18/06/2007

Samedi 02 juin

Notre dernière excursion dans la Ouachita National Forest. Nous nous rendons dans une zone que nous n'avons jamais explorée.Après avoir laissé la voiture à l'entrée du bois, nous prenons un chemin forestier très praticable à pied. Nous croisons une biche qui traverse la route de gauche à droite en bondissant, sans émettre le moindre bruit ! Ca nous fait réfléchir sur la faculté qu'ont les animaux à se déplacer sans aucun bruit.
Ouachita cabane de trappeur

Arrivés à une fourche nous discutons pour savoir si nous allons nous séparer : deux prendraient le chemin à droite (A8000 A sur la carte) et les deux autres à gauche (A 8000), jusqu'à la rivière de la Black Fork Fourche ensuite arrivés chacun au bout du chemin nous tenterions de faire une jonction. Je m'oppose à ce projet, car nous ignorons ce que nous trouverons alors : des forêts impraticables ou des falaises ou d'autres obstacles insurmontables et puis il y a le risque de se croiser sans se retrouver. Nous décidons finalement de continuer sur la 8000 A. Mais nous nous séparons encore en 2 groupes et selon mon habitude je préfère rester en retrait. Philippe m'accompagne alors que les deux autres partent devant.

Nous suivons à une bonne distance et finalement nous tombons sur une grande cabane de trappeur en rondins abandonnée, comme dans les westerns, dont les fenêtres sont occultées par des planches. Nous la dépassons et arrivons dans une clairière.

Par où se diriger ? Nous ne voyons aucune trace de nos deux compagnons. Probablement ont-ils en toute logique pris la voie rocailleuse qui descend vers la rivière. Mais ne trouvant aucune trace d'eux au bout de 100 m je propose à Philippe de rebrousser chemin et de retourner prendre la 8000 pour les y attendre.

Nous repassons devant la cabane, rejoignons la fourche et nous engageons sur la 8000A. Au bout de la longue route forestière, nous n'avons toujours pas de traces de nos compères et décidons de rebrousser chemin pour rejoindre finalement le véhicule.

Que ne fut pas notre surprise d'y trouver L. et F. qui nous attendaient tranquillement ! Par où donc sont-ils allés ? Et d'apprendre qu'ils étaient dans la "cabane de trappeur" quand nous sommes passés devant. Non, nous n'avons pas entendu non plus leurs appels et le klaxon de la voiture. On pourrait intituler cet épisode :"Comment se louper sur le même chemin".

Avant de reprendre la route, nous découvrons une petite mante religieuse sur l'antenne du véhicule et nous nous lançons dans une traque aux tiques qui infestent nos vêtements.

Nous devons retraverser les routes forestières pour rejoindre la route asphaltée qui doit nous mener à Waldron où nous décidons de prendre de l'essence avant de rentrer au camp.

Soudain nous entendons un bruit suspect provenant de l'arrière du véhicule, à droite, et nous arrêtons sur le bord de la route. Un pneu crevé ! Il est 18h et nous craignons de ne pas trouver un garage. Nous montons la roue de secours et nous dirigeons vers la première pompe à essence que nous croisons. On nous renseigne aimablement de nous rendre à l'hypermarché Wal-Mart (la plus grande chaîne au monde, ouvert 24/24 heures et 7/7 jours) de Waldron : ils ont un service qui ne s'occupe que des pneus et des vidanges d'huile. Arrivés à Waldron, le service est bien sûr fermé mais il ouvre le dimanche de 10h à 17h ! Nous sommes sauvés !! Pourvu simplement que le pneu de secours tienne le coup sur les pierres des chemins forestiers qui doivent nous mener vers notre camp. L. roulera à une vitesse d'escargot mais, la chance étant avec nous, nous arrivons sans problème au camp. Nous n'étions pas pour autant à la fin de nos surprises et émotions....

Après le repas du soir et après avoir observé les étoiles dans un ciel dégagé, nous étions occupés à discuter des carences de l'enseignement quand soudain un grand bruit  derrière les tentes, comme si quelqu'un s'était pris le pied dans une racine et reprenait son équilibre. Nous avons immédiatement braqué nos lampes vers l'endroit, mais rien ! Nous fouillâmes la zone de nos lampes, nous avançant même, mais toujours rien. Plus de manifestation cette fois. Qu'était-ce un visiteur nocturne ou une branche de pin morte tombant sur le sol ?

Demain, nous remballons définitivement...

15:21 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Peut-être un contact bref ? Y avait-il des empreintes dans la zone où s'est manifesté le bruit ?

Écrit par : Romain | 31/07/2007

difficile à digérer L'idée de votre expédition m'a tout d'abord remplis de joie. Ensuite, en lisant votre périple je me suis rendu compte que la préparation de l'expédition fût, disons quasi inexistante. Allez sur le terrain sans se renseigner sur la zone de recherche (dernières observations répertoriées ...) me semble hallucinant. Une expédition digne de ce nomn doit être préparée des mois voir des années à l'avance. De plus, la durée de cette expédition est bien trop restreinte !! Je suis désolé pour ces commentaires un peu dur car l'idée de base est fort louable mais je suis réellement déçu de voir que la méthodologie si bien décrite par le grand Bernard Heuvelmans ne soit pas appliquée. un expédition dans ces conditions ne pouvait se solder que par un échec. Celle-ci ressemble plus à un camping entre amis qu'à une réelle expédition scientifique, dommage !

Écrit par : boulogne julien | 14/08/2008

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