.

D’autre part, dans le premier camp nous avons été gênés par les cris des grenouilles en soirée et début de nuit, et dans le deuxième camp par la ligne à haute tension dont le champ magnétique produisait un bruit de fond. Enfin, les batteries des appareils se déchargent vite et la recharge des nombreux appareils sur les panneaux solaires ou les batteries de voiture est limitée. Malgré cela, il est possible que nous arrivions à récupérer certains sons. Un soir, nous avons pu enregistrer des sons assez forts pour être saisis correctement. Ces sons ressemblaient à des aboiements brutaux. Ces aboiements semblaient différents de ceux du wapiti et restent à identifier.

Films et photos :

Seules les constructions de branchages ont pu être filmées et photographiées correctement. En ce qui concerne la première vision d’une silhouette, l’amplificateur de lumière n’était pas vissé sur l’objectif de la caméra et la vision a eu lieu "à l’œil". S’il avait été vissé, la vision a été tellement furtive qu’il n’est pas sûr que le porteur de caméra aurait eu le temps d’appuyer sur le déclancheur. De plus, la vision avec l’amplificateur de lumière à travers la caméra est moins bonne que directement. Dans le cas de la seconde vision, l’amplificateur de lumière était bien sur la caméra, qui était de plus dans la bonne direction. Mais ne pouvant filmer en continu, Léo ne filmait pas à ce moment-là, et n’a d’ailleurs pas vu la silhouette.

Constructions :

Nous n’avons pas pensé au début à vérifier systématiquement si les troncs penchés des constructions avaient des souches au pied ou non, afin de savoir s’ils sont tombés directement ou s’ils ont été déplacés. Chaque fois que nous y avons pensé, nous avons trouvé une majorité de troncs déplacés.

Empreintes :

Pas d'empreintes incontestables trouvées.

Conclusions techniques :

L’aspect nocturne et furtif des apparitions pose le problème des batteries (pour filmer en continu), et des amplificateurs de lumière (améliorer la vision nocturne). Pour le son, enregistrer en continu semble le seul moyen de ne pas rater les sons imprévisibles (problème de batterie) et de plus il faut améliorer la prise de sons lointains.

Conclusion :

En guise de conclusion, on peut tenter d’expliquer tout ce que nous avons perçu sans l’existence du bigfoot. Les longs cris appartiendraient à un animal non identifié mais connu (loup, coyote...), les coups entendus, même en pleine nuit, seraient tous des chutes de branches tombant lourdement sur une autre au sol non encore pourrie, les constructions de branchages seraient dues en partie au hasard, en partie à des enfants (costauds) de chasseurs, ou à des autochtones désirant faire croire à l’existence du bigfoot, et cela, vu leur grand nombre, de manière traditionnelle depuis longtemps. La silhouete vue par Léon serait un braconnier équipé d’un appareil à vision nocturne lui permettant de se déplacer sans bruit en pleine nuit. La piste d’empreintes serait un effet du hasard mal interprété. Les bruits de pas lourds seraient un wapiti cognant au sol et la vision de Florent au même moment un effet de son imagination due à la longue attente immobile. Sans parler des témoignages (Robert a vu 5 fois un Bigfoot) qui seraient tous des confusions avec des ours debouts ou de simples canulars. Le bigfoot, qui est présent dans les pages du livre trouvé sur place "Animal tracks of British Columbia"(éditions Lone Pine), ne serait que la compilation de cet ensemble d’erreurs, commises depuis des décennies sur tout le territoire nord américain. A vous de juger....Nous nous retournerons l'année prochaine pour un prochain Sasquatch 2009.

, Robert tient à nous montrer une dernière construction, située près d’une piste aux abords d' habitations.

17:04 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/07/2009

Rushes visionnés, Sasquatch 2009

J'ai visionné les quelques 15 heures de rushes. Très bons en général, maintenant j'attends de recevoir une version bêta du montage...mais quand ? Cela dit, je vais dans les prochains jours mettre le compte-rendu de cette expédition sur le blog; je crois que cela en enchantera plus d'un.

Des problèmes sont apparus au sein de l'équipe : les autres ne pouvant venir pour des raisons diverses, personnelles et professionnelles, je risque fort de devoir partir seul, ce qui n'enchante pas mon entourage proche.

Cela m'ennuie beaucoup de mobiliser notre collègue canadien tout un mois, puisqu'il est prévu une expédition d'une durée d'un mois.

Je cherche donc une solution...Plusieurs personnes m'ont demandé dans le passé d'accompagner, je vais donc les contacter et voir s'ils sont susceptibles de faire partie du projet.

13:25 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/06/2009

Les rushes

Les rushes sont arrivés hier après-midi ! Que du bonheur !

23:52 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/06/2009

Arrivée des rushes "Sasquatch 2008"

Grande nouvelle ! les rushes de Sasquatch 2008 devraient nous arriver demain. Il y aura plus de 30 heures de film à visionner !

Nous attendons par ailleurs une version bêta du film de l'expédition. Ainsi nous pourrons évaluer le montage et modifier le choix des séquences si besoin est, grâce aux rushes....Du travail en perspective !!!

11:30 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/06/2009

Les dates sont arrêtées

Voilà ! C'est fait... le billet d'avion est acheté et donc les dates sont définitivement arrêtées....mais nous cherchons encore notre vidéaste animalier.

23:13 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/06/2009

micro parabolique

Hier nous avons rencontré notre "sponsor son" Ad Hoc Sound System et après avoir effectué des tests nous avons décidé de ne pas emporter de micro parabolique mais un micro à tube d'interférence dit "micro-fusil" monodirectionnel performant couplé avec un micro omnidirectionnel, système moins encombrant et presque plus performant que la parabole. Le tout sera relié à un enregistreur professionnel Nagra.

Nous nous reverons après le 17 juillet, afin de tester le système dans la Nature, d'ici-là Ad Hoc Sound System effectuera le montage du système.

11:11 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/05/2009

Sasquatch 2009

Vu le prix du billet d'avion, soit 1000 euros, pour la période que nous suggère notre collègue canadien, nous avons dû décliner sa proposition. Nous partirons plus tard quand le prix sera plus raisonnable.

Par contre nos vidéastes préssentis se sont également désistés pour des raisons diverses. La vétérinaire, par exemple, craignait les sorties de nuit et le manque de confort...et ça se dit vidéaste animalier ! Conclusion, nous cherchons toujours un vidéaste/photographe.

En attendant vous pouvez découvrir deux courtes bandes-annonces sur

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Yaduzen/video/x91j33_sasquatch-le-peuple-de-la-foret-ban_shortfilms

http://www.dailymotion.com/related/x91j33/video/x91in1_sasquatch-le-peuple-de-la-foret-ban_shortfilms?hmz=74616272656c61746564

Je précise quand même que je ne suis pas l'auteur du montage....en cas de critiques.Innocent

Mardi prochain, notre sponsor nous donnera une séance d'initiation à l'utilisation d'un micro parabolique.

15:44 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sasquatch 2009, bandes-annonces |  Facebook |

28/03/2009

Film

On nous a promis que le film de notre dernière expédition Sasquatch 2008 serait prêt pour le colloque....Espérons, espérons!

En tout cas, il nous faudra le voir avant de le présenter en public.

23:27 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Décision

Ayant eu connaissance de la période où les gens cités dans le message précédent viennent, soit la pleine haute saison, nous avons décidé de ne pas les rejoindre. La raison ? Le prix des billets d'avion qui sont à cette période trop élevés. Nous avons donc décidé de postposer notre voyage lorsque les prix seront redevenus plus abordables...

23:24 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/03/2009

Expédition "Sasquatch 2009"

Nous sommes obligés de repousser les dates initialement arrêtées parce que les participants prévus ont des empêchements professionnels.

Notre ami canadien nous propose de nous joindre à d'autres personnes et de pouvoir ensuite rester plus longtemps.

Qui sont ces personnes ? Sont-elles de simples touristes qui viennent se payer des sensations ou ont-elles un projet de recherche sur le terrain ? Nous attendons de plus amples informations pour prendre une décision.

11:14 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/03/2009

8e Colloque Européen de Cryptozoologie -18 & 19 avril 2009

Attention ! Il ne vous reste plus que jusqu'au 1er avril pour vous inscrire au 8e Colloque Européen de Cryptozoologie ! Ne ratez pas cet événement, le seul en Europe qui vous donne l'occasion de rencontrer des scientifiques et des chercheurs en cryptozoologie.

10:45 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/02/2009

L'équipe de "Sasquatch 2009"

De l'équipe des années précédentes, il ne restera que Philippe et moi-même, les autres n'étant pas disponibles pour des raisons financières ou professionnelles.

Donc nous allons partir avec une quasi toute nouvelle équipe...Mais cela ne veut pas dire que les précédents participants ne seront pas tenus au courant et ne participeront pas en arrière-plan tout en restant au pays.

00:27 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Recherche de vidéaste

Nous avons pu lancer également notre demande à plus d'une centaine de vidéastes animaliers grâce à l'organisateur du Festival du Film Nature de Namur (Belgique).

Nous avons reçu 5 réponses : un militaire de carrière qui a participé à plusieurs festivals et eu quelques sélections ou prix, un zoologiste, une vétérinaire et 2 autres personnes dont nous ne savons pas grand-chose. Nous allons tous les rencontrer.

En fait, nous aurons besoin de plusieurs vidéastes car un mois sur place c'est long pour diverses personnes qui n'ont pas la possibilité de prendre autant de jours de congé.

Nous avons pu parler au téléphone avec le militaire et rencontrer aujourd'hui la vétérinaire, une jeune femme de 32 ans. L'impression que nous retirons de cet entretien est bonne.

Elle nous a confié un petit film de 5 min. qu'elle a tourné et monté lors de sa formation de vidéaste : rien d'extraordinaire en soi (mais ce n'était pas le but de l'exercice) mais de belles images. Elle se dit enthousiaste à l'idée de pouvoir partir et elle espère être retenue.

Un autre avantage qu'elle pourrait présenter est son statut de vétérinaire qui pourrait nous être utile tant du point de vue prélévements d'échantillons biologiques qu'en cas de nécessité d'apporter des soins si l'un des membres de l'expédition à un accident : un vétérinaire est aussi un médecin et est apte à recoudre une plaie, à réduire une fracture et même à opérer s'il le faut, même si légalement il ne peut le faire.

Nous attendons de rencontrer le militaire, quant au zoologiste il est actuellement au Mali et ne reviendra que le 15 mars.

Affaire donc à suivre....

 

 

 

00:21 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/02/2009

Colloque 2009 : encore un mois

Il vous reste encore un mois pour vous inscrire au colloque du 18-19 avril, la date limite d'inscription étant le 15 mars.

Et pour les détails, allez voir les archives du 21-09-08. Tout vous est expliqué.

11:45 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Et après un primatologue...

Nous recherchons un vidéaste animalier bénévole pour "Sasquatch 2009".

Si vous êtes intéressez et que vous voulez vivre une aventure passionnante et hors du commun, contactez-nous !

11:40 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |