05/11/2009

Sasquatch 2009 : Les premiers événements

Vendredi 21 août

Cet après-midi je suis parti explorer la forêt qui longe l’aval de la creek, futaie de pins bien dégagée.

Je suis un étroit sentier dans des endroits parfois très isolés et très paisibles pour arriver enfin aux grottes, endroit qui pourrait largement convenir à un ours ou un sasquatch. Devant y entrer à quatre pattes je prends la décision de ne pas m’y risquer. Je ne trouve aucune trace d’ours ou de sasquatch aux alentours. Au bout de quelques centaines de mètres parmi les pins géants, je m’aventure à longer la rivière qui gronde dans un lit très étroit 3 m en contrebas, entre des rochers abrupts. Tout est calme à part les cris des écureuils. L’endroit est d’une grande beauté parmi les arbres géants, endroit propice pour une rencontre...qui n'aura pas lieu.

Je sors enfin de ce paradis sur le chemin qui mène au camp mais je décide de poursuivre sur un autre chemin.

Au bout de quelques mètres je découvre un premier excrément, segmenté. Plus loin un autre contenant une grande griffe de loup. Incontestablement il s’agit chaque fois d’un carnivore et plus que probablement un lynx.

Soudain à ma droite, j’entends un sacré charivari dans la direction d’une colline située en plein bois, comme des bois qu’on transporte et entre-choque. Il y a du vent mais ce n’est pas un bruit de fûts d’arbres qui se cognent, le boucan est trop fort pour que cela corresponde à la force du vent à ces moments-là.

J’aimerais aller voir ce que c’est, mais la traversée de la zone boisée n’ai pas aisée, je me ferais repérer rapidement par le bruit de mes pas dans les végétaux et puis je ne vois pas comment aborder le rocher facilement. Je reste sur le chemin et tente d’enregistrer avec le micro de ma caméra, bien que je sache qu’il y a de grandes chances que sa portée ne soit pas assez puissante. Je n’ai pas pris le Nagra car les deux appareils - caméra, nagra plus micro - sont encombrants et difficiles à manier ensemble (c’est ici que je regrette que Philippe ne soit pas venu). Au bout de plusieurs minutes le boucan s’arrête.

Je continue ma route. La pente est assez raide et je traverse une zone assez obscure. A ma gauche il y a un coupe-feu avec la ligne à haute-tension qui le traverse. Le chemin sort du bois pour serpenter un moment dans le coupe-feu et s’y replonger. Je marque ma route pour le retrouver si jamais je musarde dans les sentiers.

Quelques minutes plus tard, j’entends soudain provenant d’un fourré à ma droite un «groaw» grave. Je m’arrête et hésite entre aller-voir et revenir-sur-mes-pas. «Oh! ça va ! Ok, ok, je recule» dis-je, m’adressant à l’auteur du grognement et décide donc de ne pas aller voir qui je dérange. Et alors il y a comme un gros animal qui fouaille derrière le buisson. Je vais m’asseoir sur le «trail» à une ou deux dizaines de mètres. Le bruit cesse et au bout de quelques minutes je me décide à me lever et à aller voir. Rien, je ne découvre rien et je n’ai rien vu sortir du lieu ni entendu l’auteur de ces manifestations s’éloigner dans la végétation.

Qu’était-ce ? un loup ou un Sasquatch ?

Un ours noir me semble peut probable car je n’ai pas repéré de traces d’une présence ursine (d’ailleurs je ne trouverai aucune trace d’ours dans cette partie de la forêt durant tout mon séjour) : ni empreintes ni crottes; or d’habitude là où il y a des ours, ils ne se privent pas de laisser des indices de leurs passages.

Le jour avançant, je décide de rentrer au camp.

Samedi 22/08

Aujourd’hui, avec l’aide du fils aîné de notre ami canadien et un rouleau de chaterton, je décide d’inventer un petit montage qui me permettra d’utiliser et le micro du Nagra et la caméra en même temps : je fixe micro et caméra sur le monopode avec le ruban adhésif. Je pars, accompagné du gamin, tester le «truc» sur le même chemin qu’hier, mais nous rentrons bredouilles.

Ce soir nous partons en groupe faire un affût.

A la nuit tombée nous embarquons dans les voitures. Je prends place avec Debbie, ses 2 fils et Kim, une Américaine venue passer le w-e. Dans l’autre voiture, Robert, sa fille et Tom.

Arrivés à destination nous nous séparons en plusieurs groupes. Robert, Tom et Amélia resteront d’abord près des voitures. Debbie, Kim, Joshua ainsi que Jordan, l’hybride de chien et de loup, partent devant alors que je vais les suivre à distance respectueuse en compagnie de Thomas. Il fait maintenant quasiment nuit noir dans les bois. Le but de la manoeuvre est d’enregister ce qui se passe si les femmes sont approchées par un Sasquatch, mais sans intervenir. Elles sont équipées d’un micro que porte Kim, et moi j’ai mon montage spécial.

On n’y voit plus à 5 mètres maintenant sous les frondaisons des grands conifères et pas un oiseau, pas un insectes à entendre : c’est le silence le plus total. Nous progressons à la lumière rouge de nos lampes frontales. Nous y voyons tellement peu que nous buttons, Thomas et moi, au bout de quelques centaines de mètres sur les femmes qui se sont arrêtées.

Après un moment de repos, nous repartons à travers bois.

Cette fois nous nous arrêtons, les deux femmes, Thomas et moi ainsi que Jordan.

Nous nous installons autour d’une table de pique-nique. Robert me demande par radio de pousser mon fameux cris de Bigfoot. Je m’exécute et troue le silence absolu de la nuit par ce cri qui avait obtenu un cri puissant comme réponse l’année précédente, mais cette fois rien ! Ni à ce cri ni au suivant. Au bout d’une demi-heure nous rentrons aux voitures et au camp.

Dimanche 23/09

Debbie et les enfants ont passé la nuit au camp.

Selon cette dernièree, il y a eu des hurlements vers 05h30 et elle dit avoir entendu marcher autour des tentes. Je ne peux confirmer ou infirmer l’information car je dormais dans la mienne, juste en face de la leur. Par contre, plus tôt dans la nuit, vers 1h30, j’ai entendu bouger à côté de ma tente la bâche qui protège de la pluie mon matériel et cache le microphone (était-ce le vent ou un animal ?). J’ai aussi eu l’impression qu’on marchait dans le camp. A ce moment-là j’étais bien éveillé car je mettais en ordre mon journal.

Dans la journée ma promenade dans les bois fut plutôt enrichissante.

arbres pliés

 

arbres pliés (détails)

J’ai en effet découvert sur un plateau rocheux plusieurs «tipis» et ce qui semble être un atelier de débitage. J’y ai aussi trouvé l’empreinte d’un pied adulte (49/23 cm) et celle d’un enfant (28/13 cm, largeur de talon 8 cm). En quittant le plateau en contre-bas de ce dernier je tombe sur une sorte d’abri, suffisamment grand pour y coucher un ours ou un sasquatch.

Croix-tipi

Cet abri avait un toit de branches de pin, de mousse et de divers «détritus» végétaux. Il cachait un petit marais en phase d’asséchement. Je n’y ai rien trouvé si ce n’est un petit tas de pierres. Il serait bon d’y placer une caméra pour voir si celui-ci est occupé, mais je n’en ai pas car c’est Philippe qui doit me l’amener.

La Hutte

 

(A suivre)

01:53 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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