22/11/2006

Compte-rendu des expéditions "Sasquatch 2004" et "Sasquatch 2006"

 

15:49 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : bigfoot, sasquatch, expeditions |  Facebook |

 

Copie de Copie de agrandissement empreinte 2005

  • Introduction (très) générale
Carte SHNF
 

C'est lors du 5e Colloque Européen de Cryptozoologie, en 2004, que fut lancée l'idée de monter une première expédition sur la piste du Bigfoot. L'Est du Texas et la Sam Houston National Forest, furent choisi d'abord parce que c'était de là qu'à cette époque provenaient les témoignages les plus récents, ensuite parce que le prix du voyage était relativement bon marché et que pour une première expérience il valait mieux une région du monde politiquement calme et sans risque de devoir résoudre des problèmes logistiques compliqués.

Il n’est pas question sur ce Blog de faire le compte-rendu détaillé de nos expéditions, nous le réservons à notre revue Cryptozoologia, mais d'en donner les grandes lignes.

  • Bigfoot, qui es-tu ?
Bigfoot Janssens-Casteels

Depuis plus de deux siècles plusieurs milliers de témoignages sont enregistrés mettant en scène la rencontre d'humains avec des primates bipèdes, géants et velus ou avec leur empreintes de pieds, voire leurs excréments ou leurs poils.

Ces hommes-singes mystérieux sont appelés "Sasquatch" au Canada et "Bigfoot" aux Etats-Unis, les deux termes étant interchangeables.

Les observations, généralement faites par des témoins accidentels, sont nombreuses tant au Canada qu’aux Etats-Unis. Elles décrivent des rencontres fortuites avec des êtres simiesques de part leur allure générale, crâne, face (mais avec "quelque chose d'humain"), longueur anormale des bras par rapport aux jambes, toison abondante, mais se déplaçant en station verticale. Généralement, les observations sont de courtes durées, de la seconde à, plus rarement, une dizaine de minutes. Le plus souvent, le lieu de l’observation est une zone reculée, très boisée où les témoins campent, pêchent ou chassent. Il arrive également que l’observation soit faite à proximité d’un habitat humain permanent mais très isolé.

Ces rencontres sont souvent marquées par l’étonnement et la stupeur, lorsque le témoin constate que l’animal auquel il se trouve confronté ne peut être un ours ni un autre animal connu car il se déplace sur de longues distances, en marchant ou en courant, enjambe des obstacles, le tout en station verticale. Son aspect à la fois humain et simiesque produit un effet d’incrédulité puis, fréquemment, de peur chez le témoin. La stature élevée des animaux observés, atteignant souvent des tailles comprises entre 2m et 3m selon les cas, ainsi que leur constitution massive et puissante contribue largement à ce type de réaction.

  • Témoignages au Texas
zones dhabitat du BigfootZones d'habitat du Bigfoot texan (en rouge)
 

Au Texas, il existe une longue tradition d’observations de Bigfoot. Ainsi on trouve un des premiers témoignages dans un livre d’histoire, les Légendes du Texas, publié en 1924 par la Société Folklorique du Texas. Il s’agit d’un fait divers qui se serait passé en 1837 aux abords de Lower Navidad. et connu sous le nom de la «Femme Sauvage de Navidad». Il est question d’une créature que l’on décrit couverte de courts poils marrons et qui se déplaçait rapidement. Elle a réussi à échapper à la capture et à se tenir hors de portée des lassos car les chevaux en étaient terrorisés. Par ailleurs de mystérieuses traces de pieds nus furent fréquemment découverts dans la région : il ne peut s'agir d'Indiens ceux-ci ne marchant JAMAIS pieds nus.Et puis, justement, il y a les légendes indiennes qui parlent de géants velus vivant dans les bois.

Voici un autre témoignage, celui-ci très récent puisqu'il n'a que 2 ans...

  • Les Faits

    Comté de Panola : 3 avril 2004, 6h30. Lit de la rivière Sabine.Temps clair et dégagé

     ' J'étais en train de chasser le cochon sauvage à partir d'un poste de guet situé dans un arbre à côté de la rivière Sabine.

J'étais allé au poste vers 5 heures 30 du matin, j'avais disposé des tranches de pommes et des restes de repas pour occuper les cochons pendant quelques minutes pour pouvoir les tirer. Je suis monté au poste de guet et j'ai attendu que la forêt se tranquillise et que le soleil se lève. Au lever du soleil, j'ai entendu les cochons fourrager, s'approchant de moi le long de la rivière. Je les ai d'abord vus à ma gauche à environ 45 degrés, à environ 50 yards. Trop loin pour tirer, j'attendais qu'ils atteignent mes appâts quand j'ai remarqué un mouvement à ma droite à environ 80 yards. En braquant la lunette de mon fusil dans cette direction, je ne pouvais voir que le côtédu visage de quelque chose. C'était sombre, couvert de poils et cela tournait lentement la tête, regardant vers les cochons. Ensuite, cela s'est déplacé rapidement vers un autre arbre. Je pouvais voir presque tout son corps, il était énorme, debout sur ses deux jambes, regardant lentement les cochons de derrière l'arbre.

A ce moment, j'étais assez effrayé mais j'ai essayé de garder ma lunette en position pour étudier ses traits. Les cochons continuaient à avancer en fourrageant vers mes appâts et l'animal s'approchait des cochons. Il a bougé rapidement et a disparu. Il a réapparu très vite vers un autre arbre, toujours en regardant les cochons. A nouveau, j'ai pu étudier ses traits. A ce moment, j'étais très effrayé mais j'ai essayé de garder ma lunette en position.

Ces mouvements d'arbre en arbre étaient des bonds rapides, atterrissant sur ses deux pieds au pied de l'arbre suivant ; il se tenait debout derrière chaque arbre et épiant les cochons. Cela a continué pendant plusieurs minutes jusqu'à ce qu'ils soient éloignés les uns des autres d'environ 30 yards et presque devant moi à plus ou moins 40 yards.

L'animal se mit à quatre pattes, ramassa ses jambes arrières et sauta.

Il lui fallut deux bonds pour atteindre les cochons et il cria durant le deuxième bond, ce qui causa la panique chez les cochons durant une seconde. Au second bond, il atterrit sur le  lanc d'un cochon qu'il projeta dans les airs contre un arbre. Comme le cochon hurlant rebondissait contre l'arbre, il lui sauta dessus, le frappant de son poing comme quelqu'un

martelant son bureau. Je pouvais entendre les os se briser à chaque coup.

Tout ceci s'est passé très vite. Environ 4 secondes entre le premier saut et la mort du cochon. La rapidité de l'attaque était très troublante. Les trois cochons en vie avaient pris la fuite. L'animal ramassa le cochon mort, le mit sous son bras, commença à s'éloigner en émettant comme un Grrrrrrrrrrr,whoop,whoop, whoooooop, whoop. Un whoop, whoop, whoop plus court lui répondit immédiatement d'une distance d'environ 200 à 400 yards.

Après quelques pas en direction de cette réponse, il s'arrêta, laissa tomber le cochon et se tourna pour regarder derrière moi. Il se retourna vers mon arbre et leva la tête pour me regarder. Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie. J'essayais de garder ma lunette pointée vers sa tête au cas où il m'attaquerait. Il m'a regardé, a penché la tête sur le côté.

Son visage avait une expression curieuse, comme s'il m'étudiait. Il a ouvert la bouche, montrant les dents, en émettant un son doux (rrrrrrrrr).

Il se retourna ensuite pour ramasser le cochon et s'en alla sans se presser comme si je n'existais pas.

Je regardais à travers une lunette 3 x 9, tout d'abord réglé sur puissance 3 pour la chasse, je l'avais augmenté à 9 quand j'essayais devoir l'objet s'approchant sur ma droite. Plus tard, j'avais peur de faire un mouvement qui aurait pu débrancher la puissance 9.

Je suis resté dans l'arbre encore environ 30 minutes en essayant de me calmer. Après avoir décidé que s'il me voulait du mal, il m'aurait déjà fait tomber de mon arbre, je suis descendu et j'ai été retrouver mon partenaire de chasse, qui était à environ un quart ou un demi mile de là. Il avait entendu le cri d'attaque et les deux appels (whoop–..).

La créature mesurait de 7 à 8 pieds de haut, se tenait debout sur ses deux jambes comme un humain, elle était couverte de poils et regardait intensément les cochons. Ses mains et ses pieds paraissaient humains. Elle avait des seins. Ses oreilles semblaient petites comparées à la taille de sa tête. Très grand, puissamment bâti, femelle, semblable aux photos/dessins de bigfoot qu'on peut voir. Visage d'apparence humaine. Fourrure épaisse, de couleur rouge-brun, recouvrant la plupart du corps, sauf les mains, les pieds, la moitié du visage. Ses yeux ? bruns, sans blancs.'

Au cours des années, de nombreux cris inconnus de créatures qui ne furent jamais vues.

  • Rapport d'enquête (Ce rapport a été à l'origine soumis au « Texas Bigfoot Research Center » par Charles De Vore).

J'ai parlé au témoin à plusieurs occasions au sujet de ce rapport parce que l'observation a duré plus longtemps que dans la plupart des cas et que j'avais beaucoup de questions. J'ai trouvé en lui un témoin très crédible. Il a répondu rapidement à toutes mes questions et tous les faits étaient les mêmes lorsque je l'ai requestionné sur certains points. Comme aucun de nous n'est capable de dessiner, je lui ai montré une image du web et lui ai demandé une comparaison :

Seules la grandeur et la taille sont correctes. Les mains étaient différentes, plus comme les nôtres, mais le pouce était placé plus en arrière sur la main. Il avait des ongles, NON des GRIFFES. De couleur jaunâtre. Les poils étaient plus clairs, plutôt brun-rouge. Les yeux n'avaient pas de blanc. Ils étaient brun foncé. C'était une femelle. Elle avait des seins, seule la région du mamelon était glabre. Les pieds comportaient cinq doigts, fort écartés avec de longs ongles, également jaunâtres. Lorsqu'elle est partie, elle marchait les épaules voûtées. Ses bras et ses jambes étaient beaucoup plus grands, massifs que chez nous. Ses poils étaient plus courts, 3 pouces de long environ, juste assez pour qu'ils se soulèvent quand elle bougeait. Elle n'avait pas de taille, la taille avait la même largeur que la partie supérieure du corps. Elle avait les dents plates comme chez un humain, PAS de CROCS. Le visage ressemblait à un visage humain, il avait une expression en me regardant. Toutes les autres observations furent du flanc de l'animal, sauf une vue de l'arrière avant qu'il disparaisse quand il est parti.

Les poils sur ses seins étaient beaucoup plus courts et clairsemés que sur le reste du corps. Comparant les seins avec ceux illustrés dans le film de Patterson : ils n'étaient pas aussi grands, ils ne se balançaient pas quand elle se déplaçait.

Ces poils étaient plus courts, 3 pouces de long environ, juste assez pour qu'ils se soulèvent quand elle bougeait. Il y avaient des feuilles, des brindilles et des débris enchevêtrés dans ses poils  comme si elle s'était roulée ou avait dormi sur le sol.

Sa large taille combinée à sa rapidité incroyable la rendait effrayante.

Elle n'a fait aucun bruit quand elle traquait les cochons sauvages.

Il n'y avait pas d'odeur. Les bruits dans les bois étaient normaux pendant la traque. Les écureuils se nourrissaient sans faire attention ni aux cochons ni à l'animal. Les oiseaux, les grenouilles, les criquets, tous émettaient des bruits normaux.

Après le cri d'attaque, tous les bruits de la forêt se sont arrêtés, pas de bruit d'aucune sorte sauf l'appel de l'animal et la réponse. La plupart du temps, l'animal utilisait ses mains pour s'appuyer sur l'arbre en épiant les cochons.

Les cochons sauvages étaient tous petits, entre 100 et 125 livres.

L'animal a porté le cochon sous son bras un peu comme quelqu'un porterait un sac de pommes de terre.

Quand il s'est mis à quatre pattes, il a replié ses doigts et il appuyait ses poings sur le sol.'

  • Commentaires supplémentaires de l'enquêteur, 1er mai 2004 :

Le site a été choisi pendant que le témoin se rendait en bateau à son terrain de chasse habituel.

Il a remarqué des traces de cochons sauvages fourrageant le long de la berge de la rivière et s'est arrêté pour vérifier. Il a décidé que c'était un meilleur endroit pour essayer de chasser, il a exploré les environs, il a choisi ses postes de guet et il est revenu le lendemain matin pour s'installer et chasser.

La hauteur du poste de guet dans l'arbre était environ de 25 pieds. Le témoin portait un camouflage et un filet anti-moustiques sur la tête.

La durée de la rencontre peut être estimée à 20 minutes.

Elle n'a pas été chronométrée. Il faut prendre en considération que le taux d'adrénaline du témoin était élevé et qu'il avait très peur. Dans ce cas, parfois, le temps semble plus court.

Distance entre les différents bonds durant l'attaque : peu près 30 yards, soit 15 yards par bond. Effectués à quatre pattes.

En ce qui concerne les déplacements d'arbre en arbre, tous les sauts d'arbre en arbre ont été effectués sur les deux jambes, avec atterrissage sur les deux pieds, d'une distance de 5 à 10 pieds, chaque mouvement rapprochant l'animal des cochons en train de manger.

Entre chaque mouvement, l'animal se tenait immobile, puis bougeait très lentement pour regarder derrière l'arbre.

Tous ces mouvements et atterrissages se sont faits dans le silence le plus complet.

Le témoin a dit que la première série de « whoop » était semblable aux sons enregistrés en Sierra mais qu'ils n'étaient pas vraiment les mêmes. Il n'était pas vraiment capable d'expliquer la différence.

La deuxième série de « whoop » avait un son déformé à la fin de chaque «whoop » .

La troisième série de sons était tout a fait différente. N'oublions pas que ceci se produisit quelques secondes après la mise à mort rapide et inattendue du cochon sauvage. A ce moment, le témoin se sentait fort troublé.

  • Empreintes et Preuves

Après avoir retrouvé son partenaire de chasse, le témoin et celui-ci sont retournés ensemble sur le site pour récupérer le poste de guet dans l'arbre ; ils ont constaté que le sol était remué à l'endroit où l'animal avait sauté les deux fois et à l'endroit de l'attaque ; ils ont trouvé aussi une petite quantité de sang provenant apparemment de la gueule du cochon sauvage. Le sol était couvert normalement de feuilles humides etc., il n'y avait pas d'empreintes de pieds.

  • Il est temps de planter le décors...

Influencés par des séries télé comme Dallas ou des westerns, la plupart des gens qui n’ont jamais mis les pieds au Texas s’imaginent le pays comme une grande région de prairies et de zones désertiques. Rien n’est plus inexact !

Ainsi dans l’Est du Texas, avec quatre Forêts Nationales et cinq Forêts Publiques, il n’y a pas moins de 12 millons d’acres de forêts, soit l’équivalent de 12 millions de terrains de football américains. Ainsi la «East Texas Pine Belt» (ou «Ceinture de Pins du Texas Oriental») plus communément appelée «Piney Woods» s’étend sur plus de quarante-trois comtés et fournit du bois commercial pour presque tout l'Etat. Elle fait partie de ce que l’on appelle la zone austroriparienne.

La zone austroriparienne couvre la plus grande partie des Etats de l’Atlantique Sud et du Golfe du Mexique. Elle commence à la Baie de Chesapeake et se termine dans les Monts Ouachita en Oklahoma. Le Pin des marais ou Pin à longues aiguilles (Pinus palustris), le magnolia du Sud (Magnolia grandiflora), le Chêne de Virginie (Quercus virginiana) sont communs sur les terres sèches alors que le cyprès chauve ou cyprès de Louisiane (Taxodium distichum) et la canne à sucre (Saccharum officinarum) se retrouvent dans les marais.

 

Un peu de vocabulaire....

La zone riparienne est la bande de terrain qui longe les berges d'un cours d'eau ou d'un lac. Un secteur riparien bien fourni en végétation est important pour un certain nombre de raisons. Les racines des plantes ripariennes stabilisent les berges et aident à ralentir l'érosion. Les plantes qui poussent directement au-dessus de l'eau offrent un couvert aux poissons et projettent leur ombre sur l'eau qu'elles contribuent ainsi à garder fraîche. Ces plantes abritent de plus des insectes qui constituent occasionnellement une nourriture pour les poissons et la faune locale. Les plantes ripariennes aident de plus à filtrer l'eau de surface qui s'écoule vers le cours d'eau, retenant en particulier une grande quantité de sédiments.

    "Sasquatch 2004" - Texas

  • Introduction
camp

L'équipe était constituée de quatre personnes : Léon (physicien), Benoît (technicien sur chantier de fouilles), Michèle (anthropologue et infirmière) et Eric (guide-nature et cryptozoologue). L'expédition aurait une durée totale de trois semaines, entre le 23 mai et le 12 juin. Durant ce temps nous vivrons entièrement en forêt, sous tente.

  • L'arrivée à notre lieu de campement

23 mai. Nos amis texans nous avaient indiqué un endroit où planter notre camp que jamais nous ne trouvâmes, nous cherchâmes donc un autre lieu tranquille qui pourrait nous convenir.

Alors que Michèle et Léon vont au ravitaillement car nous n'avons rien, Benoît et moi restons au camp afin de commencer à monter les tentes, car la nuit arrivera dans quelques heures.

Ils reviennent au camp vers 21h, le coffre plein de nourriture :de quoi tenir pendant deux jours.

Nous commencions à décharger que tout à coup la forêt autour de nous se mit à retentir de cris aigus, à croire qu'une bande de singes y avait élu domicile. Qu'était-ce ? nous pensâmes tout de suite à des Bigfoots. Ce serait trop extraordinaire ! Alors des coyotes peut-être ? Et l'on sait combien les coyotes peuvent être bruyants et ont une palette de cris bien plus étendue que nos pauvres handicapés de la voix de chiens. Le vacarme durera bien cinq minutes....Comme accueil on ne pouvait rêver mieux. D'ailleurs ces cris seront entendus à plusieurs reprises durant notre séjour.

Demain nous commencerons à explorer les abords de notre nouvelle résidence provisoire, en attendant il faut penser à nous préparer à passer notre première nuit dans la Sam Houston National Forest, bercés par les sonores "ouip-pour-ouil" de l'engoulevent bois-pourri (Caprimulgus vociferus). Les forêts texanes sont sacrément bruyantes la nuit à côté de nos forêts européennes.

  • La panique de Michèle

     ' ' En ce premier soir du 23 mai, vers 21h30, je me suis éloignée du camp (environ 100 m) pour aller dans une petite clairière faire "pipi". J'ai entendu des branches qui se brisaient sous des pas. Le cœur battant la chamade, je me suis dis « non, pas le 1° soir ! » puis un grand coup frappé sur un tronc d'arbre m'a confirmé une présence. Restons calme, pas de cri ni de course intempestive. Je me sentais observée à une douzaine de mètres. Remonter tranquillement mon pantalon a été plus difficile, je me suis éloignée « presque tranquillement » d'un bon pas. Tout en ne ressentant rien d'agressif, mon cœur s'accélérait avec des frissons partout, idiot mais incontrôlable.' .'

A 23h30, "quelque chose" a approché le camp sur la droite, mais impossible d'identifier. Il rôdera pendant 2 heures environ, sans se laisser surprendre. Je pense aujourd'hui qu'il s'agit d'un tatou à neuf bandes (Dasypus novemcinctus).

  • Empreintes de pied

Copie de empreinte comparaison

A plusieurs reprises, au cours de ces 3 semaines de présence dans la Sam Houston National Forest nous avons découvert des empreintes de pied de toutes tailles, surtout du côté de la rivière, mais particulièrement l'une d'entre elle fut relevée en raison de sa netteté. Cette empreinte isolée fut découverte le 26 mai non loin de notre campement par Benoît et Michèle. Elle était imprimée surs une flaque de boue asséchée (ce qui fait que l’impression était de bonne qualité) sur un Biking Trail, en pleine forêt. Elle appartenait clairement à un primate bipède et possédait 5 doigts. Elle était caractérisée par une longueur totale de 28 cm et une largeur maximale de 15,6 cm.La profondeur de cette empreinte était environ de 7 à 8 mm; le talon était peu marqué à cause de la présence d’une racine et du creux du terrain. Des photos de l'empreinte ont été prises avant et après nettoyage (dégagement des brindilles et feuilles). L'indice du pied montre qu'il ne peut s'agir d'un pied humain. On calcule d'indice du pied de la façon suivante : largeur du pied X 100 / longueur. Chez l'Homo sapiens elle est d'environ 40, alors que notre empreinte ici montre un indice de 56. Elle restera la découverte majeure de cette expédition 2005, mais pas l'unique indice possible de la présence du Bigfoot dans cette partie du monde.

 
  • "Huttes" et "nids" supposés faits par le Sasquatch
Copie de belle hutte

5 mai, nous avons repéré partout dans la forêt plusieurs troncs de jeunes arbres pliés et entrelacés formant à chaque fois comme un dôme et pouvant servir de hutte. Il y avait aussi généralement un arbre un peu plus gros posé en travers du dôme ou voûte comme pour empêcher les jeunes arbres le constituant de se redresser. Souvent aussi des branchettes de pins étaient entassées sur la clé de voûte, est-ce un hasard ou une ébauche grossière de toit ?

Copie de perches pliées

Certaines de ces huttes se trouvaient dans des zones faciles d'accès, voire dégagées, comme toute la zone que nous avons appelée "le Palais Royal" en raison des dimensions. D'autres huttes se situaient dans des lieux où la végétation était plus dense et dont l'accès était plus difficile. Toutes les huttes, de tailles diverses, étaient bâties non loin de l'eau, principalement sur les berges des bras de la rivière. C'est dans cette zone également que nous avons trouvé la majorité des empreintes de pas. Par plaisanterie, nous l'avions baptisée "Sasquatchland. La surface au sol de certaines huttes était parfois composée de litière de feuilles et d’épines de pins. Neuf huttes ont été repérées durant notre séjour. Aucun reste de nourritue ou excréments ne furent trouvés ni aux abords des huttes ni dans les huttes.

  • Une couche de Bigfoot ?
Copie de couche

Découverte le 03 juin dans la zone de la rivière (ou creek).

Sur le bord de la rivière, sous une futaie mixte (pins et feuillus), Léon et Benoît, ont trouvé une sorte de "couche" dans une espèce de creux, différente des bauges des cervidés et des cochons sauvages. Apparemment un animal assez imposant s’est couché sur un tas de feuilles et d’épines de pins tombés au sol. Le "nid" n’a pas vraiment été aménagé (seulement quelques branches dégagées et quelques feuilles retournées) et il n’y a pas de cuvette apparente laissée récemment par un corps ou aménagée comme tel. Par contre, sur la pente de la berge, on a relevé de curieuses "marches", comme creusés de part et d'autre au dessus de la couche comme un escalier à l'usage des pieds d’une créature assez grande, donc avec un écartement entre elles un peu plus large que pour un angle de pas humain. Benoît teste sur la photo la praticabilité de l' "escalier". Nous ne pouvons affirmer qu'il s'agisse d'une oeuvre du Sasquatch mais nous ne pouvons affirmer le contraire non plus.

  • Une odeur de cadavre....sans cadavre

Le 25 mai, lors d'une promenade Léon a été incommodé par une forte odeur de charogne, en empruntant le chemin menant à la "clearcut". Cette odeur avait disparu lorsqu'il est repassé au même endroit une demi-heure plus tard. Il ne s'agit certainement pas d'un cadavre, mais plusieurs témoins de rencontre avec un Bigfoot mâle parlent d'une forte odeur nauséabonde émanant de l'individu et certain évoquent la charogne pour la qualifier.

  • Un visiteur nocturne

Dans la nuit du 30 mai au 1er juin, Michèle installée, dans la voiture, a senti que l'on s'y appuyait et a aperçu, dit-elle, un visage tentant de regarder dans le véhicule à travers les vitres teintées. Encore une fois donnons-lui la parole :      'Vers 4h40, je sens "quelqu’un" s’appuyer sur le côté droit de la voiture; les hommes dorment sous leurs tentes. Le temps de réaliser cette évidence, je lève ma tête pour apercevoir ce qui se passe et je fais un bond…une masse arrondie (30 à 33 cm) entourée de ce qui ressemble à deux mains entourant un visage, est appuyé sur la vitre pour voir ce qu’il y a dedans. Les vitres fumées, permettent de voir de l’intérieur vers l’extérieur mais pas le contraire. Je ne crie pas mais je tremble malgré moi, tassée sur le côté gauche de la banquette, je tends le bras pour prendre la caméra et filmer, mais je tremble trop, la caméra « saute » de mes mains, impossible de la récupérer sur le sol, je n’ose pas utiliser ma lampe- torche et de toute façon je suis trop perturbée pour trouver quoi que ce soit ! Je ne ressens aucune attitude aggressive, juste de la curiosité, cependant j’ai du mal à réprimer ma peur. Si je sors (je ne peux pas baisser la vitre électrique) je serai nez-à-nez, c’est le cas de le dire, avec quoi ? qui aura le plus peur ? À 4 heures 55, disparition de cette « chose » qui s’éloigne sans bruit.'

  • Des outils ?

Léon a trouvé plusieurs morceaux de bois qui auraitent pu servir d'outils à fouir. Si logiquement on peut s'attendre à ce que le Bigfoot utilise des outils, les autres grands singes le faisant régulièrement ou occasionnellement, et il semblerait qu'il le fasse, il faut encoe déterminer que ces bouts de bois soient bien des outils très grossiers et non des hasards de la nature.

  • Autres indices relevés :

Nous avons découvert plusieurs troncs visiblement déplacés, tel celui-ci (photo : tronc déplacé) qui se trouvait à +- 2,5 m de sa souche d'origine. Le tronc avait été placé dans la fourche d'un arbre. Sert-il de point d'observation ? A plus d'une reprise le craquement de la chute de troncs d'arbres s'est fait entendre de nuit dans la forêt aux abords du camp. Chute naturelle ou provoquée ?

A l'occasion d'une sortie nocturne en forêt, deux faits nous ont incité à réflexion. Monica Butenbah, membre du Texas Bigfoot Research Center et épouse de Chris Butenbah, nous avait accompagné en forêt. Nous laissâmes les voitures à l'entrée d'un chemin forestier herbeux et entourés de pinèdes. Nous voulions faire une expérience : nous allions nous enfoncer en forêt, Léon, Benoît et moi, sur 200-300 m et à une heure conveattribué au Bigfoot, unse sorte de hululement haut et puissant.

Nous étions enfoncés dans les bois quand nous entendîmes des pas approcher prudemment. Ces pas s'arrêtèrent à 2 mètres de nous. Nous vîmes des yeux nous observer à une auteur d'un mètre environ : trop haut pour un coyote et trop bas pour un Bigfoot. Sans doute un cerf. Nous braquâmes nos caméras munies d'un projecteur infra-rouge vers les yeux et notre décuction fut confirmée : un cerf de Virginie nous observait, curieux des intrus qui à cette heure de la nuit envahissaient son domaine. A cet instant Monica lance son appel à trois reprises, comme convenu. Je n'ai jamais entendu un animal fuir comme le fit notre cerf, écrasant tout sur son passage accompagnant sa course de sa fameuse toux, équivalente, chez nous, à l'aboiement du chevreuil pris de peur. Pourquoi ce cri, émis à bonne distance, a-t-il provoqué une telle panique chez cet animal ?

Au retour près des voiture nous demandâmes à Monica de réitérer son appel pour la seconde fois : un coyote isolé y a répondu par un seulet unique hurlement à une distance proche de notre position. Ce hurlement n'a obtenu aucune réponse similaire...Etait-ce bien un coyote qui l'a émis ? Il se pourrait que, à l'instar des peuples chasseurs-cueilleurs, le Bigfoot soit aussi passé maître dans l'imitation des cris des animaux peuplant son environnement.

A plusieurs reprise nous avons entendu des beuglements assez puissants, non loin de notre camp ou provenant d'autres parties de la forêt, mais qui ne peuvent avoir été émis par des bovidés. Il y a de nombreux cerfs de Virginie ou cerfs à queue blanche dans la forêt, cerfs de la taille d'un chevreuil, sont-ce les responsables de ces cris ? Nous n'avons pu encore trouver la réponse et aucun enregistrement que nous avons écouté concernant ce cervidé ne confirme qu'il beugle. De plus aucune vache ou bouse de vache n'a été rencontré aux abords du camp. Malgré la présence d'un ranch à 2 km et la découverte de bouse et d'empreintes de vache dans la grande claircut, aux abords de la ferme, aucune vache ne s'est aventurée si loin dans la forêt pour atteindre les abords du camp. De plus à certains moment, les beuglements étaient si rapprochés et si nombreux qu'il aurait fallut la présence de plusieurs bovidés, et des vaches se déplaçant dans un bois, cela s'entend !

Lors d'une nuit de garde alors que, n'ayant pu trouvé le sommeil;je me tenais aux côtés de Léon qui filmait des yeux qui semblaient nous observer de la forêt (il se révélera à l'analyse de la séquence qu'il s'agissait d'une chouette ou d'un hibou), nous avons soudain entendu (et enregistré !) un double cri aigu qui a éclaté sous les arbres à quelques mètres de nous seulement, avant de s'éloigner à grande vitesse dans la forêt. Il pourrait s'agir de coyotes mais là aussi le doute subsiste. Que viendraient faire des coyotes aux abords du camp ? Nous observer ?

  • Divers :

A plusieurs reprises nous avons entendu des pas aux abords des tentes, sans pouvoir identifier l'auteur et un parterre de fleurs, pratiquement dans le camp, a été trouvé écrasé un matin. Mais un tatou avait son terrier non-loin de notre camp...

  • Conclusion :

Au vu de ces résultats, nous avons décidé de retourner au même endroit à Pâques 2006, donc entre le 1er avril et le 17 avril. Nous modifierons notre méthodologie de travail et espérons pouvoir emporter du matériel plus performant.

     

     

    "Sasquatch 2006"- Texas

     

  • Introduction
camp 2006

Aux vacances de Pâques, pour cette expédition de 2006, nous nous sommes rendus pour la deuxième fois au Texas, dans la Sam Houston National Forest, un mois et demi plus tôt qu'en 2005... Nous y sommes restés 2 semaines... Nous étions trois : Léon (professeur de physique dans une université), Benoît (technicien de fouilles en archéologie) et Eric (guide-nature, cryptozoologue et auteur de ce compte-rendu). Le temps était plus instable et la végétation était moins avancée (aucune mûre par exemple). Nous avions également plus d'équipement dont un intensificateur de lumière pouvant être monté sur n'importe quel caméscope. Nous avions aussi deux pièges photographiques que nous avions attachés aux troncs de deux arbres aux abords de notre camp. Bien sûr nous avions aussi des caméscopes et des appareils photos...

  • La stratégie adoptée

Nous avons adopté cette année une stratégie qui se distinguait de celle mise en place l'année dernière... Ainsi, en 2005 nous avions organisé chaque nuit une garde autour du camp en restant à l'extérieur de nos tentes avec les caméras prêtes à tourner. Cette année, nous avons préféré rester dans nos tentes et être prêts à filmer au travers des ouvertures, méthode beaucoup plus discrète et plus proche de l'affût. Nous avons aussi utilisé un amplificateur de son pour être avertis de l'approche de n'importe quel animal.. Comme nous étions trois, nous avons divisé la nuit en trois tours de garde de deux heures à (de minuit à six du matin). Nous espérions ainsi que cette méthode serait moins provocante pour les sasquatchs et titillerait leur curiosité, les incitant à visiter notre camp. Les résultats ont été au début très décourageants. Rien n'est arrivé.... avant la nuit dernière !

  • Le Bigfoot !

Cette nuit-là - la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 avril - nous avons entendu de légers bruits près du camp autour de 23h45. C'était avant le tour de garde de Léon, mais celui-ci s'était déjà préparé alors que les autres s'étaient endormis en prévision de leur propre tour.

     'J'ai jeté un coup d'oeil et ai fait un mouvement pour saisir ma caméra avec l'intensificateur de lumière. J'ai fait un très léger bruit. Au même moment j'ai vu par un trou dans le feuillage le profil d'une grande tête poilue sans cou (comme un casque militaire romain) qui courait très vite sur la piste dans la direction de la grande clairière. Le déplacement de la tête fut très rapide, mais très régulier. En raison de la végétation devant moi, je ne fus capable de le voir que 2 secondes, mais je suis assez sûr que ce j'ai vu était réel et que c'était une tête de quelque chose de grand et pas un oiseau.'

Cinq minutes plus tard, autour de 23h50 nous avons entendu l'aboiement d'un chien terrorisé près du camp, avant de voir un chien sortir de dessous notre véhicule tout-terrain.

Jeep

Après avoir fait le tour du camp (et exploré les reliefs de notre repas du soir), il est venu se coucher en boule devant la rangée de tentes. Il est resté là la nuit entière. Au matin le chien - en fait une chienne - était toujours là. Il était blessé sous l'aisselle de la patte avant gauche : la peau était arrachée et pendait mais la blessure ne saignait pas; sa vie n'était pas en danger.

  • Les commentaires de Billy

Nous avons trouvé le nom et le numéro de téléphone de son propriétaire sur le collier qu'il portait. Billy était un fermier que nous avions déjà rencontré une semaine auparavant pendant qu'il cherchait plusieurs chiens perdus. Cette chienne était l'une d'entre eux. Il est venu la récupérer en fin d'après-midi alors que nous avions déjà démonté nos tentes et étions prêt à rentrer sur Houston. Quand nous lui avons raconté l'histoire de notre observation il a répondu d'un air assez gêné qu'il connaissait des personnes qui avaient déjà vu un grand animal bipède avec d'énormes épaules... mais il est resté assez vague. Nous croyons qu'il pourrait nous en dire beaucoup plus mais peut-être que le fait que nous soyons des étrangers l'a mis mal à l'aise.

  • Des empreintes de pas !

Ce matin là nous avons examiné en détails l'endroit où l'animal était passé. Le trou dans le feuillage par lequel Léon avait vu la tête culminait à une hauteur d'environ 2,5-2,7 mètres de haut.
Nous avons trouvé aussi quelques empreintes de pas peu évidentes derrière notre voiture. Ces empreintes semblaient indiquer que l'animal avait marché deux fois sur la même trace. Il observait probablement notre camp et quand Léon a essayé de saisir son caméscope la créature aurait peut-être entendu le bruit et s'est enfui... C'est un scénario probable.

  • D'autres indices....

Pendant notre séjour nous avons aussi répertorié davantage "de huttes" et les avons filmées, mais elles semblaient assez anciennes et abandonnées. La plupart d'entre elles sinon toutes sont sans aucun doute des constructions et non des hasards de la nature.
Sur un chemin, nous avons trouvé un arbre récemment tombé (ou tiré jusque là) avec un trou à l'endroit du noeud d'une branche. Un morceau de bois dur était la seule chose qui avait été extraite du tronc et gisait à côté. Il était assez grand (30 à 40 centimètres de long) avait été enlevé avec une force énorme. En outre, il ne pouvait pas avoir été trouvé dans le voisinage. Un animal devait l'avoir extrait et transporté. Pourquoi ? Quel animal sans mains pourrait le faire ? En outre cette partie de l'arbre identique à celles que nous avions trouvées l'année dernière semblait usé comme si on l'avait utilisée, peut-ëtre pour extraire des pommes de terre sauvages ou d'autres racines.

Copie de croix de St André

Lors d'une sortie en solitaire dans une zone que nous n'avions pas encore explorée Eric a découvert une curieuse croix de St André (photo ci-dessus) dont la raison d'être n'est pas connue. Une nuit, au début du séjour, Benoît a entendu comme deux individus qui murmuraient autour de ma tente dans une langue inconnue et une autre nuit Léon et Benoît ont senti que "quelque chose" venait tâter leur tête à travers la toile de leur tente.

Copie de truie

Et puis il y a la découverte dans la forêt non loin de notre camp du cadavre éventré de cette énorme truie de sanglochon sauvage de plus de 150 kg. Billy nous a raconté que c'était ses chiens qui l'avaient blessée et qu'il l'avait ensuite achevée, mais, voilà !, nous n'avons entendu aucun coup de feu et nous ne croyons pas qu'un fermier aurait laissé le corps pourrir sur place, il l'aurait certainement emporté pour en faire du boudin et du jambon. Nous soupçonnons fort un bigfoot de l'avoir tuée pour se nourrir de son foie, plein notamment de vitamines, foie que nous n'avons pas trouvé.

  • Conclusion

Nous n'avons pas trouvé d'empreintes de pas nettes comme ce fut le cas dès le deuxième jour de notre installation en 2005. Nous n'avons pas non plus entendu de vocalisations indiscutables de sasquatch à part un sifflement mystérieux émis de la forêt un soir que nous allions en reconnaissance dans un endroit où nous soupçonnons - déjà l'année passée ! - des activités «bigfootiennes». Alors que nous étions en forêt une après-midi vers 15h30, nous avons aussi entendu des cris ressemblant à ceux que peut émettre un renard roux. Ils provenaient de plusieurs centaines de mètres de l'endroit où nous nous trouvions. La nuit suivante des cris lointains (de Bigfoot?) furent entendus par Léon au moyen d'un amplificateur acoustique. Nous pouvons dire que notre objectif principal a été rempli : observer un Bigfoot de nuit, même si cette observation fut brève.

 

"Sasquatch 2006"- Colombie Britannique (Canada)

 

Copie de Copie de Copie de Hicksmap

Du 31 août au 8 septembre, "Sasquatch 2006" s'est rendu en Colombie Britannique. Les objectifs étaient de rencontrer l'un ou l'autre collègue et ensuite de faire un peu de terrain si la possibilité se présentait.

Nous ne nous étendrons pas sur le chaleureux accueil qui nous fut offert, simplement remercions les amis qui nous ont reçu si aimablement.

  • Le Lac Hicks

Le lundi 4 septembre, jour du Labor Day en Amérique du Nord, Scott C. et moi décidons d'aller explorer les abords du lac Hicks, non loin d'Harrison Hot Springs, dans le Sasquatch Provincial Park

Ce lac, de 104 ha et d'une profondeur de 55 m maximum, est plutôt un grand étang.

La plage de son extrémité nord est accessible aisément par la route et est équipée pour recevoir visiteurs et campeurs. Seules les activités non bruyantes sont autorisées sur l'étendue d'eau : pas question de jet-skis ou de bateau à moteur.

Le lac est encaissé entre de hautes montagnes couvertes de forêts de feuillus et de conifères.

Nous décidons, Scott et moi, de faire le tour du lac par la droite, en empruntant un "sentier de chèvres", le long du flanc d'une des collines boisées et de rejoindre ainsi la petite plage de l'extrémité sud du lac : il n'y a pas d'autre moyen d'y accéder si ce n'est par le lac lui-même ou en empruntant la zone marécageuse qui borde le lac sur sa rive gauche.

  • La découverte

Entre la petite plage et le pied de la colline il y a une petite roselière.

J'y trouve enfoncée dans le sol imbibé une empreinte d'assez grande taille, mais trop imprécise pour une identification certaine. Sur la bande de sable gris qui forme la plage une quantité impressionnante d'empreintes de pieds nus d'enfants. Pieds d'enfants humains ou sasquatchs....ou les deux. Mais je les examine et je suis surtout intrigué par une empreinte se dirigeant vers la forêt et une autre y revenant vers la plage sur la berge sableuse d'un filet d'eau qui s'écoule de la forêt vers le lac. J'appelle Scott pour avoir son avis sur ces petites empreintes. Pour lui, ce sont des empreintes d'enfants humains...J'ai un doute et je les filme malgré tout. Je regrette que nous n'ayons pas de plâtre avec nous. Soudain, Scott avise une sorte de trouée dans les "Skunk Cabbages" (Symplocarpus foetidus) ou Swamp lantern ou encore choux puants, plante aux feuilles géantes de la famille des aruns, comme si un gros animal était passé par là.

Nous nous hissons sur la berge et suivons la percée pendant quelques mètres jusqu'à un autre filet d'eau qui coule parallèlement au premier.

Copie de empreinte Bigfoot 019

Au moment de sauter de la berge sur le sable de la plage mon regard se porte sur la droite et là sur le sable gris j'aperçois la plus belle empreinte de pied droit qu'il m'aurait jamais été donné de rêver. Il est 14h30. Sa taille est gigantesque et elle est parfaite. Son talon est profondément enfoncé dans le sable gris et ses cinq orteils parfaitement distincts pointent dans ma direction. Je tire Scott par la manche, qui n'en croit pas ses yeux non plus. Il semblerait que nous ayons trouvé l'auteur de la coulée que nous venons de suivre.

Nous n'avons pas de plâtre, comme je l'ai dit et en attendant de revenir le lendemain avec du matériel, il nous faut la protéger. Nous la couvrons de feuilles de "Skunk Cabbage".

Copie de Skunk carbbage 036

Nous ne trouvons aucune autre empreinte sur le sable, sauf qu'à quelques mètres je découvre un fruit, comestible, de "Skunk Cabbage", sorte de carotte de maïs verte; il n'y en a pas d'autres. Tous les "Skunk Cabbages" de l'endroit sont de plus piétinés. L'auteur de l'empreinte est-il venu faire sa récolte ?

Je pars explorer un peu plus avant cette zone à la recherche d'autres indices, mais la forêt est marécageuse et touffue et la présence potentielle d'ours rend l'exploration hasardeuse et risquée. Je ne crois pas que dans nos pays on puisse trouver une telle jungle et celle-ci m'attire, mais ce ne serait pas prudent de s'y enfoncer, désarmé comme je suis, mais ce n'est pas l'envie qui me manque.

  • L'Etude de l'empreinte

Le lendemain, après nous être procurés du plâtre et avoir pris avec nous du matériel (mètres, appareils photos, caméras) nous revenons sur le lieu de notre découverte. Ouf ! Tout est resté en place.

Nous commençons notre travail de relevés.

Nous entendons du bruit provenant de la plage et nous distinguons à travers le feuillage qui nous cache, un couple de retraités venus pêchés sur la plage et qui seront rejoints plus tard par deux ados qui s'installeront plus loin.

Ils ne nous apercevront pas et je me fais la réflexion qu'il est bien facile pour un Sasquatch d'épier discrètement les gens qui s'installe sur la plage. Manifestement, ceux-ci on peu de vélléité de pénétrer dans les sous-bois.

Avant de faire le moulage, nous filmons et prenons le maximum de mesures.

Longueur talon-gros orteil (qui est le plus long) : 47 cm.

Largeur la plus grande, soit ici la ligne de la base des orteils : 23 cm

Largeur au miloeu de l'empreinte : 20 cm

Largeur du talon : 15 cm

Profondeur du talon : 8-10cm

Longueur du gros orteil : 10 cm

Largeur du gros orteil : 4 cm

L'index a, lui, 8/3 cm

De ces mesures nous pouvons déduire un indice de pied de 49.

Un rapide calcul (longueur du pied x 7) nous indiquerait un individu de 3m29 de haut, mais la largeur du pied réduit sans doute sa taille à 2,60m environ.

Ces mesures prises et l'empreinte photographiée sous tous ses angles, nous effectuons le moulage. Malheureusement celui-ci se rompra au démoulage sur ses parties les plus fines (soit la plante du pied) et je ne pourrai qu'en ramener les morceaux. Voilà un sujet sur lequel, je devrai me pencher à mon retour : les moulages d'empreintes de pied de Bigfoot. Heureusement que nous avons pris les mesures et plus d'une cinquantaine de photos !

Pour l'anecdote, il paraîtrait que c'est la première empreinte relevée dans cette zone depuis 20 ans !

 

Et Maintenant ?

Nous retournerons au Texas l'année prochaine pour une nouvelles expédition "Sasquatch 2007". Mais....Seras-tu prêt à nous suivre, au jour le jour, dans cette aventure ? Et ta classe est-elle prête aussi? Demande alors à ton professeur de nous contacter....