14/06/2007

Mercredi 30 mai

Il est 10h30 et depuis des heures il pleut et l'orage gronde, nous confinant dans nos tentes.

10h40, le déluge semble un peu s'apaiser. Pas de visite d'ours cette nuit. Si la pluie se calme ce sera bon pour relever des taces sur le sol trempé. Enfin, la pluie cesse vers 11h. Nous voulons régler le problème de l'ours. Nous allons voir à l'endroit d'où provenaient les grognements et...tombons sur une mare (pas la même que celle où nous avions trouvé nos premières traces d'ours) et sans aucune trace d'ours. Soudain, la Lumière éclaire nos esprits européens : l'ours en question ne serait-il pas plutôt un amphibien, une grenouille-taureau (Rana catesbeiana)? Cela nous deviendra de plus en plus évident les nuits suivantes, surtout quand nous nous rendrons compte que notre "ours" n'en profitera pas pour venir rendre une petite visite au camp lors de nos absences.

Après un très frugal repas, nous nous mettons en route pour un périple de 4h. Nous descendons la colline derrière le champ de trèfles. Quelques empreintes d'ours mais rien concernant un quelconque Bigfoot. Au fond du vallon coule une creek sauvage. Nous longerons son cours pendant un long moment, puis un ancien chemin dévoré par les herbes. Nous rentrons au camp vers 18 h, bredouilles.

A 19h, nous décidons de prendre la voiture et d'aller faire un tour dans les environs. Nous poussons jusqu'à Mena pour faire le plein et mengeons dans une pizzeria d'une chaîne bien connue de part et d'autre de l'Atlantique. Nous sommes les seuls clients. Nous rentrons au camp vers minuit après avoir fait quelques courses : je devais m'acheter un sac de couchage n'ayant pas emporté le mien, le Texas étant plutôt chaud, et un couteau, le mien s'étant littéralement démonté lors du montage du camp.

Copie de Roadrunner

Tout au long de cette sortie nous croiserons un tatou vivant (le nombre de tatous écrasés est énorme et ceux-ci jouent un peu le triste rôle des hérissons en Europe), un road-runner que Philippe a photographié (non ! il ne faisait pas "bip-bip - vrooom" et n'était pas poursuivi par un coyote à l'air idiot), un jeune lapin (qui ne disait pas "quoi de neuf, docteur?").

Lapin

15:32 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Camp 4h de marche, ca demande une bonne préparation physique j'imagine ?

Écrit par : Romain | 31/07/2007

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