11/03/2010

Colloque : la date arrive à grands pas

La date de notre colloque annuel approche à très grands pas et dans quelques jours, le 15 mars , nous allons devoir clôturer les inscriptions : il faudrait donc penser à vous inscrire à cet événement majeur.

Parmi nos conférenciers nous accueillerons pour la seconde année consécutive le Dr. Pasquale SAGGESE. Biologiste, zoologiste, écrivain et dessinateur animalier italien, il a mené de nombreuses recherches sur les méthodes d’investigation en Cryptozoologie. Dans ses oeuvres artistiques, il a dessiné et peint de nombreux sujets liés à la nature, avec un intérêt tout particulier pour les animaux non répertoriés. Par ailleurs, en collaboration avec le Dr. Maurizio MOSCA, il a également écrit un livre All’Ombra dei Falsi Mostri, criptozoologia tradizioni popolari e scoop giornalistici (édité par Ananke Torino en 2009).

Ne manquez pas de venir écouter et rencontrer le Dr. Saggese durant nos deux jours de colloque et partager avec nous de grands moments d’information, d’échanges et de loisirs.

Vous pouvez vous inscrire dès aujourd'hui en remplissant votre bulletin que je me ferai un plaisir de vous envoyer par e-mail : contactez-moi.

Nous nous réjouissons déjà à la pensée de faire votre connaissance ou de vous revoir.

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15/02/2010

Les Survivants de l'Impossible

La date de notre colloque du 17 et 18 avril, Les Survivants de l'Impossible, approche !!!

Nous sommes ravis que des conférenciers, qui parfois nous font l'honneur de venir de loin, aient été plein d'enthousiasme à l'idée d' être parmi nous.
J'ai pensé qu'il serait peut-être intéressant que vous ayez l'une ou l'autre information sur eux, au fur et à mesure que je recevrai ces dernières.
Commençons par Michel RAYNAL, si vous le voulez-bien, qui viendra de Paris pour nous parler de l’oiseau Rokh des 1001 Nuits.
Formé en chimie-biologie, Michel est maintenant cadre supérieur en charge du développement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication pour France Telecom dans le département des Hauts-de-Seine.
Passionné de cryptozoologie depuis l’âge de 20 ans, il a publié une quarantaine d’articles cryptozoologiques, et il s’est plutôt spécialisé dans les cas les moins connus, comme l’oiseau mystérieux d’Hiva-Oa (îles Marquises), le «ver-intestin» du désert de Gobi, les cétacés inconnus de la science, etc...

La cryptozoologie est-elle préoccupées par des énigmes qui resteront toujours sans réponse?

Le Pr.Franco TASSI, un autre de nos fidèles conférenciers, y partagera son point de vue avec nous.
Ancien professeur d’écologie appliquée à la faculté vétérinaire de l’Université de Naples et à la faculté de conservation de la nature de l’Université de Camérino en 1967, le Pr TASSI a été pendant plus de 20 ans membre du Conseil national du WWF Italie.
Mais il est surtout connu pour avoir été le directeur du Parc Naturel des Abruzzes, du Latium et de Molise pendant plus de trente ans, de 1969 à 2002, et sous sa direction le Parc devint un modèle de gestion écologique reconnu internationalement.
Venez écouter, et rencontrer nos deux amis durant les deux jours de colloque, deux jours qui seront riches en information, échanges et moments de loisir.

Voilà pour l'information concernant deux de nos invités, les autres suivront dans un prochain message.

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Photos de "Sasquatch 2009"

Je viens d'ajouter des photos significatives dans les posts concernant l'expédition.

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28/11/2009

Nous ne sommes pas seuls

Mardi 01 septembre

Après une excursion dans les environs où je n’ai rien vu de suspect, je suis allé contrôler les abricots.

Quelqu’un était venu : certains abricots étaient partis et d’autres avaient été entamés et ouverts en deux.

Je suis retourné contrôler le soir : ils avaient tous disparus !!

Bon ! On va passer à la vitesse supérieure ! Il faudra un fruit plus gros : un melon par exemple !

Jeudi 03/09

J’ai placé un melon de Cavaillon à l’endroit habituel.

Dimanche 06/09

Le melon placé jeudi a disparu lui aussi. Par contre les 3 prunes que j’avais négligemment abandonnées sur la table de pique-nique près de la caravane sont toujours là, malgré la présence de corbeaux et d’écureuils et le fait que j’ai été absent du camp hier et une partie de la journée d’aujourd’hui. Donc nous pouvons conclure que le voleur des abricots a peu de chance d’être ces deux derniers animaux.

Je vais encore monter en puissance et cette fois me fendre du prix d’une pastèque. Là aucun animal reconnu peuplant ce lieu ne pourra s’en emparer.

Lundi 07/09

Il se pourrait que j’eusse trouvé des empreintes de Bigfoot auprès de la caravane, mais la qualité en est trop médiocre pour en être sûr.

Mardi 08/09

J’ai acheté une grosse pastèque et l’ai mise à l’endroit habituel.

Mercredi 09/09

Il a plu toute la nuit et la pluie n’a cessé qu’à 10h du matin.

Je constate aussi la disparition d’une partie des pinces à linge accrochées au fil de nylon que j’ai tendu entre deux arbres.

Vers 12h, j’ai entendu un craquement provenant de derrière la caravane, mais un couple avec un labrador à pris cette direction peu avant...

Une demi-heure plus tard, deux craquements de branches et un cri comme celui d’un gorille. Il est bref et provient de derrière la caravane, peut-être de l’autre rive de la creek, du côté de la pinède.

En début d’après-midi, je décide de me rendre dans la forêt, de l’autre côté de la route principale, là où j’ai trouvé le plateau rocheux aux constructions, l’empreinte de l’enfant et l’antre.

Je m’enfonce donc vers le plateau rocheux et après une montée, je découvre des constructions que je filme, je décide ensuite de poursuivre vers la gauche en longeant le flanc d’une vallée en contrebas.

Au bout de quelques centaines de mètres voilà que j’entends devant moi comme si on agitait des branches et que l’on faisait un travail. Je tente de m’approcher, avec des interruptions où je m’assois pour écouter; mais il n’est pas facile de progresser silencieusement, surtout que des écureuils sont toujours là pour donner l’alerte.

Je me dirige vers un des lieux où j’entends du mouvement, derrière un énorme cèdre et là je vois surgir un écureuil affairé. Est-ce lui l’auteur de tout ce chahut ?

Mais plus loin devant moi, ainsi que sur ma droite j’entends encore du chahut...et lors de mes temps de pause, je peux voir des écureuils aller et venir. Je me dirige vers le chahut devant moi, celui de droite ayant cessé.

Il me faut escalader un escarpement entre les cèdres, vers un bouquet de boulots et de pins. Arrivé à l’endroit d’où venait le charivari, je ne trouve qu’une construction légère (un jeune ?) et tout bruit a cesseé. Je vais m’asseoir un long moment sur une pente déboisée et écouter en silence, mais toute activité semble avoir cessé et au bout d’une ½ heure j’entame la descente vers la vallée qui me guidera vers la route et le camp (je calque la direction de ma progresseion sur le son d’une cascade pour repérer la creek).

 Je suis dans une certaine confusion : ces mouvements bruyants sont-ils l’oeuvre d’écureuils ou de jeunes Saquatches ? Cela mérite approfondissement.

Mais l’incident le plus marquant sera une série de «knocks» en fin d’après-midi. Le premier viendra de la direction du chemin principal menant au camp, vers la droite. Il obtiendra une réponse provenant de la gauche qui elle-même obtiendra une réponse du premier émetteur. Il est entre 17h12 et 17h19.

A 17h35, un nouveau «knock» vers la droite et du même endroit que lors de la première série. Une réponse identique une minute plus tard à laquelle il sera répondu une minute plus tard encore.

Nous avons donc eu 6 «knocks» en l’espace d’une demi-heure.

Vendredi 11/09

Je pars en exploration vers le plateau rocheux dans la forêt. C’est de là que provenait les «knocks» d’hier.

Le contournant vers la gauche j’avise une construction que j’avais antérieurement filmée et un peu plus loin une autre que je ne me souvenais pas avoir vue auparavant. Je m’arrête pour la filmer et soudain j’entends des pas qui s’éloignent calmemement et prudemment vers ma gauche mais je n’aperçois pas l’auteur, ma caméra tourne mais je doute qu’elle puisse enregistrer quelque chose. Je me dirige vers l’endroit mais il m’est impossible d’y accéder aisément en raison de la végétation et j’abandonne, jugeant l’entreprise inutile.

Pour moi il s’agissait clairement de pas produits par un bipède, comme quelqu’un qui marche avec précaution.

Samedi 12/9

Aujourd’hui c’est le jour du départ pour moi. Je vais quitter le camp ce soir pour rejoindre demain un ami que je n’ai plus vu depuis longtemps et qui habite sur une des nombreuses île du golfe séparant le continent de l’île de Vancouver.

Mais auparavant je vais examiner l'arrière de la caravane, zone proche que je n'ai pourtant jamais explorée.

Un sentier étroit monte de la creek vers la caravane et s'arrête à quelques mètres en contre-bas derrière un gros tronc abattu d'où l'on peut aisément observer ce qui se passe dans le camp. Je découvre sur le sentier un champignon fraîchement retourné et les signes de passages fréquents. Je suis tout à fait sûr qu'il ne s'agit d'aucun de nous : je n'ai jamais été dans cette zone auparavant et notre collègue canadien avec ses 130 kgs (ou pas loin) serait totalement incapable de remonter le sentier de la creek vers le camp.

Je passerai la nuit chez Rob.

Conclusion :

Je peux estimer être globalement satisfait de Sasquatch 2009, mais je regrette que Philippe n'ait pas pu venir et que de ce fait je n'ai pu bénéficier du nouveau piège optique : nous aurions peut-être pu savoir qui venait chercher les fruits laissés en offrande.

Maintenant nous allons devoir penser à la prochaine expédition, l'année prochaine.

C’est ainsi que s’achève «Sasquatch 2009»

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21/11/2009

Les Survivants de l'Impossible

Afffiche colloque 2010 pour site

Loup de Tasmanie, Mammouth, Moa,...voilà des noms qui font rêver car ces animaux ont disparu de la surface de la Terre...

Enfin ! c’est ce que disent la plupart des scientifiques, mais s’ils se trompaient et si certains d’entre eux n’avaient pas totalement disparu ? Qu’en penser ?

Des scientifiques et des chercheurs qui, eux, croient en la possibilité de cette survivance pour certains d'entre eux viendront en débattre avec le public lors du 9e Colloque Européen de Cryptozoologie, le w-e du 17 au 18 avril 2010 à 6663 Engreux (Ardenne belge)  (Notez ces dates !!!). 

Y participera notamment le Pr. Franco Tassi, ex-directeur du Parc Naturel des Abruzzes et actuellement directeur du centre d'études écologiques des Apennins (Italie) .

Si vous le désirez vous pouvez vous pré-inscrire (cela ne vous engage en rien) et recevoir le programme en exclusivité; envoyez-nous un petit mot sur

abepar[arobase]ymail.com

Et surtout n'oubliez pas de faire passer le message à votre entourage (amis, voisins, forums, revues, websites, etc...), que vous vous sentiez concerné ou non.

23:24 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/09/2007

Il vous reste un mois...

... pour vous inscrire au colloque du 03-04 novembre, la date limite d'inscription étant le 15 octobre. Donc ne tardez plus à venir nous rejoindre!

20:53 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2007

Accompagnez-nous !

annonce blogs

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24/08/2007

Les détails de notre prochain colloque

affiche définitive

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05/08/2007

Réponses à vos dernières questions

Je vais tenter de répondre à toutes vos questions en une fois.

Pierre-Marie : oui, c'est vrai et c'est une question qui me tracasse. On peut estimer que dans la coulée des "Skunk Cabbages"  le tapis de feuilles empêche toute empreinte de s'imprimer. Pour la plage le long du ruisseau où l'empreinte fut découverte, je n'ai pas trouvé de seconde empreinte "directement" près de la première mais il faut dire que je n'ai pas pensé chercher; c'est une erreur de ma part, et j'ai le sentiment de ne pas avoir peut-être réfléchi plus loin que la découverte de cette empreinte. Par contre Scott non plus et je sais qu'il a parcouru l'endroit alors que moi je cherchais plus vers la forêt, or il ne m'a pas annoncé en avoir découvert d'autres. Cela dit, je ne crois pas qu'il s'agit d'un canular (bien sûr j'y ai pensé), le seul pouvant le monter étant Scott mais je ne crois pas qu'il s'amuserait à cela. Je vais en tout cas lui exposer le problème, à lui et à d'autres chercheurs, de l'absence visible d'autres empreintes. Et au Texas ce fut la même chose : toujours une seule empreinte à chaque fois. De toute façon, chaque nouvelle expérience permet de se poser des questions et d'aller plus loin.

Romain : Non, pas tant que cela, car cela dépend aussi de la distance parcourue et de la difficulté du terrain. Quand on cherche à découvrir des indices ou à voir des animaux, on peut passer des heures sans parcourir beaucoup de distance. Non, sans doute pas de contact bref. Nous avons directement braqué nos torches dès le bruit et fouillé la zone un animal se serait fait coincé, surtout avec nos amplifiacateurs de lumière et à infra-rouge qui permettent de voir presque comme en plein jour. Aucune empreinte (nous avons fouillé la zone en détail le lendemain). Donc nous estimons qu'il doit s'agir de la chute d'une branche de pin morte.

Je crois que la question de la reconnaissance (ou plutôt de la non-reconnaissance) de l'existence du Sasquatch/Bigfoot dépasse de loin la zoologie et ressort plus des croyances et des préjugés scientifiques ou plus exactement de certains scientifiques, puisqu'il y a de plus en plus de scientifiques qui s'intéressent au sujet. D'autre part tant que la Presse et les média (mais il y a des exceptions) traiteront le Sasquatch (et les autres animaux inconnus) au côté des phénomènes paranormaux, il aura toujours mauvaise presse auprès de certains scientifiques qui auraient trop peur pour leur carrière de s'intéresser au sujet comme ils le feraient pour toute autre énigme scientifique.

Quant à savoir si un ours aurait pu effrayer un Sasquatch, non, un Sasquatch est beaucoup plus puissant qu'un ours noir (le seul présent dans la région) qui a la taille d'un homme.

Desertstormx : Rassurez-vous notre prochaine expédition Sasquatch 2008 aura lieu en Colombie Britannique. En effet, nous avons reçu des infos récentes de notre collègue canadien qui nous incitent à y aller.

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10/07/2007

Notre prochain colloque (Bloquez déjà vos agendas !)

 

affiche définitive

 

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19/06/2007

Dimanche 03 et lundi 04 juin

Ce matin nous démontons le camp. Il nous faudra 2h30 pour y arriver, ensuite directon Waldron pour réparer le pneu, ce qui est fait en 3/4 d'heure environ, puis direction le Texas. Nous arrivons à Conroe vers 20h et nous passerons la nuit dans un hôtel. Le lendemain nous prendrons notre vol pour l'Europe.

Ainsi s'achève Sasquatch 2007.

Le temps est venu d'en tirer bilan et analyse pour un prochain Sasquatch 2008. Mais ceci sera une autre histoire....

Résumons-nous...Nous n'avons, cette année, relevé aucun indice (sauf ce fameux coup sur les arbres) de présence de Bigfoots dans la Sam Houston National Forest, contrairement aux autres années. La cause en serait peut-être les perturbations engendrées par les battues en vue d'éliminer les cochons sauvages. Renseignements pris en consultant les sites dédiés, il y aurait plus de 2 millions de cochons sauvages rien qu'au Texas !!! Faisant de cet Etat l'Etat le plus peuplé en cochons de tous les USA. On peut en déduire, sans trop se tromper, qu'ils reviendront sous peu dans la SHNF et que de ce fait nous avons du mal à saisir la raison profonde de cette entreprise d'éradication, car il est illusoire de vouloir éliminer la totalité des cochons au niveau de l'Etat et en imaginant que l'on y arrive, vu les méthodes employées pour y parvenir cela causerait des perturbations écologiques graves, sans compter qu'en moins de 10 ans des individus provenant des Etats voisins repeupleront le Texas, le cochon étant un animal plutôt prolifique.

Nous devrons discuter en réunion de l'opportunité de retourner dans la SHNF ou de changer de forêt, tout en restant au Texas. Nous tiendrons de toute façon à l'oeil les témoignages qui seront rapportés cette année. L'autre option est de changer carrément d'Etat. La Californie et les Etats de la côté ouest des Etats-Unis sont quasiment exclus en raison du prix du billet d'avion, pratiquement le double d'un billet pour le Texas. Quant à la Colombie Britannique, on en discutera par ailleurs....mais là, j'ai aussi quelques projets dont je reparlerai en temps opportun.

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18/06/2007

Samedi 02 juin

Notre dernière excursion dans la Ouachita National Forest. Nous nous rendons dans une zone que nous n'avons jamais explorée.Après avoir laissé la voiture à l'entrée du bois, nous prenons un chemin forestier très praticable à pied. Nous croisons une biche qui traverse la route de gauche à droite en bondissant, sans émettre le moindre bruit ! Ca nous fait réfléchir sur la faculté qu'ont les animaux à se déplacer sans aucun bruit.
Ouachita cabane de trappeur

Arrivés à une fourche nous discutons pour savoir si nous allons nous séparer : deux prendraient le chemin à droite (A8000 A sur la carte) et les deux autres à gauche (A 8000), jusqu'à la rivière de la Black Fork Fourche ensuite arrivés chacun au bout du chemin nous tenterions de faire une jonction. Je m'oppose à ce projet, car nous ignorons ce que nous trouverons alors : des forêts impraticables ou des falaises ou d'autres obstacles insurmontables et puis il y a le risque de se croiser sans se retrouver. Nous décidons finalement de continuer sur la 8000 A. Mais nous nous séparons encore en 2 groupes et selon mon habitude je préfère rester en retrait. Philippe m'accompagne alors que les deux autres partent devant.

Nous suivons à une bonne distance et finalement nous tombons sur une grande cabane de trappeur en rondins abandonnée, comme dans les westerns, dont les fenêtres sont occultées par des planches. Nous la dépassons et arrivons dans une clairière.

Par où se diriger ? Nous ne voyons aucune trace de nos deux compagnons. Probablement ont-ils en toute logique pris la voie rocailleuse qui descend vers la rivière. Mais ne trouvant aucune trace d'eux au bout de 100 m je propose à Philippe de rebrousser chemin et de retourner prendre la 8000 pour les y attendre.

Nous repassons devant la cabane, rejoignons la fourche et nous engageons sur la 8000A. Au bout de la longue route forestière, nous n'avons toujours pas de traces de nos compères et décidons de rebrousser chemin pour rejoindre finalement le véhicule.

Que ne fut pas notre surprise d'y trouver L. et F. qui nous attendaient tranquillement ! Par où donc sont-ils allés ? Et d'apprendre qu'ils étaient dans la "cabane de trappeur" quand nous sommes passés devant. Non, nous n'avons pas entendu non plus leurs appels et le klaxon de la voiture. On pourrait intituler cet épisode :"Comment se louper sur le même chemin".

Avant de reprendre la route, nous découvrons une petite mante religieuse sur l'antenne du véhicule et nous nous lançons dans une traque aux tiques qui infestent nos vêtements.

Nous devons retraverser les routes forestières pour rejoindre la route asphaltée qui doit nous mener à Waldron où nous décidons de prendre de l'essence avant de rentrer au camp.

Soudain nous entendons un bruit suspect provenant de l'arrière du véhicule, à droite, et nous arrêtons sur le bord de la route. Un pneu crevé ! Il est 18h et nous craignons de ne pas trouver un garage. Nous montons la roue de secours et nous dirigeons vers la première pompe à essence que nous croisons. On nous renseigne aimablement de nous rendre à l'hypermarché Wal-Mart (la plus grande chaîne au monde, ouvert 24/24 heures et 7/7 jours) de Waldron : ils ont un service qui ne s'occupe que des pneus et des vidanges d'huile. Arrivés à Waldron, le service est bien sûr fermé mais il ouvre le dimanche de 10h à 17h ! Nous sommes sauvés !! Pourvu simplement que le pneu de secours tienne le coup sur les pierres des chemins forestiers qui doivent nous mener vers notre camp. L. roulera à une vitesse d'escargot mais, la chance étant avec nous, nous arrivons sans problème au camp. Nous n'étions pas pour autant à la fin de nos surprises et émotions....

Après le repas du soir et après avoir observé les étoiles dans un ciel dégagé, nous étions occupés à discuter des carences de l'enseignement quand soudain un grand bruit  derrière les tentes, comme si quelqu'un s'était pris le pied dans une racine et reprenait son équilibre. Nous avons immédiatement braqué nos lampes vers l'endroit, mais rien ! Nous fouillâmes la zone de nos lampes, nous avançant même, mais toujours rien. Plus de manifestation cette fois. Qu'était-ce un visiteur nocturne ou une branche de pin morte tombant sur le sol ?

Demain, nous remballons définitivement...

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15/06/2007

Vendredi 01 juin

Pour notre promenade quotidienne nous décidons de visiter une autre partie de la forêt.

Rien de spécial à signaler lors de cette sortie.

Au retour nous croiserons sur la route une superbe mygale qui, sans s'occuper de nous, vaque à ses affaires. Il s'agit selon moi d'un mâle.

Mygale

Quand nous atteignons l'endroit où nous avons laissé la voiture, nous entendons des aboiements et quatre chiens se précipitent sur moi : un grand brun et trois petits noirs, des bébés apparemment. Je leur parle et ils viennent tout autour de nous. Je crois aux premiers abords qu'il s'agit d'une femelle et ses jeunes. Nous leur donnons ce que nous trouvons dans le coffre de la voiture : un paquet de tortillas et de l'eau. Ils se ruent sur les tortillas, c'est alors que je me rends compte que la femelle est...un jeune mâle adolescent. Je ne peux identifier le sexe des trois bébés qui ne doivent, selon F. (qui est vétérinaire), n'avoir que 4 mois. Ce sont d'adorables boules de poils noires de style terre-neuve. Ils paraissent tous les quatre en bonne santé. Malheureusement il nous est impossible de les prendre avec nous (comment les ramener en Europe ?) et cela nous attriste énormément, surtout lorsqu'ils se mettent à courir derrière la voiture dans l'espoir que nous les prenions. Heureusement, ce qui nous console, est qu'il y a des habitations non loin et que ce chemin semble assez fréquenté : quelqu'un les prendra bien.

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Jeudi 31 mai

8h30. Les autres ronflent encore sous leurs tentes lorsque je sors de la mienne. Cette nuit il n'a pas plu et un colibri passe en vrombissant comme un énorme bourdon. C'est le premier colibri que je vois depuis 3 ans (sauf au Canada) : on n'en a jamais vu au Texas depuis qu'on y va. Nous allons aujourd'hui explorer une zone à plus d'une heure de voiture de notre camp.

Nous garons la voiture sur un parking non loin de l'entrée d'un sentier interdit aux véhicules motorisés, puis entamons la promenade.

Comme j'en ai souvent l'habitude, je me laisse distancer par le groupe qui bavarde bruyamant. Bientôt ils disparaissent à ma vue et je peux enfin prendre mon temps pour observer, soudain j'avise sur le sol du sentier une...empreinte d'ours ! C'est incontestablement une très belle empreinte de patte arrière d'ours. J'ai déjà eu l'occasion en 1999 d'observer et de photographier des empreintes d'ours dans le parc naturel des Abruzzes, en Italie. Celle-ci y ressemble beaucoup et par la taille et par l'aspect. Je la filme et je rejoins les autres." A force de bavarder et de courir comme des marathoniens, on passe à côté de choses remarquables, en l'occurence une superbe empreinte de patte arrière d'ours", leur fis-je. Et de retourner en arrière pour la voir.

Nous continuons notre route quand soudain nos narines sont agressées par une forte odeur de fauve. Ce n'est pas une odeur de porc sauvage, cela ne peut être qu'un ours et il tout près. Il nous a repéré, c'est incontestable. D'après les rangers que nous avons rencontrés, les ours sont nombreux dans la Ouachita National Forest mais très timides et de ce fait on les aperçoit rarement.

L'odeur nous suivra quelques dizaines de mettre mais jamais nous n'entendrons le moindre bruit ni ne verrons l'ours en question.Nous continuons notre avance dans la forêt et nous tombons sur de multiples empreintes d'ours.

Traces d'ours 2

Nous croiserons également une dinde avec ses dindonneaux. La pauvre fera tout ce qu'elle peut pour nous éloigner d'eux en tentant à ce que nous la poursuivions, efforts bien inutiles puisque ce n'était pas notre intention. Nous trouverons également la "salle de récréation" d'un ours. Des empreintes nous amenèrent à un petit dégagement piétiné où nous trouvâmes des pins dont le tronc rugueux avait servi à l'ours pour se gratter le dos (les ours adorent ça !) et d'autres lacérés par les griffes du plantigrade. Les ours raffolent de la sève des pins. On a pu aussi déceler sur le sol la marque de ses fesses, là où il s'était assis.

Nous ne nous sommes pas trop attardés sur les lieux, pas vraiment envie de se trouver en face du propriétaire, quoique celui-ci aurait sans doute hésité à s'approcher.

Nous décidons de couper par la forêt pour rejoindre notre voiture. Nous retrouvons en effet le chemin principal sans incident et à quelques centaines de mètres du parking où nous avons garé la voiture nous tombons sur un magnifique tas d'excréments qui vient d'être laissé sur la route par un ours, peut-être celui que nous avons senti il y a maintenant plusieurs heures. Ainsi va s'achever notre journée.

Crottes d'ours

 

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14/06/2007

Mercredi 30 mai

Il est 10h30 et depuis des heures il pleut et l'orage gronde, nous confinant dans nos tentes.

10h40, le déluge semble un peu s'apaiser. Pas de visite d'ours cette nuit. Si la pluie se calme ce sera bon pour relever des taces sur le sol trempé. Enfin, la pluie cesse vers 11h. Nous voulons régler le problème de l'ours. Nous allons voir à l'endroit d'où provenaient les grognements et...tombons sur une mare (pas la même que celle où nous avions trouvé nos premières traces d'ours) et sans aucune trace d'ours. Soudain, la Lumière éclaire nos esprits européens : l'ours en question ne serait-il pas plutôt un amphibien, une grenouille-taureau (Rana catesbeiana)? Cela nous deviendra de plus en plus évident les nuits suivantes, surtout quand nous nous rendrons compte que notre "ours" n'en profitera pas pour venir rendre une petite visite au camp lors de nos absences.

Après un très frugal repas, nous nous mettons en route pour un périple de 4h. Nous descendons la colline derrière le champ de trèfles. Quelques empreintes d'ours mais rien concernant un quelconque Bigfoot. Au fond du vallon coule une creek sauvage. Nous longerons son cours pendant un long moment, puis un ancien chemin dévoré par les herbes. Nous rentrons au camp vers 18 h, bredouilles.

A 19h, nous décidons de prendre la voiture et d'aller faire un tour dans les environs. Nous poussons jusqu'à Mena pour faire le plein et mengeons dans une pizzeria d'une chaîne bien connue de part et d'autre de l'Atlantique. Nous sommes les seuls clients. Nous rentrons au camp vers minuit après avoir fait quelques courses : je devais m'acheter un sac de couchage n'ayant pas emporté le mien, le Texas étant plutôt chaud, et un couteau, le mien s'étant littéralement démonté lors du montage du camp.

Copie de Roadrunner

Tout au long de cette sortie nous croiserons un tatou vivant (le nombre de tatous écrasés est énorme et ceux-ci jouent un peu le triste rôle des hérissons en Europe), un road-runner que Philippe a photographié (non ! il ne faisait pas "bip-bip - vrooom" et n'était pas poursuivi par un coyote à l'air idiot), un jeune lapin (qui ne disait pas "quoi de neuf, docteur?").

Lapin

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13/06/2007

Mardi 29 mai

Nous reprenons la route et décidons de pousser vers l'Arkansas où, selon Léon, également des observations auraient été faites. Nous nous rendons ainsi vers Mena puis vers Waldron pour enfin entrer dans la Ouachita National Forest.

Nous décidons d'installer notre camp dans la forêt, non loin du Lake Hinkle. Les installations du camping public de Little Pines nous permettront de prendre notre douche tous les 2-3 jours.

Après avoir visité plusieurs endroits dont un endroit au bord d'un étang où nous repérons des traces d'ours (il s'agit de l'ours noir ou ours américain, appelé aussi baribal. Il est plus petit que son cousin l'ours brun dont fait partie le grizzly), nous nous décidons pour un lieu aux abords d'une prairie de trèfles d'où nous pouvons admirer les hautes collines avoisinantes. Le paysage me fait irrésistiblement penser au nord de la Californie, que j'ai eu l'occasion de vister en 2003 : de hautes collines couvertes de forêts à perte de vue. Le site est encore plus sauvage que la SHNF.

Ouachita map

 

Ouachita camp

Nous montons le camp. Il a commencé à pleuvoir et la nuit tombe. Soudain une série de grognements provenant de derrière les arbres à une vingtaine de mètres du camp. Un ours ! Nous sommes sur le territoire d'un ours et il manifeste son dérangement, pourtant il fait nuit et les ours sont diurnes, au contraire du Bigfoot qui est davantage nocturne que diurne. Mais il ne se montre pas, sans doute méfiant face à quatre mâles humains.

Camp Arkansas

Je suggère d'entourer le camp d'un périmètre de sécurité constitué d'une corde et d'objets métalliques afin de nous avertir de toute tentative d'intrusion de nuit.

Nous tendons aussi notre bâche au-dessus de notre table, un lieu qui nous abritera en temps de pluie, comme il l'a fait dans la SHNF.

L'installation du camp vient d'être terminée que la pluie cesse de tomber.

Malgré l'ours qui grogne, et qui se tient toujours caché, nous irons dormir.

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11/06/2007

Lundi 28 mai

Nous terminons d'emballer vers midi et nous prenons la route en direction de l'Oklahoma via Dallas, soit quelque 550 kms. Le voyage se passe sans histoire et nous passons la nuit dans un motel du côté d'Idabel.

Problème : nous découvrons que nous n'avons pas de couverture téléphonique pour nos téléphones mobiles.

23:10 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Break

A mi-parcours de notre expédition et alors que nous avons décidé de quitter la SHNF, il est temps de faire une pause et de répondre à quelques questions que vous avez posées ou...que vous nous poserez peut-être.

Tout d'abord à celle de DM.

Si vous nous avez lus attentivement vous aurez remarqué que nous avons acheté la carte d'acquisition vidéo au Texas, donc il nous était impossible d'installer les pilotes avant le départ. Pourquoi ne pas l'avoir achetée en Europe ? Tout simplement parce que nous avons eu les caméras (et des problèmes) et acheté le notebook quelques jours avant le départ et le temps aurait de toute façon manqué pour s'initier à Vista et installer la carte, alors que nous avions encore mille choses à faire. De plus acheter aux USA revenait moins cher : 53 $ contre 80 € pour la même carte d'acquisition !

Quoi de neuf avec Kira et Benoit qui devaient venir nous rejoindre ?

Kira a été opérée le lundi de notre départ, mais des complications imprévues sont intervenues et l'ont obligée à rester sous surveillance médicale l'empêchant de venir ainsi nous rejoindre. Aujourd'hui, les choses sont rentrées dans l'ordre.

Quant à Benoit, il ne recevra le remboursement de son billet que dans quelques semaines et il s'est trouvé qu'il n'avait plus les possibilités de s'acheter un nouveau billet, billet qui coûte quand même 450 Euros environ.

Ah ! encore une chose. Philippe a fait des dizaines de photos magnifiques qu'il nous enverra sous peu sur CD-rom. Nous en utiliserons quelques-unes pour illustrer le blog et pour les autres je verrai si je peux en faire un album-photo on-line.

Maintenant, après ce break, reprenons le cours de notre aventure....

16:15 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Dimanche 27 mai

Une question nous tracasse : depuis que nous sommes dans la forêt nous n'avons relevé AUCUN indice de la présence de porcs sauvages, or les années précédentes nous avions senti leur odeur à plusieurs reprises, vu leurs traces de pieds, entendu leurs cris et même découvert un cadavre. De même nous avons croisé peu de cerfs durant nos sorties en comparaison aux deux années précédentes où à peu près à chaque sortie nous en rencontrions, en tout cas aucune biche suitée contrairement à 2005 où nous avions monté notre camp à la même période, souvenez-vous. Justement la visite du ranger Billy ANDERSEN va nous permettre d'éclaircir le mystère des cochons.La première chose que nous lui demandons c'est un endroit un peu plus retiré et moins fréquenté. Il nous indique sur la carte que nous possédons plusieurs lieux qui pourraient nous convenir. Nous avons le sentiment qu'il sait ce que nous venons faire dans la forêt, mais nous nous gardons bien de lui en faire part ouvertement. Puis nous glissons la question sur l'absence de traces de cochons. Il semble gêné et nous répond évasivement qu'ils ont été exterminés avant de revenir sur la première question.

Le ranger ANDERSEN parti nous commençons à nous poser certaines questions.Cette extermination a dû avoir lieu en hiver, saison où les sous-bois sont largement ouverts et les cahcettes difficiles. Ensuite la forêt a dû être envahie par des dizaines d'hommes, de chiens, de véhicules, de chevaux, sans parler les fusils. Cette effervescence - qui a dû s'étendre sur plusieurs jours, voire semaines - a incontestablement perturbé toute la faune, et pour plusieurs mois sans doute. Ceci expliquant peut-être cela.

Nous nous réunissons et décidons de lever le camp le lendemain, jugeant que nous n'avons plus rien à faire dans cette forêt. Mais où aller ? Une autre forêt texane ou carrément émigrer vers l'Oklahoma ou l'Arkansas, deux des Etats voisins situés au nord du Texas ? L'inconnue immédiate est que nous ignorons si cette extermination a aussi touché les autres forêts texanes ou si elle fut limitée seulement à la SHNF. Dans le doute, L. suggère de nous rendre en Oklahoma ou en Arkansas où il prétend qu'il y a eu des observations récentes. N'ayant pas consulté les témoignages de ces Etats avant le départ, je l'ignore. J'ai donc une réticence à le suivre, mais les autres semblent rallier son opinion. Je cède donc, pas convaincu que nous faisons une opération rentable.

03:08 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/06/2007

Samedi 26 mai

Nous recontactons Billy pour l'informer que nous n'avons pas encore vu la personne qu'il nous avait promis d'envoyer...et nous apprenons que le pick-up qui était passé hier soir était cette personne. Pourquoi ne s'est-il pas arrêté ? Mystère. Billy nous promet de nous envoyer quelqu'un d'autre.

Comme il faut quelqu'un au camp pour attendre notre nouveau sauveteur et comme je souffre d'une ampoule au pied, je décide de rester au camp alors que les autres se rendent en forêt. Une nouvelle tempête tropicale se déchaîne sur la forêt.

Au bout d'une heure elle se calme et j'entends arriver un véhicule. Un gigantesque pick-up rouge s'arrête à hauteur du camp. Je m'avance vers lui et salue le conducteur qui vient nous sauver. Il place son camion contre le flanc de notre voiture et sort les pinces. Au bout de quelques essais le moteur démarre. Je remercie le Texan qui refuse d'être dédommagé pour sa peine. Je laisse tourner le moteur une quarantaine de minutes, question de recharger la batterie.

Trois heures plus tard les autres rentrent au camp, trempés jusqu'aux os.

23:17 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Vendredi 25 mai

Il pleut toute la matinée. Des ruisseaux coulent sous la table de notre "salle à manger" (une bâche tendue au-dessus d'une table et quatre chaises), l'occasion de prendre une douche tropicale. L'affût de la nuit n'a rien donné.Dans l'après-midi Philippe et moi partons explorer la forêt au-delà du coupe-feu du pipe-line. Nous ne découvrirons rien, mais entendrons des meuglements de vaches provenant du marais.

Nous avons réussi à atteindre Billy qui promet de nous envoyer quelqu'un. En début de soirée, une voiture se présente, passe devant l'entrée de notre camp et va faire demi-tour au fond du cul-de-sac. Léon sort sur le chemin mais la voiture repasse sans s'arrêter. Sont-ce des braconniers ou autres indélicats qui voyant Léon dans sa tenue verte et l'arrière blanc de la voiture s'imaginent que nous sommes des rangers et décident de ne pas insister?Après le repas du soir, nous faisions des essais avec les puissantes lampes de 2.000.000 de chandelles munies d'un filtre infra-rouge et nous concoctions un système liant une caméra sur une lampe, quand soudain un long hurlement sinistre et haut perché part de la forêt juste derrière notre camp. Un coyote ! Nous en sommes tout retournés intérieurement et nous mettons quelques minutes à reprendre nos esprits.C'est à notre tour, Philippe et moi, de passer la nuit à l'affût de minuit à 6h du matin. Six longues heures à attendre vainement que quelque chose se passe. Derrière nous le marais et devant nous, coupé par le coupe-feu du pipe-line, le marais, encore. La nuit est mortellement calme, seulement troublée de temps à autre par le plouf caverneux d'une grenouille ou le chant monotone et bref d'une autre (certaines n'émettent épisodiquement qu'un seul croak). J'imagine peuplant le marais, non pas de banales grenouilles et crapauds, mais des êtres mi-grenouille mi-homme et appartenant à un autre monde.

Le soleil se lève paresseusement sur la forêt, encouragé par le hululement intermittant du Great Horned Owl (le hibou moyen-duc américain).

18:52 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/06/2007

Jeudi 24 mai

Alors que je reste au camp pour tenter de monter les caméras de surveillance, les autres se dirigent dans la direction du marais afin d'y construire un affût.

Je vais tenter de raccorder le boîtier de la carte d'acquisition externe achetée hier au notebook, seul moyen d'enregistrer les images prises par les trois caméras.

Je place le disque d'installation des logiciels dans le compartiment du lecteur de disques, je lance la procédure d'installation. Tout semble bien se passer mais soudain...échec ! Je recommence. Re-échec ! Je comprends ce qui se passe : le responsable n'est autre que le noueau système d'exploitation Windows Vista, installé d'office sur le notebook. Et je n'ai aucun moyen d'accès à Internet pour aller chercher le driver qui pourrait me tirer d'affaire ! J'enrage. Mais un second problème va surgir : la batterie du notebook montre des signes de faiblesse et je me vois obligé de la brancher sur la batterie de la voiture alors qu'une puissante lampe de deux millions de candélabres est déjà en charge. Cette opération aura pour conséquence d'épuiser à son tour la batterie de la voiture et de nous clouer sur place.

Entretemps les 3 hommes sont revenus de leur construction. L.B. et F.S décident d'y passer la première nuit. Je resterai au camp avec Philippe COUDRAY. Quant au problème de batterie de voiture, nous tenterons demain de contacter Billy, le fermier de l'année passée, et de voir s'il peut nous dépanner.

22:29 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Mercredi 23 mai

Vers 3h du matin, je suis réveillé (quand nous sommes dans la nature nos sens primitifs se réveillent). J'entends nettement les pas d'un bipède marchant avec précaution dans l'herbe autour de ma tente, mais comme j'ai entièrement fermé la bâche extérieure pour éviter que la pluie n'inonde l'intérieur, je ne peux ni voir qui se déplace ni savoir où exactement. Je ne bouge pas et j'écoute les pas, prêt à réagir. Soudain j'entends le zip d'une tirette de tente que l'on ouvre. Quelqu'un tente de pénétrer dans ma tente !! Je crie en anglais : "Go AWAY ! "("fouts le camp").

- "Hé ! ça va, ce n'est que moi qui suis sorti !"

La voix de L.!... Quelle trouille ! Et le zip était celui de sa tente ! Je ne l'ai pas entendu sortir de son abri et je n'ai pas vu non plus le faisceau de sa lampe de poche.

Il me demande le lendemain pourquoi j'ai crié en anglais, est-ce que je crois que le Bigfoot parle anglais ?

Cela dit, les deux autres n'ont rien entendu de cet événement et donc n'ont pas bougé.

Aujourd'hui nous décidons d'aller visiter le grand étang près du camp. L'endroit est de toute beauté. Nous apercevons un petit héron et un serpent qui nage dans l'eau. Les grenouilles chantent autour de la pièce d'eau. A ce propos, dans les arbres autour de notre camp, contrairement aux deux années précédentes, les nuits sont peuplées des coassements des rainettes. Nous continuons par le Biking trail vers la ferme des Mac Kenna puis nous revenons au camp par le même chemin.

Ce soir nous irons manger au Golden Corral de Huntsville.

01:16 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Mardi 22 mai

Cette nuit il a plu de 4h à 6h et à 7h nous avons subi un orage. On appelle cela là-bas une tempête tropicale. Un tronc d'arbre pourri s'est écroulé juste derrière la tente de F.S.; heureusement sans dégât. L'après-midi nous avons décidé de partir vers la grande mare que nous avions découverte l'année passée et dont le sable de la plage était crevé d'empreintes de cerfs et de cochons sauvages. 

Je prends rapidement l'avance sur mes compagnons car je n'aime pas beaucoup les déplacements en bande : trop bruyants. Je m'enfonce donc seul dans le marais, passage obligatoire pour se rendre à l'étang, en espérant que les trois hommes vont me suivre. Au bout de quelques pas j'aperçois le flanc d'un cerf de Virginie et la queue blanche d'un autre qui s'enfuient silencieusement à mon approche, imaginant que je ne les ai pas aperçus.

La zone est inondée mais pas impraticable et un ruisseau y serpente. Je découvre ainsi plusieurs mares dont certaines sont vertes de végétaux.

Le plouf bref et sonore de l'une ou l'autre grenouille est seul à troubler la quiétude des lieux. Le spectacle est fantastique et l'apparition d'un Bigfoot serait tout à fait opportune. Entretemps il semble que je me sois écarté de la voie menant à la grande mare et mes compagnons sont invisibles.

Je suis un sentier tracé par des vaches, l'empreinte de leurs sabots l'atteste; peut-être va-t-il me conduire jusqu'à l'étang.

Je débouche sur un chemin envahi par les herbes et par la même occasion je quitte le marais et tout espoir de retrouver la grande mare. Je traverse le chemin et m'enfonce à nouveau dans les bois avant de faire une courbe et de sortir sur une grande clairière herbeuse et fleurie. J'y découvre une cage-piège dont la porte est ouverte mais le mécanisme bloqué. Au fond et à l'entrée moisit un tas de grains de maïs. Le nom de famille du propriétaire, ainsi que son adresse, inscrit sur une plaque de métal suggère qu'il est amérindien. Que capture-t-il avec cette cage : un porc sauvage ou un cerf ? Je reprends le chemin que j'avais quitté peu avant et je le reconnais : il s'agit d'un chemin cul-de-sac parallèle au nôtre et qui rejoint la route principale. Mes godasses haute-tige commencent à m'irriter le tibia. Je m'arrête pour renouer les lacets plus bas, la fatigue commence à se faire sentir. J'arrive au chemin principal, mais décide de prendre le Biking trail à travers bois. Je n'y coise que les empreintes d'un coyote et arrive enfin au camp.Seul F. m'y attend. Où sont les 2 autres ? Partis chez les rangers pour signaler ma disparition. Ben voyons ! F.S., le vétérinaire, les appelle pour leur annoncer mon arrivée au camp et leur commander d'aller acheter des bières. Au retour L.B. me confirme bien qu'ils se sont rendus chez les rangers. J'entre dans une vive colère ! Déranger les rangers parce que j'arrive 2 heures après eux est totalement stupide ! "Si tu avais été mordu par un serpent ou que tu t'étais cassé une jambe ou fais une entorse. Et puis même, tu n'aurais pas survécu à passer la nuit dans la forêt !" C'est oublier que j'ai passé mon enfance et ma jeunesse à la campagne et que les bois ça me connaît ! Je déteste qu'on me prenne pour un "citadin", surtout qu'il m'a déjà fait le même coup il y a 2 ans ! De plus j'avais avec moi une boussole, un couteau de survie et une lampe, dans une zone de la forêt connue. En outre les serpents n'attaquent pas les humains spontanément, on n'est pas au cinéma ! Si je n'étais pas arrivé le lendemain, il était toujours temps d'alerter les rangers....

Cela dit, j'apprends qu'ils ont entendu des coups sur les arbres et ont cru que c'était moi qui leur faisais une plaisanterie. Je démens bien sûr toute responsabilité. Alors qui est l'auteur de ces coups ?

01:00 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/06/2007

Sasquatch 2007 a vécu!

Vous vous demandiez sans doute pourquoi ce long silence...Eh bien ! Nous sommes partis le 21 mai et revenus hier.
Lundi 21 mai.

Donc nous voilà partis à quatre pour le Texas. Quelques petites tracasseries administratives à Londres et 9 heures plus tard nous débarquons à  Houston. Nous y perdons un temps fou à choisir une voiture car celle que nous avions réservée était trop petite pour tous nos bagages. Ensuite nous faisons quelques courses et enfin nous nous dirigeons vers la Sam Houston National Forest (SHNF).

Camp Texas

 

Nous montons les tentes dans la nuit. Nous avons changé d'endroit par rapport aux années précédentes, car nous avons trouvé du verre au sol à l'endroit habituel. L'emplacement que nous choisissons est une clairière un peu en retrait de la route et située à quelques mètres de notre précédent emplacement.

02:48 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/05/2007

Nouvelles du front

Donc lundi j'ai pris possession des 2 caméras de surveillance. Rentré à la maison, mercredi je branche un des récepteurs sur la TV et mis en fonction la caméra. "Pas de signal !" m'indique l'écran de ma TV. Je vérifie, change de canaux...Tout paraît normal, mais toujours pas de signal ! Je change de caméra. Pareil! J'ai un très mauvais présentiment. La tuile s'annonce à grand pas. Demain c'est férié et vendredi je n'ai que la matinée pour régler le problème car l'après-midi et le lendemain en raison du spectacle Bigfoot auquel je participe (voir sponsors et partenaires) je suis indisponible totalement. Vendredi donc j'achète une nouvelle caméra. A la maison tout fonctionne bien et je branche les 2 premières caméras qui....fonctionnent aussi ! Je change de récepteur et tente un nouvel essai avec un des premiers et...il fonctionne, contre toute attente. Résumé : seul le récepteur testé en premier lieu semble ne pas fonctionner. Pourquoi justement ne reçoit-il pas de signal alors que rien n'indique qu'il est défectueux. Mystère !

Nous partirons donc avec 3 caméras et 2 récepteurs. On peut toujours acheter des caméras supplémentaires sur place, si nécessaire. Voilà ! tout semble en ordre et nous pouvons attendre le jour du départ.

Benoit semble décidé à ne pas venir et Kira se fera opérée sous peu et nous rejoindra ensuite, sa convalescence achevée.

11:15 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/05/2007

 Le matos est là!

Les 2 caméras de surveillance et la caméra à panneau solaire sont enfin là ! Je vais les tester demain mais il y a pourtant un double problème: les 2 caméras n'ont pas de détecteur de mouvement et puis il faut toutes les raccorder à un système d'enregistrement et je ne vois qu'un moyen : le notebook. Hélas, nous n'en aurons qu'un seul et qui n'arrivera qu'avec Kira, donc sans doute plusieurs jours après nous. Je ne vois qu'une solution : en acheter un...Ce sera mieux que de ne pas en avoir du tout, avec celui de Kira nous en aurions 2, il en faudrait un 3e pour bien faire...Enfin, on peut toujours espérer gagner au Lotto....

En tout cas nous risquons de n'être que 4 à partir. Nous devrions savoir cette semaine si Benoit nous accompagne.

01:45 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/05/2007

Nouveaux déboires

Benoit nous annonce hier à la réunion que pour des raisons familiales qu'il nous explique il ne pourra sans doute faire partie de l'expédition. Nous trouvons cela dommage.

Kira, de son côté, nous inquiète par des ennuis de santé qui, selon son médecin, pourraient s'aggraver si elle ne prend pas des mesures rapides, ce qui signifie une opération chrirurgicale, bénigne mais nécessaire, et quelques jours de repos. Elle s'angoisse à l'idée de ne pouvoir elle aussi participer à l'expédition. Je lui suggère d'en parler à son médecin et d'envisager de nous rejoindre dans ce cas un peu plus tard après son opération. Heureusement que Benoit et Kira ont pris une assurance annulation.

Par ailleurs j'ai acheté un panneau solaire, mais je vais voir s'il nous est directement utile. En effet comme il ne fait pas office lui-même d'accumulateur il ne peut servir que de jour ou pour charger des batteries et des accumulateurs. Je vais le tester ce w-e.

20:01 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/05/2007

 Inquiétudes techniques

Les deux caméras m'ont été envoyées. Vont-elles arriver demain. J'ai un petit soucis concernant l'alimentation de la caméra de surveillance : il paraîtrait que l'alimentation par batterie de 9 volt ne donnerait pas un résultat optimum, me dit le vendeur. Que faire si c'est le cas ? se rabattre sur des panneaux solaires peut-être, car pas question de trouver une prise de courant en pleine forêt bien sûr ? Grand dilemme !

22:24 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/05/2007

Notre prochaine réunion

Notre prochaine réunion aura lieu ce vendredi. On fera un recencement du matériel à emporter et voir ce qu'il faut compléter.

01:13 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |