28/11/2009

Nous ne sommes pas seuls

Mardi 01 septembre

Après une excursion dans les environs où je n’ai rien vu de suspect, je suis allé contrôler les abricots.

Quelqu’un était venu : certains abricots étaient partis et d’autres avaient été entamés et ouverts en deux.

Je suis retourné contrôler le soir : ils avaient tous disparus !!

Bon ! On va passer à la vitesse supérieure ! Il faudra un fruit plus gros : un melon par exemple !

Jeudi 03/09

J’ai placé un melon de Cavaillon à l’endroit habituel.

Dimanche 06/09

Le melon placé jeudi a disparu lui aussi. Par contre les 3 prunes que j’avais négligemment abandonnées sur la table de pique-nique près de la caravane sont toujours là, malgré la présence de corbeaux et d’écureuils et le fait que j’ai été absent du camp hier et une partie de la journée d’aujourd’hui. Donc nous pouvons conclure que le voleur des abricots a peu de chance d’être ces deux derniers animaux.

Je vais encore monter en puissance et cette fois me fendre du prix d’une pastèque. Là aucun animal reconnu peuplant ce lieu ne pourra s’en emparer.

Lundi 07/09

Il se pourrait que j’eusse trouvé des empreintes de Bigfoot auprès de la caravane, mais la qualité en est trop médiocre pour en être sûr.

Mardi 08/09

J’ai acheté une grosse pastèque et l’ai mise à l’endroit habituel.

Mercredi 09/09

Il a plu toute la nuit et la pluie n’a cessé qu’à 10h du matin.

Je constate aussi la disparition d’une partie des pinces à linge accrochées au fil de nylon que j’ai tendu entre deux arbres.

Vers 12h, j’ai entendu un craquement provenant de derrière la caravane, mais un couple avec un labrador à pris cette direction peu avant...

Une demi-heure plus tard, deux craquements de branches et un cri comme celui d’un gorille. Il est bref et provient de derrière la caravane, peut-être de l’autre rive de la creek, du côté de la pinède.

En début d’après-midi, je décide de me rendre dans la forêt, de l’autre côté de la route principale, là où j’ai trouvé le plateau rocheux aux constructions, l’empreinte de l’enfant et l’antre.

Je m’enfonce donc vers le plateau rocheux et après une montée, je découvre des constructions que je filme, je décide ensuite de poursuivre vers la gauche en longeant le flanc d’une vallée en contrebas.

Au bout de quelques centaines de mètres voilà que j’entends devant moi comme si on agitait des branches et que l’on faisait un travail. Je tente de m’approcher, avec des interruptions où je m’assois pour écouter; mais il n’est pas facile de progresser silencieusement, surtout que des écureuils sont toujours là pour donner l’alerte.

Je me dirige vers un des lieux où j’entends du mouvement, derrière un énorme cèdre et là je vois surgir un écureuil affairé. Est-ce lui l’auteur de tout ce chahut ?

Mais plus loin devant moi, ainsi que sur ma droite j’entends encore du chahut...et lors de mes temps de pause, je peux voir des écureuils aller et venir. Je me dirige vers le chahut devant moi, celui de droite ayant cessé.

Il me faut escalader un escarpement entre les cèdres, vers un bouquet de boulots et de pins. Arrivé à l’endroit d’où venait le charivari, je ne trouve qu’une construction légère (un jeune ?) et tout bruit a cesseé. Je vais m’asseoir un long moment sur une pente déboisée et écouter en silence, mais toute activité semble avoir cessé et au bout d’une ½ heure j’entame la descente vers la vallée qui me guidera vers la route et le camp (je calque la direction de ma progresseion sur le son d’une cascade pour repérer la creek).

 Je suis dans une certaine confusion : ces mouvements bruyants sont-ils l’oeuvre d’écureuils ou de jeunes Saquatches ? Cela mérite approfondissement.

Mais l’incident le plus marquant sera une série de «knocks» en fin d’après-midi. Le premier viendra de la direction du chemin principal menant au camp, vers la droite. Il obtiendra une réponse provenant de la gauche qui elle-même obtiendra une réponse du premier émetteur. Il est entre 17h12 et 17h19.

A 17h35, un nouveau «knock» vers la droite et du même endroit que lors de la première série. Une réponse identique une minute plus tard à laquelle il sera répondu une minute plus tard encore.

Nous avons donc eu 6 «knocks» en l’espace d’une demi-heure.

Vendredi 11/09

Je pars en exploration vers le plateau rocheux dans la forêt. C’est de là que provenait les «knocks» d’hier.

Le contournant vers la gauche j’avise une construction que j’avais antérieurement filmée et un peu plus loin une autre que je ne me souvenais pas avoir vue auparavant. Je m’arrête pour la filmer et soudain j’entends des pas qui s’éloignent calmemement et prudemment vers ma gauche mais je n’aperçois pas l’auteur, ma caméra tourne mais je doute qu’elle puisse enregistrer quelque chose. Je me dirige vers l’endroit mais il m’est impossible d’y accéder aisément en raison de la végétation et j’abandonne, jugeant l’entreprise inutile.

Pour moi il s’agissait clairement de pas produits par un bipède, comme quelqu’un qui marche avec précaution.

Samedi 12/9

Aujourd’hui c’est le jour du départ pour moi. Je vais quitter le camp ce soir pour rejoindre demain un ami que je n’ai plus vu depuis longtemps et qui habite sur une des nombreuses île du golfe séparant le continent de l’île de Vancouver.

Mais auparavant je vais examiner l'arrière de la caravane, zone proche que je n'ai pourtant jamais explorée.

Un sentier étroit monte de la creek vers la caravane et s'arrête à quelques mètres en contre-bas derrière un gros tronc abattu d'où l'on peut aisément observer ce qui se passe dans le camp. Je découvre sur le sentier un champignon fraîchement retourné et les signes de passages fréquents. Je suis tout à fait sûr qu'il ne s'agit d'aucun de nous : je n'ai jamais été dans cette zone auparavant et notre collègue canadien avec ses 130 kgs (ou pas loin) serait totalement incapable de remonter le sentier de la creek vers le camp.

Je passerai la nuit chez Rob.

Conclusion :

Je peux estimer être globalement satisfait de Sasquatch 2009, mais je regrette que Philippe n'ait pas pu venir et que de ce fait je n'ai pu bénéficier du nouveau piège optique : nous aurions peut-être pu savoir qui venait chercher les fruits laissés en offrande.

Maintenant nous allons devoir penser à la prochaine expédition, l'année prochaine.

C’est ainsi que s’achève «Sasquatch 2009»

00:10 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/11/2009

Les Survivants de l'Impossible

Afffiche colloque 2010 pour site

Loup de Tasmanie, Mammouth, Moa,...voilà des noms qui font rêver car ces animaux ont disparu de la surface de la Terre...

Enfin ! c’est ce que disent la plupart des scientifiques, mais s’ils se trompaient et si certains d’entre eux n’avaient pas totalement disparu ? Qu’en penser ?

Des scientifiques et des chercheurs qui, eux, croient en la possibilité de cette survivance pour certains d'entre eux viendront en débattre avec le public lors du 9e Colloque Européen de Cryptozoologie, le w-e du 17 au 18 avril 2010 à 6663 Engreux (Ardenne belge)  (Notez ces dates !!!). 

Y participera notamment le Pr. Franco Tassi, ex-directeur du Parc Naturel des Abruzzes et actuellement directeur du centre d'études écologiques des Apennins (Italie) .

Si vous le désirez vous pouvez vous pré-inscrire (cela ne vous engage en rien) et recevoir le programme en exclusivité; envoyez-nous un petit mot sur

abepar[arobase]ymail.com

Et surtout n'oubliez pas de faire passer le message à votre entourage (amis, voisins, forums, revues, websites, etc...), que vous vous sentiez concerné ou non.

23:24 Écrit par Expedition Leader dans anthropologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/11/2009

Sasquatch 2009 : des knocks et des fruits

Lundi 24/08

Vers 11h50 du matin j’entends un knock contre un arbre et vers 17h un cri dans le lointain qui se rapproche mais je ne pourrais affirmer qu’il y ait un rapport quelconque avec Bigfoot et qu'il ne s’agissait pas d’un moteur.

Mardi 25/08

Ce matin j’ai décidé d’aller explorer la zone qui se situe au-delà de la creek, au sud du camp.

Arrivé sur un promontoire rocheux j’ai une vue superbe sur une pinède de jeunes pins de 3 m de haut maximum.

Il y a du vent et un léger crachin par intermittence. Je m’assois le dos appuyé à un rocher. J’entends des quads et des voix humaines sur une route que je ne vois pas à quelque 300 m devant moi. Soudain j’entends un puissant sifflement sur ma gauche que j’estime à 50 m dans la pinède, qui se répète plusieurs fois, il me paraît plus puissant que ce qu’un humain pourrait produire. Il ne semble pas se mouvoir alors que les moteurs semblent bouger et s’éloigner. J’ai pu en faire un enregistrement.

Je décide de traverser la pinède : pas évident dans l’épaisseur du sous-bois et entre les branches des pins. On n’y voit pas à plus d’un mètre et le risque est réel de se retrouver nez-à-nez avec un sasquatch ou, ce qui serait peut-être pire, un ours.

Avant d’arriver sur une route asphaltée, je débouche ainsi sur un ancien chemin de terre où je découvre des empreintes ayant vaguement une forme humaine et des excréments d’ours un peu plus loin.

Il est à rappeler, comme je l’ai dit plus haut, que durant tout le temps que j’ai passé dans les bois je n’ai jamais rencontré de signes de présence d’ours dans la zone autour du camp et au nord, à l’est et à l’ouest de celui-ci : cela semble confirmer que là où il y a présence de Bigfoot, il y a absence d’ours. Ce n’est qu'APRES la pinède que j’ai trouvé des traces d’ours. J’ai pu faire la même constatation l’année passée : l’absence totale de signes de présence d’ours dans certaines zones alors que dans d’autres il est bien présent, présence confirmée par de nombreux excréments, des empreintes et l’observation directe du plantigrade (5 au cours d’une même journée !).

Mercredi 26/08

Rob passe la nuit avec moi dans la caravane

A 01h15, dans un demi-sommeil j’ai l’impression que quelque chose se déplace autour de la caravane. J’appelle Rob qui dort à l’autre bout : «Tu entends, tu entends ?» J’ai l’impression qu’il dort et je commence un peu à paniquer dans mon demi-sommeil. Finalement il bouge : «oui! "il" est autour de la caravane. Je t’ai appelé mais tu ne répondais pas».

Jeudi 28/08

Cette nuit j’ai entendu à côté du hululement d’une chouette rayée et de hurlements de loups d’autres hurlements non-identifiés.

Ce matin, Robert dit avoir entendu comme 2 pierres qu’on entre-choque, ce qui est un des types de sons qu’émet le Bigfoot.

La pomme qu’il y a deux jours j’avais placée dans un bol en plastique au pied d’un arbre a disparu, or elle était encore là hier soir. Qui l’a prise ? Un corbeau, un écureuil (ça me semble gros pour ses capacités), un raton-laveur ou un Sasquatch ? Comme il n’y a pas d’ours dans dans le secteur, ce candidat est à exclure. Je ne trouve aucune empreinte dans les environs immédiates.

En fin de journée Robert, Zoran (qui passe le w-e au camp avec sa femme) et moi décidons de prendre une des 4x4 et de nous rendre vers un marais à travers une partie de la forêt plutôt sinistre et dans laquelle je n’aimerais pas être surpris seul par la tombée de la nuit.

Vers 17h45, nous arrêtons la voiture aux abords d'un marais et Rob me demande de lancer ma fameuse imitation du cri de sasquatch et....un coup violent contre un tronc d’arbre y répond à environ 700 m de l’endroit où nous nous tenons, de l’autre côté du marais ! Pas de doute, un sasquatch !

La Jeep noire

 

Je relance le cri une seconde fois... une nouvelle réponse !

Cette fois nous y répondons non pas par un nouveau cri mais par un coup sur un tronc. Une réponse similaire aux deux premières...Ce dialogue va durer quelque 20 minutes et pas moins de 18 coups répondront aux nôtres. Nous aurons même l’impression que l’émetteur se déplacera à plusieurs reprises mais toujours dans un périmètre restreint.

Hélas ! Je n’avais pas emporté l’enregistreur Nagra et le micro-fusil, et le micro de ma caméra semble trop peu performant car je n’aurai rien perçu lors de la réécoute, une fois rentré au camp.

Demain nous reviendrons avec, cette fois, le Nagra et le micro-fusil.

Au retour nous avons constaté qu’un tronc barrait la route, tronc qui ne s’y trouvait pas quelques jours plus tôt. Nous le déplaçons pour passer avec le 4X4. J’ai peut-être aussi trouvé une empreinte de pied, mais elle n’est pas assez nette et trop vieille pour en être sûr.

De retour au camp, la femme de Zoran prétend qu’elle a entendu 5 coups (knocks). Il ne s’agit certainement pas du même individu que celui avec lequel nous avons dialogué.

Samedi 29/08

Nous retournons à l’emplacement d’hier et comme hier en fin de soirée. Je relance mon cri mais, cette fois, n’obtient aucune réponse. Nous essayons en frappant le tronc d’un arbre, en vain. Nous rentrons déçus.

Je dépose 5 tranches de pain et une banane mûre dans le bol au pied de l’arbre.

Dimanche 30/08

Cette après-midi, vers 18h, je décide d’aller faire un tour sur la route principale, non loin du camp. J’y laisse Robert et Zoran.

Je suis occupé à filmer des écureuils lorsque retentit un violent «knock» dans mon dos à quelques centaines de mètres, suivis quelques secondes après d’un second.

Viendraient-ils du camp ? Non. D’abord la puissance du son m’indique que l’auteur a une très grande force, j’ai fait des tests et en y mettant toute ma force je n’obtiens pas cette puissance, ensuite, si je me positionne dans le sens de la route sur laquelle je progresse, le camp se trouve à 4h ou 5h, alors que les coups proviennent de 1h ou 2 h. Donc ils ne proviennent pas du camp.

J’enclanche ma caméra dans l’espoir que le micro pourra prendre le son au cas où il y aurait de nouveaux «knocks»...et c’est le cas ! Un total de 6 «knocks» seront frappés en 1/4 d'heure en provenance de la forêt.

Rentré au camp, Rob et Zoran confirment qu’ils ont aussi entendu et que ce n’est effectivement pas eux les auteurs.

En passant, j’en ai profité également pour jeter un coup d’oeil sur l’assiette à offrande : 3 tranches de pain ont été proprement enlevées de l’assiette, deux tranches et la banane sont restées là où je les ai placées et sans qu'on y ait touché. Rien n'a été dérangé dans la disposition initiale!

Là, on commence à ne plus parler de raton-laveur ou de corbeau.

Cette nuit, je décide de la passer dans la voiture qui fait face au camp et de laquelle j’ai une vue sur les tentes.

Vers 2h, alors que je me suis assoupi, Rob vient me réveiller un peu excité : «Tu n’entends pas ?! On lance des pierres sur la table !» Non, je n’ai pas entendu. Je remarque au cours de ma veille une difficulté : l’impossibilité pour mon amplificateur de lumière de fonctionner à travers les vitres teintées de la voiture quand la nuit est au plus sombre. J’ai placé le micro dehors mais il ne prendra rien de spécial.

Le lendemain, je vais voir la table dressée entre les tentes et à une dizaine de mètres de l’assiette aux offrandes. Pas de pierres sur celle-ci, aux abords immédiats ou sur les chaises de toile, par contre je remarque des taches brunes et collantes sur la table, or j’ai nettoyé la table la veille. Ces taches proviennent du pin dont les branches surplombent en partie la table. A certains moments les arbres et particulièrement les conifères «transpirent» de là l’origine de ces taches. J’explique à Robert que pour moi ses lancés de pierres ne sont autres que le bruit des gouttes tombant sur la table. Il a du mal à croire en mon explication et semble apprendre qu’un arbre peut «transpirer», explication qui pourtant est la seule logique dans ce cas.

Lundi 31 août

Je constate au matin que les 2 tranches de pain et la banane ont à leur tour disparu, sans que rien n'ait été dérangé. Je les remplace par des abricots.

Aujourd’hui, je déménage définitivement dans la caravane.

(A suivre)

02:15 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/11/2009

Sasquatch 2009 : Les premiers événements

Vendredi 21 août

Cet après-midi je suis parti explorer la forêt qui longe l’aval de la creek, futaie de pins bien dégagée.

Je suis un étroit sentier dans des endroits parfois très isolés et très paisibles pour arriver enfin aux grottes, endroit qui pourrait largement convenir à un ours ou un sasquatch. Devant y entrer à quatre pattes je prends la décision de ne pas m’y risquer. Je ne trouve aucune trace d’ours ou de sasquatch aux alentours. Au bout de quelques centaines de mètres parmi les pins géants, je m’aventure à longer la rivière qui gronde dans un lit très étroit 3 m en contrebas, entre des rochers abrupts. Tout est calme à part les cris des écureuils. L’endroit est d’une grande beauté parmi les arbres géants, endroit propice pour une rencontre...qui n'aura pas lieu.

Je sors enfin de ce paradis sur le chemin qui mène au camp mais je décide de poursuivre sur un autre chemin.

Au bout de quelques mètres je découvre un premier excrément, segmenté. Plus loin un autre contenant une grande griffe de loup. Incontestablement il s’agit chaque fois d’un carnivore et plus que probablement un lynx.

Soudain à ma droite, j’entends un sacré charivari dans la direction d’une colline située en plein bois, comme des bois qu’on transporte et entre-choque. Il y a du vent mais ce n’est pas un bruit de fûts d’arbres qui se cognent, le boucan est trop fort pour que cela corresponde à la force du vent à ces moments-là.

J’aimerais aller voir ce que c’est, mais la traversée de la zone boisée n’ai pas aisée, je me ferais repérer rapidement par le bruit de mes pas dans les végétaux et puis je ne vois pas comment aborder le rocher facilement. Je reste sur le chemin et tente d’enregistrer avec le micro de ma caméra, bien que je sache qu’il y a de grandes chances que sa portée ne soit pas assez puissante. Je n’ai pas pris le Nagra car les deux appareils - caméra, nagra plus micro - sont encombrants et difficiles à manier ensemble (c’est ici que je regrette que Philippe ne soit pas venu). Au bout de plusieurs minutes le boucan s’arrête.

Je continue ma route. La pente est assez raide et je traverse une zone assez obscure. A ma gauche il y a un coupe-feu avec la ligne à haute-tension qui le traverse. Le chemin sort du bois pour serpenter un moment dans le coupe-feu et s’y replonger. Je marque ma route pour le retrouver si jamais je musarde dans les sentiers.

Quelques minutes plus tard, j’entends soudain provenant d’un fourré à ma droite un «groaw» grave. Je m’arrête et hésite entre aller-voir et revenir-sur-mes-pas. «Oh! ça va ! Ok, ok, je recule» dis-je, m’adressant à l’auteur du grognement et décide donc de ne pas aller voir qui je dérange. Et alors il y a comme un gros animal qui fouaille derrière le buisson. Je vais m’asseoir sur le «trail» à une ou deux dizaines de mètres. Le bruit cesse et au bout de quelques minutes je me décide à me lever et à aller voir. Rien, je ne découvre rien et je n’ai rien vu sortir du lieu ni entendu l’auteur de ces manifestations s’éloigner dans la végétation.

Qu’était-ce ? un loup ou un Sasquatch ?

Un ours noir me semble peut probable car je n’ai pas repéré de traces d’une présence ursine (d’ailleurs je ne trouverai aucune trace d’ours dans cette partie de la forêt durant tout mon séjour) : ni empreintes ni crottes; or d’habitude là où il y a des ours, ils ne se privent pas de laisser des indices de leurs passages.

Le jour avançant, je décide de rentrer au camp.

Samedi 22/08

Aujourd’hui, avec l’aide du fils aîné de notre ami canadien et un rouleau de chaterton, je décide d’inventer un petit montage qui me permettra d’utiliser et le micro du Nagra et la caméra en même temps : je fixe micro et caméra sur le monopode avec le ruban adhésif. Je pars, accompagné du gamin, tester le «truc» sur le même chemin qu’hier, mais nous rentrons bredouilles.

Ce soir nous partons en groupe faire un affût.

A la nuit tombée nous embarquons dans les voitures. Je prends place avec Debbie, ses 2 fils et Kim, une Américaine venue passer le w-e. Dans l’autre voiture, Robert, sa fille et Tom.

Arrivés à destination nous nous séparons en plusieurs groupes. Robert, Tom et Amélia resteront d’abord près des voitures. Debbie, Kim, Joshua ainsi que Jordan, l’hybride de chien et de loup, partent devant alors que je vais les suivre à distance respectueuse en compagnie de Thomas. Il fait maintenant quasiment nuit noir dans les bois. Le but de la manoeuvre est d’enregister ce qui se passe si les femmes sont approchées par un Sasquatch, mais sans intervenir. Elles sont équipées d’un micro que porte Kim, et moi j’ai mon montage spécial.

On n’y voit plus à 5 mètres maintenant sous les frondaisons des grands conifères et pas un oiseau, pas un insectes à entendre : c’est le silence le plus total. Nous progressons à la lumière rouge de nos lampes frontales. Nous y voyons tellement peu que nous buttons, Thomas et moi, au bout de quelques centaines de mètres sur les femmes qui se sont arrêtées.

Après un moment de repos, nous repartons à travers bois.

Cette fois nous nous arrêtons, les deux femmes, Thomas et moi ainsi que Jordan.

Nous nous installons autour d’une table de pique-nique. Robert me demande par radio de pousser mon fameux cris de Bigfoot. Je m’exécute et troue le silence absolu de la nuit par ce cri qui avait obtenu un cri puissant comme réponse l’année précédente, mais cette fois rien ! Ni à ce cri ni au suivant. Au bout d’une demi-heure nous rentrons aux voitures et au camp.

Dimanche 23/09

Debbie et les enfants ont passé la nuit au camp.

Selon cette dernièree, il y a eu des hurlements vers 05h30 et elle dit avoir entendu marcher autour des tentes. Je ne peux confirmer ou infirmer l’information car je dormais dans la mienne, juste en face de la leur. Par contre, plus tôt dans la nuit, vers 1h30, j’ai entendu bouger à côté de ma tente la bâche qui protège de la pluie mon matériel et cache le microphone (était-ce le vent ou un animal ?). J’ai aussi eu l’impression qu’on marchait dans le camp. A ce moment-là j’étais bien éveillé car je mettais en ordre mon journal.

Dans la journée ma promenade dans les bois fut plutôt enrichissante.

arbres pliés

 

arbres pliés (détails)

J’ai en effet découvert sur un plateau rocheux plusieurs «tipis» et ce qui semble être un atelier de débitage. J’y ai aussi trouvé l’empreinte d’un pied adulte (49/23 cm) et celle d’un enfant (28/13 cm, largeur de talon 8 cm). En quittant le plateau en contre-bas de ce dernier je tombe sur une sorte d’abri, suffisamment grand pour y coucher un ours ou un sasquatch.

Croix-tipi

Cet abri avait un toit de branches de pin, de mousse et de divers «détritus» végétaux. Il cachait un petit marais en phase d’asséchement. Je n’y ai rien trouvé si ce n’est un petit tas de pierres. Il serait bon d’y placer une caméra pour voir si celui-ci est occupé, mais je n’en ai pas car c’est Philippe qui doit me l’amener.

La Hutte

 

(A suivre)

01:53 Écrit par Expedition Leader dans cryptozoologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |