31/10/2009

Compte-rendu de Sasquatch 2009 (1)

Voici enfin la première partie de l'expédtion...

Introduction

 Mi-août nous sommes repartis pour quasiment un mois en Colombie Britannique.

La mise en place de cette expédition fut donc loin d’être facile.

Tout d’abord nos fidèles compagnons des expéditions précédentes déclarèrent forfait pour cette édition. Seul Philippe avait répondu favorablement.

Ensuite, initialement l’expédition était prévue pour les mois de mai-juin, mais elle dut être reportée parce que le seul de l’équipe susceptible de venir me rejoindre, Philippe COUDRAY, avait une série de travaux à terminer pour fin août et il lui était impossible de terminer plus tôt. Donc l’expédition fut reportée à août-septembre, mais finalement Philippe renoncera à venir lui aussi.

C’est donc seul que je prendrai l’avion pour Vancouver.

Malgré un passage par Heathrow (Londres) où les contrôles sont d’ordinaire assez contraignants bien qu’il semblerait que cette année ils se soient un peu allégés, le voyage se déroule sans problème et c’est en début d’après-midi que j’atterris à Vancouver. Quelques heures à attendre encore et j’embarque dans un bus qui doit m’emmener vers le lieu du rendez-vous où l’on doit venir me chercher.

C’est Debbie, la femme de Robert et deux de leurs enfants Joshua et Amelia qui viennent m’accueillir à la descente du bus. Des retrouvailles émouvantes après plus d’une année.

Nous voilà en route pour le site de l’expédition. Je sais déjà que ce ne sera pas au même endroit que l’année passée mais sans en être sûr j’ai peut-être une petite idée.

Nous arrivons à la nuit tombante dans un campground en pleine forêt.

L’endroit est sauvage et isolé, il n’y a aucune commodité sinon 2 cabines de toilettes mobiles qu’un camion vient vider une fois par semaine. Le lieu est entouré de forêts et une rivière (creek) cascade dans un vallon encaissé qu’elle a creusé au fil des millénaires. Au loin on entend des véhicules passer de temps à autre sur une route.

Cet endroit a été choisi pour la fréquence des manifestations de Bigfoot qui s’y produisent.

Il me faut planter la tente avant la nuit, car par expérience je sais que dresser dans l’obscurité n’est pas toujours une sinécure.

Mais voilà qu’un véhicule arrive, les phares trouant la nuit qui s’est à présent installée sur la forêt.

Robert et un de ses amis, Tom, en descendent. Les présentations se font.

Tom est un scientifique américain à la retraite, il est là depuis presque 2 semaines. Debbie et les enfants nous quittent et nous restons seuls à faire connaissance et à discuter.

Mais à 1h00 du matin, Robert m’annonce qu’ils ne passeront pas la nuit au camp et me laissent, un peu surpris et décontenancé, pour la nuit dans la caravane, caravane qui reste à demeure au camp.

Me voilà donc seul à passer la nuit dans un lieu que je ne connais pas et «entouré» de Bigfoots.

Ma première nuit se transformera-t-elle en une nuit d’épouvante car me reviennent à l’esprit des témoignages de Bigfoots s’«amusant» à secouer des caravanes en pleine nuit, terrorisant leurs occupants ?

Je me mets bien vite dans mon sac de couchage et heureusement je m’endors assez rapidement pour me réveiller vers 5h30 au lever du soleil.

Cette première nuit se passera sans aucun incident....

A partir d’ici je me limiterai à relater les incidents en relation supposée avec la présence du Bigfoot et passerai sous silence les événements n’intéressant pas notre sujet d’étude. De même je ne mettrai pas de renseignements permettant de localiser le lieu précis de nos travaux, pour des raisons évidentes.

Jeudi 20 août

Premier jour sur place, la journée sera belle. Je décide de préparer les instruments, ce que je n’avais pas eu l’occasion de faire la veille. Je pars ensuite faire une première reconnaissance des environs. Il est environ 8h30 du matin.

C’est ainsi que je découvre une jolie cascade à 100 m du camp où on accède par un sentier descendant vers une petite plage de graviers où l’eau bondissante forme un large bassin avant de poursuivre sa course à travers la forêt. Voilà un endroit qui invite à la baignade.

Soudain j’entends comme une pluie d’objets dans ma direction : mais on me canarde avec des pommes de pin !

L’agression semble provenir de dernière un châblis sur ma droite. Je m’approche et appelle, pas de réponse !...et la pluie de pommes de pin recommence. J’appelle à nouveau. Toujours pas de réponse et une nouvelle pluie. J’appelle encore et toujours pas de réponse...et pour cause : il s’agit n’y plus ni moins de deux pins gigantesques en hauteur qui lâchent leurs pommes de pins. Et celles-ci arrivant au sol rebondissent donnant l’illusion qu’elles sont lancées. Je constaterai d’ailleurs le même phénomène le jour suivant à la même heure. Je suis un peu déçu que ce ne fût un Bigfoot mais j’ai appris quelque chose et cela m’a permis de réfléchir...

Vers 11h10, j’entends ce qui semble être 2 coups violents dans la forêt, suivis de 2 autres. Il ne s’agit nullement de coups de feu tirés par une arme, ceux-ci font un son particulier facilement reconnaissable. Donc cela ne peut être que des «knocks», ces fameux coups sur les arbres qui signalent la présence d’un Bigfoot. Je commence à bien les connaître et reconnaître, Je n’ai pas oublié les aventures de l’année passée et surtout celle où lors du premier camp une nuit, à moins de 10 m de nous, il y eut ce violent coup sur le tronc d’un cèdre.

(A suivre)

01:27 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |